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Guide de l'employeur - Les retenues sur la paie et les versements

T4001(F) Rév. 11

Si vous avez une déficience visuelle, vous pouvez obtenir nos publications en braille, en gros caractères, en texte électronique (CD ou disquette) ou en format MP3. Pour en savoir plus, allez à À propos des médias substituts ou composez le 1-800-959-3376.


Table des matières



Ce guide s'adresse-t-il à vous?

Utilisez ce guide si vous êtes :

  • un employeur;
  • un fiduciaire;
  • un payeur d'autres revenus liés à l'emploi;
  • un exécuteur, liquidateur, administrateur de successions, ou administrateur de sociétés.

Pour en savoir plus sur les chauffeurs de taxi et d’autres véhicules de transport de passagers, coiffeurs pour hommes et dames, lisez lisez Chapitre 7.

N’utilisez pas ce guide si vous êtes un travailleur autonome et que vous avez besoin d’être couvert par le Régime de pension du Canada (RPC) ou l’assurance-emploi (AE). Pour en savoir plus, consultez le Guide général d’impôt et de prestations.

Quoi de neuf?

Taux courants disponibles sur le site Web de l’ARC

Ce guide a été publié avant que les taux de cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC) et à l’assurance emploi (AE) pour l’année 2012 soient disponibles. Pour obtenir les taux et maximums courants pour 2012, consultez l’édition de janvier de la publication T4032, Tables de retenues sur la paie de janvier, ou allez à Retenues sur la paie.

Changements apportés à la déclaration des gains assurables

À compter du 1er janvier 2012 (pour l’année d’imposition 2011), il faudra remplir la case 24, « Gains assurables d’AE » sur le feuillet de renseignements T4 en tout temps. Pour en savoir plus, consultez le guide RC4120, Guide de l’employeur – Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire.

Réforme du RPC

Les modifications au RPC en 2012 touchent les employés qui sont âgés d’au moins 60 ans mais de moins de 70, qui travaillent et qui reçoivent une pension de retraite du RPC ou du RRQ.

À compter du 1er janvier 2012, vous devrez continuer à retenir des cotisations au RPC des gains ouvrant droit à pension que vous payez à tous les employés qui reçoivent actuellement une pension de retraite du RPC/RRQ et qui sont :

  • âgés de 60 à 65 ans même si vous ne retenez pas actuellement des cotisations au RPC de la rémunération de l’employé en 2011;
  • âgés d’au moins 65 ans mais de moins de 70 et qui ne vous ont pas remis un formulaire dûment rempli pour cesser de verser des cotisations au RPC de leur rémunération.

Pour en savoir plus, consultez les pages 2 à 2, et le formulaire CPT30, Choix de cesser de verser des cotisations au Régime de pensions du Canada, ou révocation d’un choix antérieur.

Changements apportés à la déclaration des gains ouvrant droit à pension

À compter du 1er janvier 2012 (pour l’année d’imposition 2011), il faudra remplir la case 26, « Gains ouvrant droit à pension – RPC/RRQ » sur le feuillet de renseignements T4 en tout temps. Pour en savoir plus, consultez le guide RC4120, Guide de l’employeur – Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire.

Les pompiers volontaires

L'exemption accordée aux pompiers volontaires (jusqu'à 1 000 $) devra maintenant être déclarée en utilisant le code 87 dans la section « Autres renseignements » du feuillet T4.

Tables de retenues sur la paie (T4032)

À compter de janvier 2012, vous pourrez consulter la publication T4032, Tables de retenues sur la paie, sur CD à partir d’un ordinateur, avec ou sans Internet. Vous pouvez en commander une copie à Pour obtenir des formulaires et des publications ou en composant le 1-800-959-3376.

Les copies papier sont toujours offertes aux employeurs qui n’utilisent pas d'ordinateur. Pour obtenir une copie papier, téléphonez-nous au 1-800-959-3376.

Dates d'échéance des versements

Pour obtenir des renseignements sur les genres de versements et sur la façon de les effectuer, lisez le chapitre 8.

Pour en savoir plus sur les méthodes de versements, lisez le Méthodes de versements.

Nouveaux versements ou versements réguliers

Nous devons recevoir vos retenues au plus tard le 15 du mois suivant le mois où vous les avez faites. Si la date d'échéance tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, votre versement est dû le jour ouvrable suivant. Pour consulter la liste des jours fériés, allez à Jours fériés.

Versements trimestriels

Si vous avez le droit de faire des versements trimestriels, nous devons recevoir vos retenues au plus tard le 15 du mois qui suit immédiatement la fin de chaque trimestre. Les trimestres se répartissent comme suit :

  • de janvier à mars;
  • d'avril à juin;
  • de juillet à septembre; et
  • d'octobre à décembre.

Les dates d'échéances sont  le 15 avril, le 15 juillet, le 15 octobre et le 15 janvier.

Versements accélérés

Seuil 1 (retenues mensuelles moyennes entre 15 000 $ et 49 999,99 $)

Nous devons recevoir vos retenues dans les délais suivants :

  • au plus tard le 25 du même mois, dans le cas d'une rémunération versée avant le 16 de ce mois;
  • au plus tard le 10 du mois suivant, dans le cas d'une rémunération versée après le 15 du mois, mais avant le 1er du mois suivant.

Seuil 2 (retenues mensuelles moyennes de 50 000 $ ou plus)

En tant qu'auteur de versements du seuil 2, vous devez verser vos retenues à une institution financière canadienne. Nous devons recevoir vos retenues de votre institution financière canadienne dans les trois jours ouvrables suivant le dernier jour des périodes suivantes :

  • du 1er au 7e jour du mois inclusivement;
  • du 8e au 14e jour du mois inclusivement;
  • du 15e au 21e jour du mois inclusivement;
  • du 22e au dernier jour du mois inclusivement.

Les paiements de retenues à la source versés directement à l’Agence du revenu du Canada (ARC) le jour précédant la date d'échéance seront considérés comme ayant été effectués à une institution financière canadienne, et aucune pénalité ne sera appliquée.

Les paiements effectués à la date d'échéance, mais non à une institution financière canadienne, seront sujets à une pénalité de 3 % du montant dû.

Tous les paiements effectués après la date d'échéance seront sujets à un taux de pénalité progressive. Lisez les détails à la section intitulée Pénalités et intérêts.

Voir les exigences de versements

Vous pouvez voir vos exigences de versements en allant à :



Chapitre 1 - Renseignements généraux

Devez-vous vous inscrire pour obtenir un compte de retenues sur la paie?

Vous devez vous inscrire si vous êtes dans une des situations suivantes :

  • vous versez des salaires ou traitements;
  • vous versez des pourboires et gratifications;
  • vous versez des primes et des paies de vacances;
  • vous offrez à vos employés des avantages et allocations;
  • vous devez déclarer, retenir et verser des montants se rapportant à d'autres genres de revenus, comme une pension ou rente de retraite.

Si vous avez besoin d’un compte de retenues sur la paie et que vous possédez déjà un numéro d’entreprise (NE), il faut simplement ajouter un compte de retenues sur la paie à votre NE existant. Si vous n’avez pas de NE, vous devez en demander un et vous inscrire avant la date d’échéance de votre premier versement.

Pour en savoir plus sur le NE et les comptes de l’Agence du Revenu du Canada (ARC) ou pour vous inscrire par Internet, allez à Inscription du numéro d'entreprise (NE) . Vous pouvez aussi lire la brochure RC2, Le numéro d’entreprise et vos comptes de programme de l’Agence du revenu du Canada.

Les retenues sur la paie peuvent être complexes. En cas de difficulté, allez à Retenues sur la paie ou composez le 1-800-959-7775. Nous offrons un service consultatif sur place pour répondre à vos questions en matière de retenues sur la paie. Dans le cadre du programme de visites aux employeurs, nous pouvons vous visiter afin de vous aider à résoudre vos problèmes.

Personnes-ressources et représentants

Comme propriétaire, associé, fiduciaire, administrateur ou dirigeant d'entreprise, vous pouvez autoriser des représentants tel que vos employés, voire comptable agréé, teneur de livres indépendant, avocat ou une firme, pour discuter de vos comptes avec nous.

Vous pouvez autoriser un représentant (y compris un employé) pour traiter avec nous en votre nom à l’aide du service Autoriser ou gérer l’accès des représentants dans Mon dossier d’entreprise à Mon dossier d'entreprise, ou remplir et envoyer le formulaire RC59, Formulaire de consentement de l'entreprise, à votre centre fiscal. L’autorisation en direct prend effet immédiatement.

En utilisant le service Mon dossier d’entreprise, vous pouvez également consulter la liste des représentants que nous avons enregistré pour votre entreprise et modifier ou annuler leur autorisation.

La plupart des services offerts dans Mon dossier d’entreprise sont à la disposition des représentants. Les représentants peuvent accéder aux services à l’aide du service Représenter un client.

Emploi au Québec

Le Québec administre son propre régime de rentes, soit le Régime de rentes du Québec (RRQ), son propre impôt provincial et le Régime québécois d'assurance parentale (RQAP).

Les employeurs qui ont des employés au Québec doivent déduire les cotisations au RRQ au lieu du RPC, si le revenu ouvre droit à pension selon le RRQ. Les employeurs doivent retenir les cotisations à l'AE et au RQAP, si l'emploi est assurable. Les déductions selon le RRQ, le RQAP et les retenues de l’impôt sur le revenu de la province du Québec sont envoyées à Revenu Québec, tandis que les cotisations à l’AE et les retenues d’impôt fédéral sont envoyées à l'ARC.

Visitez le site de Revenu Québec ou communiquez par écrit avec Revenu Québec, 3800, rue de Marly, Québec QC G1X 4A5, lorsque l'une ou l'autre des situations suivantes s'applique et que vous avez besoin de renseignements :

  • l'employé doit se présenter à votre établissement situé au Québec;
  • l'employé n'a pas à se présenter à votre établissement, mais il est rémunéré par votre établissement situé au Québec.

Êtes-vous un employeur?

Nous vous considérons habituellement comme un employeur lorsque vous remplissez l'une ou l'autre des conditions suivantes :

  • vous versez des salaires ou traitements (y compris des avances), des primes, une paie de vacances ou des pourboires à vos employés;
  • vous offrez à vos employés certains avantages imposables comme une automobile ou des allocations imposables.

Un particulier est un employé si la relation d'emploi entre le travailleur et le payeur est une relation employeur-employé. Cette relation fait référence dans ce guide comme étant un emploi sous un contrat de louage de services. Même si un contrat écrit indique qu'un particulier est un travailleur indépendant (il possède un contrat pour services), cela ne signifie pas nécessairement que nous le considérons comme tel s'il existe en fait une relation employeur-employé.

Remarque
Vous n’avez peut-être pas à déduire des primes d'assurance-emploi si vous embauchez des employés ou des membres de la famille non-liés. Pour en savoir plus, consultez Quand retenir les cotisations d’AE?.

Si vous ou le particulier n'êtes pas certain du statut d'emploi du particulier, l'un de vous peut demander que le statut soit déterminé. Les propriétaires d’entreprise peuvent utiliser le service Demander une décision RPC/AE dans Mon dossier d’entreprise. Vous pouvez aussi remplir le formulaire CPT1, Demande de décision quant au statut d'un travailleur aux fins du Régime de pensions du Canada et/ou de la Loi sur l'assurance-emploi et l'envoyer à la Division de l'admissibilité au décision du RPC/AE de votre bureau des services fiscaux. Pour en savoir plus, consultez le guide RC4110, Employé ou travailleur indépendant?

Emploi par un fiduciaire

Un fiduciaire est un liquidateur, un séquestre, un séquestre-gérant, un syndic de faillite, un cessionnaire, un exécuteur, un administrateur, un administrateur-séquestre ou toute autre personne accomplissant une fonction semblable. Les fonctions du fiduciaire sont les suivantes :

  • il autorise ou fait effectuer un paiement pour le compte d'une autre personne;
  • il administre, gère, distribue, liquide ou contrôle les biens, l'entreprise, la succession ou le revenu de cette autre personne.

Le fiduciaire est conjointement et solidairement responsable de l’impôt, du RPC et de l’AE à retenir et à envoyer à l’égard de tout paiement qu’il effectue.

Syndic de faillite

Le syndic de faillite est l'agent de l'employeur en cas de liquidation, de cession ou de faillite, aux fins du Régime de pensions du Canada (RPC) et de la Loi sur l'assurance-emploi (AE).

Si l'employeur failli a retenu des cotisations au RPC ou à l'AE ou de l'impôt sur des montants qu'il a versés aux employés avant la faillite et qu'il ne nous a pas envoyé ces montants, le syndic doit les garder en fiducie. Ces montants ne font pas partie de l'actif du failli. Ils devraient être gardés séparément.

Si le syndic continue de faire fonctionner l’entreprise à la place du failli, il doit obtenir un nouveau numéro d’entreprise (NE). Le syndic doit continuer à déduire et remettre les cotisations au RPC, à l’AE et l’impôt sur le revenu selon la fréquence habituelle des versements de l’employeur failli. La production de feuillets T4 devrait se faire de la façon habituelle.

Remarque
Nous considérons comme imposables les montants payés par un syndic aux employés d'une société en faillite par suite de demandes de versement de salaires qui n'ont pas été payés par l'employeur failli dans « autres revenus ». Par contre, ces montants ne sont pas assujettis aux retenues sur la paie (RPC, AE et impôt). Ces paiements doivent être déclarés sur des feuillets T4A. Pour en savoir plus, consultez le guide RC4157, Comment retenir l'impôt sur les revenus de pension ou d'autres sources et établir le feuillet T4A et le Sommaire.

Tout autre syndic

Si le syndic continue de faire fonctionner l’entreprise de l’employeur, il doit obtenir un nouveau numéro d’entreprise (NE). Le syndic doit continuer à déduire et remettre les cotisations nécessaires au RPC, à l'AE et l'impôt sur le revenu selon la fréquence habituelle des versements de l'employeur. La préparation et la production des feuillets T4 devrait se faire de la façon habituelle.

Les honoraires payés aux exécuteurs, liquidateurs ou administrateurs sont un revenu d’une charge ou d’un emploi ou un revenu d’entreprise, selon que l’exécuteur ou l’administrateur remplit sa fonction dans le cours normal d’une l’entreprise.

Payeur d'autres revenus liés à l'emploi

Un payeur d’autres revenus peut être un employeur, un fiduciaire, un exécuteur ou liquidateur, un administrateur ou l’administrateur d’une société qui paie d’autres genres de revenus se rapportant à un emploi. Ce revenu peut comprendre des pensions de retraite, des montants forfaitaires, des commissions de travailleurs indépendants, des rentes, des allocations de retraite ou tout autre genre inclus dans cette publication ou dans le guide RC4157, Comment retenir l’impôt sur les revenus de pension ou d’autres sources et établir le feuillet T4A et le Sommaire. Ces montants doivent être déclarés sur des feuillets T4A à l’exception des allocations de retraite qui doivent être déclarées sur le feuillet T4. Pour en savoir plus, consultez le guide RC4120, Guide de l'employeur – Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire.

Quelles sont vos responsabilités?

Vous êtes responsable de retenir, verser et déclarer les retenues sur la paie. Vous avez aussi des responsabilités dans des situations qui touchent l’embauche ou le départ d’un employé ou lorsque votre entreprise cesse ses activités.

Les responsabilités qui suivent sont celles de l'employeur mais peuvent aussi, dans certaines circonstances, s'appliquer à un fiduciaire et à un payeur :

  • Ouvrir et entretenir un compte de retenues sur la paie. Si vous remplissez les conditions pour vous inscrire, indiquées à vous devez en obtenir un.
  • Demander le numéro d'assurance sociale (NAS) de votre employé. Chaque employé doit vous montrer sa carte de NAS pour travailler au Canada. Pour en savoir plus, consultez la section Numéro d'assurance sociale (NAS).
  • Obtenir un formulaire fédéral TD1 dûment rempli et, s’il y a lieu, un formulaire TD1 provincial ou territorial. Les nouveaux employés ou bénéficiaires de d’autres montants tel qu’un revenu de pension doivent remplir ce formulaire.
  • Retenir les cotisations au RPC et à l’AE ainsi que l’impôt sur le revenu, sur la rémunération ou les autres revenus que vous payez dans une période de paie, y compris les avantages et les allocations imposables. Placez ces retenues en fiducie pour le receveur général et gardez ces sommes séparées des fonds d’exploitation de votre entreprise. Elles ne doivent pas faire partie des biens faisant l’objet d’une liquidation, d’une cession, d’une mise sous séquestre ou d’une faillite.
  • Verser les montants qui ont été retenus ainsi que la part des cotisations au RPC et à l’AE que vous devez verser. Les chapitres de ce guide touchant le RPC et l’AE expliquent la façon de calculer votre part des cotisations ou primes, tandis que le chapitre 8 explique quand et comment faire vos versements.
  • Déclarer les revenus et les retenues de l'employé sur le feuillet T4 ou T4A approprié. Vous devez produire une déclaration de renseignements le ou avant le dernier jour de février de l'année civile suivante. Pour en savoir plus, lisez le guide RC4120, Guide de l'employeur - Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire et le guide RC4157, Comment retenir l'impôt sur les revenus de pension ou d'autres sources et établir le feuillet T4A et le Sommaire.
  • Remplir et remettre à l’employé un formulaire INS 2106, Relevé d’emploi (RE), lorsque celui-ci cesse de travailler et a un arrêt de gains. Pour en savoir plus, lisez la section Relevé d'emploi (RE).
  • Conserver les registres comptables au cas où nos agents vous demanderaient de les vérifier. Pour en savoir plus, lisez Conservation de registres.

Remarques
Les employeurs à l’extérieur du Canada qui ont des employées au Canada mais qui n’ont pas d’établissement au Canada ont les mêmes responsabilités que les employeurs canadiens, à l’exception des cotisations au RPC qui sont optionnelles.

Vous devez déduire des cotisations au RPC aux employés non-résidents de la même façon que vous le feriez pour un employé résident, sauf s’il réside dans un pays qui a signé une entente de sécurité sociale avec le Canada. Pour en savoir plus, lisez Employés non-résidents qui rendent des services au Canada.

Conservation de registres

Vous devez conserver vos registres comptables et électroniques pendant six ans à compter de la fin de la dernière année d’imposition à laquelle ils s’appliquent. Si vous désirez les détruire avant la fin de cette période, remplissez le formulaire T137, Demande d'autorisation de détruire des registres. Pour en savoir plus, allez à Conservation de registres ou consultez le guide RC4409, Conservation de registres.

Numéro d'assurance sociale (NAS)

Comme employeur, vous devez obtenir le bon NAS de chaque employé. Tout employé exerçant un emploi qui ouvre droit à pension ou qui est assurable est tenu de vous montrer sa carte de NAS. Si l’employé ne vous a pas fourni son NAS, vous devez pouvoir démontrer que vous avez fait un effort raisonnable pour l’obtenir. Par exemple, lorsque vous envoyez une lettre à un employé pour lui demander son NAS, inscrivez la date de l’envoi dans un registre et conservez une copie de toute correspondance qui s’y rapporte; nous considérerons alors que vous avez fait un effort raisonnable. Si vous ne faites pas un effort raisonnable pour obtenir le NAS d’un employé, vous pourrez être passible d’une pénalité de 100 $ pour chaque NAS non obtenu. L’employé a l’obligation de vous fournir son NAS. Chaque fois qu’il y manque, il est passible d’une pénalité de 100 $.

Selon les Règlements sur le régime de pensions du Canada, vous devez expliquer à vos employés qui n’ont pas de carte de NAS comment obtenir un NAS. Dites-leur de s’adresser à leur Centre Service Canada dans les trois jours qui suivent le premier jour de leur emploi et demandez leur de vous fournir une preuve de demande de leur NAS et de vous montrer leur carte d’assurance sociale une fois qu’ils l’ont reçue. Pour trouver le Centre Service Canada le plus proche, visitez Service Canada.

Assurez-vous que vous utilisez toujours le NAS et le nom exacts de l'employé, tels qu'ils figurent sur sa carte d'assurance sociale. Autrement, des erreurs pourraient se glisser dans le dossier du Registre des gains d'un employé et modifier le montant des prestations du RPC auquel il aura droit. De même, si vous déclarez un NAS erroné sur un feuillet T4 qui indique un facteur d’équivalence, l’employé pourrait recevoir un État du maximum déductible au titre des REER annuel inexact concernant le maximum qu’il peut déduire comme cotisations à un Régime enregistré d’épargne retraite (REER). En outre, les renseignements à ce sujet sur l’avis de cotisation de l’employé seront erronés.

Si l’employé a un arrêt de rémunération, vous devez, aux fins de l’assurance emploi, inscrire le bon NAS sur un Relevé d’emploi (RE) (lisez la section intitulée Relevé d'emploi (RE)). Si vous ne le faites pas, vous pourriez être passible d’une amende maximale de 2 000 $, d’un emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois, ou des deux.

Remarques
En attendant de recevoir le NAS de votre employé, vous devez quand même retenir et verser les retenues sur la paie et envoyer votre déclaration de renseignements le ou avant le dernier jour de février de l'année civile suivante. Autrement, vous pourriez être passible d'une pénalité pour production tardive.

Si vous avez produit des feuillets T4 sans indiquer de NAS mais que vous les avez obtenus par la suite, produisez des feuillets modifiés pour inscrire le NAS. Consultez le guide RC4120, Guide de l'employeur - Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire, pour savoir comment modifier un T4.

Pour en savoir plus, lisez la circulaire d'information 82-2, Dispositions législatives relatives au numéro d'assurance sociale et établissement des feuillets de renseignements, ou visitez Service Canada.

NAS qui commence par le chiffre « 9 »

Une personne admissible, qui n'est ni un citoyen canadien ni un résident permanent et qui demande un numéro d'assurance sociale recevra un NAS qui débute par le chiffre « 9 ».

Lorsque vous embauchez une personne qui n'est ni un citoyen canadien ni un résident permanent, vous devez vérifier si elle remplit les conditions suivantes :

  • son NAS commence par le chiffre « 9 »;
  • sa carte de NAS à une date d’expiration et n’est pas expirée;
  • elle a un permis de travail valide émis par Citoyenneté et Immigration Canada (CIC).

Remarque
Si la carte de NAS ne porte pas de date d'expiration, elle n'est pas valide. Veuillez diriger cette personne vers le Centre Service Canada le plus près. Si la personne admissible devient un citoyen canadien ou un résident canadien permanent, elle recevra un NAS permanent.

Tables de retenues sur la paie

Les tables de retenues sur la paie vous aideront à calculer les cotisations au RPC, à l'AE et les montants d'impôt sur le revenu fédéral, provincial (sauf pour le Québec) et territorial que vous devez retenir des montants payés.

Vous pouvez utiliser n'importe quelle version des tables de retenues sur la paie suivantes :

  • Calculateur en direct des retenues sur la paie (CDRP) - Vous pouvez utiliser cette application pour faire le calcul des retenues sur la paie. Le CDRP calcule les retenues sur la paie pour les périodes les plus courantes, pour toutes les provinces (sauf le Québec) et les territoires. Le calcul est basé sur le montant exact. Vous pouvez accéder au CDRP en allant à Calculateur en direct de retenues sur la paie.
  • Tables de retenues sur la paie (T4032) - Vous pouvez utiliser ces tables pour calculer les retenues sur la paie pour les périodes les plus courantes. Elles sont disponibles à Retenues sur la paie.
  • Tables supplémentaires de retenues sur la paie (T4008) - Vous pouvez utiliser ces tables pour calculer les retenues sur la paie pour les périodes irrégulières. Elles sont disponibles à Retenues sur la paie.
  • Formules pour le calcul informatisé des retenues sur la paie (T4127) - Vous voudrez peut-être utiliser ces formules, au lieu des tables pour calculer les retenues sur la paie de vos employés. Cette publication renferme les formules pour calculer les cotisations au RPC et à l’AE, ainsi que les montants d’impôt fédéral, provincial (sauf pour le Québec) et territorial. Elles sont disponibles à Retenues sur la paie.

    Remarque
    Une période de paie est la période pendant laquelle vous avez payé des gains ou autre rémunération à un employé.

Toutes nos tables de retenues sur la paie sont offertes pour chaque province et territoire, sauf pour le Québec, et pour les employés qui travaillent au Canada, à l’extérieur des limites d’une province ou à l’extérieur du Canada.

Quelles tables devez-vous utiliser?

Revenus d’emploi

Si vous versez des revenus d’emploi tels que des traitements, des salaires ou des commissions et que vous voulez savoir quelles tables utiliser, vous devez établir la province ou le territoire d’emploi de l’employé. À cette fin, vous devez déterminer si l’employé est tenu ou non de se présenter au travail à votre établissement.

Votre « établissement » n'est pas obligé d'être un lieu physique permanent. Par exemple, l’établissement d'une compagnie de construction peut inclure un ou plusieurs sites de construction.

Pour en savoir plus sur quelle table de retenue sur la paie vous devez utiliser, consultez l’annexe 1.

Remarque 1
Si un employé travaille une partie de la période de paie dans une province et une autre partie dans une autre province, utilisez les tables pour la province dans laquelle la majorité des travaux ont été exécutés. Si le temps est égal, par exemple dans une période de paie de deux semaines et que l’employé a travaillé une semaine dans une province et une semaine dans une autre province, utilisez la province du dernier emploi.

Remarque 2
Il arrive qu’un employé qui ne travaille pas dans la province ou le territoire où il vit ait des retenues d’impôt excessives. Dans ce cas, il peut demander que les retenues soient réduites en obtenant une lettre d’autorisation d’un bureau des services fiscaux. Pour en savoir plus, lisez Lettre d'autorisation.

Par ailleurs, il arrive qu’un employé qui ne travaille pas dans la province ou le territoire où il vit ait des retenues d’impôt insuffisantes. Dans ce cas, il devrait demander sur le formulaire TD1, Déclaration des crédits d’impôt personnels, que l’employeur retienne plus d’impôt.

Exemple 1
Votre siège social est situé en Ontario, mais vous exigez que votre employé se présente à votre établissement du Manitoba. Dans ce cas, utilisez les Tables de retenues sur la paie du Manitoba.

Exemple 2
Votre employé habite au Québec, mais vous exigez qu'il se présente au travail à votre établissement du Nouveau-Brunswick. Dans ce cas, utilisez les Tables de retenues sur la paie du Nouveau-Brunswick.

Si l'employé n'est pas tenu de se présenter au travail à votre établissement (par exemple, selon le contrat, l'employé travaille de sa résidence), la province ou le territoire d'emploi sera la province ou le territoire où est située votre entreprise et d'où vous lui versez son salaire.

Exemple 1
Votre employé n'est tenu de se présenter à aucun de vos établissements, mais c'est votre bureau du Québec qui lui verse sa rémunération. Dans ce cas, utilisez les Tables de retenues sur la paie du Québec. L'employé n'est pas

Exemple 2
Votre siège social est situé en Ontario. Votre employé travaille d'un bureau à partir de la maison en Alberta, mais il doit se présenter occasionnellement à votre bureau en Alberta. Vous payez votre employé à partir de votre siège social en Ontario. Dans ce cas, utilisez les Tables de retenues sur la paie de l'Alberta, si la majorité du temps durant une période de paie l’employé se présente à votre bureau de l’Alberta. Sinon, utilisez les Tables de retenues sur la paie de l'Ontario.

Si votre employé travaille au Canada et que vous n'avez aucun établissement permanent ou réputé au Canada, la province ou territoire d'emploi de l'employé est considéré être au Canada au-delà des limites d'une province aux fins des retenues d'impôt à la source.

Exemple
Vos employés résidents du Canada travaillent comme vendeurs dans les provinces de l'Ontario et de la Colombie-Britannique. Ils travaillent chacun de leur résidence et se rapportent directement à votre entreprise située hors du Canada. Dans ce cas, utilisez les Tables de retenues sur la paie - Au Canada au-delà des limites d'une province ou à l'extérieur du Canada.

Remarques
Il arrive qu'un employé qui ne travaille pas dans la province ou le territoire où il vit ait des retenues d'impôt excessives. Dans ce cas, il peut demander que les retenues soient réduites en obtenant une lettre d'autorisation d'un bureau des services fiscaux. Pour en savoir plus, lisez la section intitulée Lettre d'autorisation.

Par ailleurs, il arrive qu'un employé qui ne travaille pas dans la province ou le territoire où il vit ait des retenues d'impôt insuffisantes. Dans ce cas, il devrait demander sur le formulaire TD1, Déclaration des crédits d'impôt personnels, que l'employeur retienne plus d'impôt.

Revenus autres que des revenus d’emploi

Si vous payé des montants autres que des revenus d’emploi, tels qu’un revenu de pension, une allocation de retraite ou un REER, utilisez les tables d’impôt de la province ou du territoire de la résidence du bénéficiaire.

Si vous n'avez aucun employé à un moment de l'année?

Avisez-nous en utilisant le service Mon dossier d'entreprise, en téléphonant à notre service TéléAvis ou en envoyant votre formulaire de versement rempli en indiquant quand vous pensez avoir des employés assujettis aux retenues. Pour en savoir plus, allez à notre page Mon dossier d'entreprise.

Pour savoir comment utiliser le service, consultez TéléAvis.

Changements d'entité de l'entreprise

Si votre entreprise cesse ses activités ou si votre partenaire ou le propriétaire unique décède

  • Versez à votre centre fiscal toutes les retenues de cotisations au RPC et à l’AE et les retenues d’impôt sur le revenu de vos anciens employés dans les sept jours suivant la date de la fin de vos activités.
  • Calculez le facteur d’équivalence (FE) qui s’applique à vos anciens employés qui ont accumulé des prestations pour l’année dans le cadre de votre régime de pension agréé (RPA) ou de votre régime de participation différée aux bénéfices (RPDB). Pour en savoir plus sur la façon de calculer le facteur d’équivalence, consultez le guide T4084, Guide du facteur d’équivalence.
  • Remplissez et soumettez tous les feuillets T4 ou T4A et les sommaires à l’aide des méthodes de production électronique ou sur papier et envoyez-les au Centre de technologie d’Ottawa dans les 30 jours suivant la date de la fin des activités de votre entreprise (ou 90 jours pour une succession). Si vous produisez plus de 50 feuillets de renseignements durant une année civile, vous devez produire la déclaration en format de langage de balisage eXtensible (XML) par Transfert de fichiers Internet. Remettez à vos anciens employés leurs copies des feuillets T4 ou T4A.
  • Remplissez et remettez un Relevé d’emploi (RE) à chacun de vos anciens employés, généralement dans les cinq jours civils suivant.
  • Lorsque le propriétaire d’une entreprise individuelle décède, une déclaration de revenus et de prestations finale doit être produite. Cette déclaration doit être produite au plus tard le 15 juin de l'année suivante du décès, à moins que la date du décès soit entre le 16 décembre et le 31 décembre. Dans ce cas la déclaration finale devra être produite dans les six mois suivant la date du décès. Pour en savoir plus, lisez le guide T4011, Déclarations de revenus de personnes décédées.
  • Annulez le numéro d'entreprise (NE) ainsi que tous les comptes d'entreprises de l'ARC après que toutes les déclarations finales et paiements dus sont traités.

Vous pouvez utiliser le service Demande de fermeture du compte de retenues sur la paie avec le service Mon dossier d’entreprise à Mon dossier d'entreprise pour annuler votre compte de retenues sur la paie.

Pour en savoir plus sur la façon de remplir et de soumettre les feuillets T4 ou T4A et le Sommaire, allez à Retenues sur la paie ou consultez le guide RC4120, Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire et le guide RC4157, Comment retenir l'impôt sur les revenus de pension ou d'autres sources et établir le feuillet T4A et le Sommaire.

Si vous changez le statut de votre entreprise

Si votre statut change, nous vous considérons comme un nouvel employeur. Vous aurez peut-être besoin d’un nouveau numéro d’entreprise (NE) et d’un nouveau compte de retenues sur la paie. Composez le 1-800-959-7775 pour nous aviser que votre entreprise a changé ou changera de statut dans un avenir rapproché.

Voici quelques exemples d'un changement du statut d'une entreprise :

  • Vous êtes le propriétaire unique d'une entreprise et vous décidez de constituer celle-ci en société.
  • Vous et un partenaire êtes propriétaires d'une entreprise. Votre partenaire quitte l'entreprise et vous vend sa part. Vous devenez propriétaire unique.
  • Vous possédez une entreprise avec plusieurs partenaires. D'un commun accord, vous décidez de constituer celle-ci en société.

Si votre entreprise subit une restructuration ou réorganisation

Prenons la situation d’un employeur successeur qui acquiert une partie ou l’ensemble des activités d’une entreprise et qui prend immédiatement en charge les employés de l’ancien employeur. Il peut, dans certains cas, tenir compte des cotisations au RPC/RRQ, à l’AE et au Régime provincial d’assurance parentale (RPAP) déjà retenues et versées par l’employeur précédent et continuer de retenir et de verser de telles cotisations comme s’il n’y avait jamais eu de changement d’employeur. Si les employés ont déjà payé les cotisations maximales, aucune déduction supplémentaire ne sera requise pour l’année en cours.

Allez à À propos du Régime de pensions du Canada et de l'assurance-emploi pour voir si vous pouvez profiter de ces circonstances.

Dans les cas où la situation ci-dessus ne s’applique pas, vous devez continuer à retenir des cotisations au RPC/RRQ, à l’AE et au RPAP. Vous pouvez toutefois demander un allégement administratif pour les employés qui avaient déjà payé le maximum annuel prévu pour ces cotisations avant le changement d’employeur. Pour en savoir plus, composez le 1-800-959-7775.

Si votre entreprise fusionne

Si votre entreprise se fusionne avec une autre, certaines règles s'appliquent. Dans ce cas, en tant qu'employeur successeur, vous pouvez conserver le numéro d'entreprise (NE) de l'une de ces entreprises ou vous pouvez en demander un nouveau. Si l'une des entreprises est non résidente, vous devez demander un nouveau NE.

Puisqu'il n'existe pas de nouvel employeur pour les fins du RPC ou de l'AE, continuez de faire les retenues normalement en tenant compte des retenues et versements qui ont été faits avant la fusion. Ces montants seront déclarés sous le numéro de compte de retenues sur la paie de l'employeur successeur. Si vous avez obtenu antérieurement une réduction du taux des retenues d'AE, vous devez aviser Ressources humaines et Développement des compétences Canada pour vous assurer que vous êtes toujours admissible au taux réduit.

Suite à la fusion, les entreprises prédécesseures ne sont pas obligées de produire une déclaration de renseignement T4 pour la période précédant la fusion. L’entreprise successeur produira la déclaration pour l'année entière.

Déclarations de renseignements

Vous devez produire une déclaration de renseignements T4 ou T4A et remettre à vos employés leurs copies des feuillets T4 ou T4A, selon le cas, chaque année au plus tard le dernier jour de février de l’année qui suit l’année civile visée par la déclaration de renseignements. Si le dernier jour de février est un samedi ou un dimanche, vous avez jusqu’au jour ouvrable suivant pour soumettre votre déclaration de renseignements.

Pour en savoir plus sur la façon de déclarer le revenu et les déductions des employés sur les feuillets et le Sommaire appropriés, allez à Feuillets ou procurez-vous l'une de nos publications dont la liste est disponible à la section Publications pour les employeurs. Pour en savoir plus sur la production par voie électronique, allez à Internet T4 ou Produire les déclarations de renseignements par voie électronique.

Vous pouvez consulter l’état d’une déclaration en utilisant le service Voir l’état de la déclaration dans Mon dossier d’entreprise. Pour en savoir plus, allez à Mon dossier d'entreprise.

Produire une déclaration sans un code d’accès Web

Vous pouvez également produire des déclarations de renseignements par voie électronique sans un code d’accès Web à l’aide du service « Produire une déclaration » à l’option « Transfert de fichiers par Internet (XML) » au :

Pénalités et intérêts

Pénalité pour défaut de retenir

Nous pouvons vous imposer une pénalité égale à 10 % du montant des cotisations au RPC, à l’AE et de l’impôt sur le revenu que vous auriez dû déduire.

Si vous ne déduisez pas les montants requis d’impôt plus d’une fois au cours de la même année civile, nous pourrions vous imposer une pénalité de 20 % à partir de la deuxième faute s’il est prouvé que vous l’avez commise volontairement ou dans des circonstances équivalant à une faute lourde.

Défaut de verser et versements en retard

Nous pouvons imposer une pénalité sur le montant que vous avez omis de remettre, quand :

  • vous avez  déduit les montants, mais vous ne les avez pas versés;
  • nous avons reçu les montants dus après la date d'échéance.

Si la date d'échéance tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, votre versement est considéré dû le jour ouvrable suivant.

La pénalité pour les versements en retard est de :

  • 3 %, si le montant est en retard de un à trois jours;
  • 5 %, si le montant est en retard de quatre ou cinq jours;
  • 7 %, si le montant est en retard de six ou sept jours;
  • 10 %, si le montant est en retard de plus de sept jours, ou si aucun montant n'est versé.

Généralement, la pénalité ne s’applique qu’à la partie du montant que vous deviez verser qui dépasse 500 $. Toutefois, dans certaines circonstances, nous pouvons l’imposer sur le montant total.

Si vous êtes assujetti à cette pénalité plus d'une fois dans une même année civile, une pénalité de 20 % pourrait être imposée au deuxième versement ou aux versements tardifs suivants, s'il est établi que vous avez commis la faute volontairement ou dans des circonstances équivalant à une faute lourde.

Pour en savoir plus, lisez Dates d'échéance des versements et Genres d'auteurs de versements et dates d'échéance.

Remarque
Nous considérons un chèque sans provision (CSP) comme un défaut de versement et nous appliquerons automatiquement une pénalité, ainsi que des frais administratifs.

Intérêts

Si vous omettez de verser un montant, nous pouvons imposer des intérêts à compter de sa date d’échéance. Le taux d’intérêt que nous utilisons est fixé tous les trois mois, selon les taux d’intérêts prescrits, et il est composé quotidiennement. Nous imposons aussi des intérêts sur les pénalités impayées. Pour en savoir au sujet des taux prescrits, visitez Taux d'intérêt prescrits.

Pour connaître les dates d'échéance, lisez Dates d'échéance des versements.

Obligations et responsabilités

Infractions et peines

Le fait de ne pas vous conformer aux exigences de retenir et de verser les retenues, ou de produire les déclarations exigées vous expose à des poursuites. Vous êtes passible d'une amende de 1 000 $ à 25 000 $, à laquelle peut s'ajouter un emprisonnement d'au plus 12 mois.

Responsabilité des administrateurs d'une société

Lorsqu’une société (y compris une société à but lucratif ou à but non lucratif) omet de retenir, de verser ou de payer les montants en fiducie au receveur général (RPC, AE, et impôt), les administrateurs de la société en fonction à cette date peuvent être tenus conjointement et solidairement responsables, avec la société, du paiement de ces sommes. Le montant dû comprend les intérêts et les pénalités.

Cependant, l'administrateur ne sera pas tenu personnellement responsable s'il prend des mesures concrètes pour veiller à ce que la société fasse les retenues ou les versements nécessaires. Pour en savoir plus, lisez la circulaire d'information 89-2, Responsabilité des administrateurs - Article 227.1 de la Loi de l'impôt sur le revenu et article 323 de la Loi sur la taxe d'accise.

Annulation des intérêts et pénalités ou renonciation à ceux-ci

Les dispositions d’allègement pour les contribuables de la Loi de l’impôt sur le revenu nous donnent une certaine souplesse concernant l’annulation complète ou partielle des pénalités ou des frais des intérêts. Ainsi, nous pouvons tenir compte des circonstances extraordinaires ayant pu vous empêcher de vous conformer à la Loi. Pour en savoir plus, allez à Charte des droits du contribuable ou lisez la circulaire d'information IC07-1, Disposition d'allègement pour les contribuables.

Comment contester un avis de cotisation ou de décision pour le RPC ou l’AE?

Si vous recevez un avis de cotisation lié aux cotisations du RPC et de l’AE ou à l’impôt sur le revenu, ou une lettre de décision liée au RPC ou à l’AE avec lequel vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez faire appel dans les 90 jours après la date que vous avez été avisé de l’avis de cotisation pour les retenues sur la paie ou la date de réception de l’avis de décision lié au RPC ou à l’AE.

Cependant, avant de présenter un appel, composez le 1-800-959-7775 pour nous expliquer votre cas. Beaucoup de problèmes sont résolus de cette façon ce qui peut nous faire économiser du temps et les soucis de faire appel.

Pour contester un avis de cotisation lié aux cotisations du RPC et de l’AE ou à l’impôt sur le revenu, vous pouvez utiliser une des méthodes suivantes :

Pour en savoir plus sur comment contester un avis de cotisation pour les retenues sur la paie, consultez le livret P148, Régler votre différend : Vos droits d'opposition et d'appel selon la Loi de l'impôt sur le revenu.

Pour contester un avis de décision au RPC ou à l’AE, vous pouvez utiliser une des méthodes suivantes :

Pour en savoir plus sur la façon de contester une cotisation ou une décision liée au RPC ou à l’AE, consultez le livret P133, Vos droits d'appel - Assujettissement à l'assurance-emploi et au Régime de pensions du Canada.



Chapitre 2 - Cotisations au Régime de pensions du Canada

Aux fins du Régime de pensions du Canada (RPC), les cotisations ne sont pas calculées dès le premier dollar de revenu gagné ouvrant droit à pension, mais seulement une fois que les gains dépassent l’exemption de base pour la période d’emploi.

Impact des erreurs de calcul

Certains programmes informatiques ou logiciels maison de retenues sur la paie et certaines pratiques comptables manuelles peuvent faire en sorte d’attribuer aux employés et aux employeurs des remboursements injustifiés ou inexacts de cotisations au RPC s’ils ne sont pas utilisés adéquatement. En effet, une mauvaise utilisation de ces programmes et pratiques fait en sorte que tous les emplois sont traités comme des emplois à l’année, ce qui réduit incorrectement les cotisations que l’employé et l’employeur doivent verser au RPC.

Par exemple, dans le cas d'un employé qui travaille une partie de l'année et qui n'a pas droit au plein montant de l'exemption de base, le programme peut indiquer à l'employeur de déclarer des cotisations au RPC retenues en trop dans la case 22, « Impôt sur le revenu retenu », du feuillet T4. Il peut en résulter que l'employé demande un remboursement d'impôt auquel il n'a pas droit dans sa déclaration de revenus et de prestations.

Lorsqu'un employé reçoit un remboursement pour des retenues en trop pour le RPC, il y a une incidence sur ses gains ouvrant droit à pension. Cela pourrait diminuer ses prestations du RPC à la retraite. De plus, les employeurs concernés qui ont versé des retenues en trop recevront un crédit équivalent auquel ils n'ont pas droit puisque l'employé a travaillé pour eux moins de 12 mois.

Quand retenir les cotisations au RPC?

Vous devez retenir les cotisations au RPC sur les gains ouvrant droit à pension d’un employé si celui ci répond aux conditions suivantes :

Remarques
Pour en savoir plus, lisez Commencer à retenir ou cesser de retenir les cotisations au RPC dans la section Cas particuliers concernant le RPC.

Les employeurs du Québec versent des cotisations au Régime de rentes du Québec (RRQ) plutôt qu'au RPC. Pour en savoir plus sur le RRQ, consultez la publication TP-1015.G, Guide de l'employeur - Retenues à la source et cotisations, que vous pouvez obtenir de Revenu Québec. Pour en savoir plus, lisez la section Emploi au Québec.

Montants et avantages assujettis aux cotisations du RPC

En général, vous retenez les cotisations au RPC sur les montants et les avantages suivants :

  • les salaires, traitements, primes, commissions ou autres rémunérations (y compris les avances sur les salaires ou sur les gains), ainsi que les salaires tenant lieu de préavis de congédiement;
  • la plupart des allocations et des avantages imposables en espèces ou autres qu’en espèces, y compris certaines formes de logement gratuit ou à loyer peu élevé, la valeur de la pension et du logement (autre qu’une allocation exonérée versée à un employé qui travaille sur un chantier particulier ou dans un endroit éloigné), les prêts sans intérêt ou à faible intérêt, les cotisations que l’employeur verse au régime enregistré d’épargne retraite (REER) de l’employé, les cotisations pour une police collective d’assurance vie, l’usage personnel d’une automobile de l’employeur ou d’une automobile louée par celui-ci, certains cadeaux, prix et récompenses, les voyages et les repas subventionnés par l’employeur. Pour en savoir plus, consultez le guide T4130, Guide de l'employeur - Avantages et allocations imposables ;
  • les honoraires liés à l’emploi ou à la charge, une participation aux bénéfices payés par l’employeur, les primes d’encouragement, les jetons de présence d’administrateur, les honoraires versés aux membres d’un conseil ou d’un comité, les honoraires de gestion et les honoraires versés à un exécuteur, à un liquidateur ou à un administrateur pour l’administration d’une succession, si celui-ci ne s’acquitte pas de sa charge dans le cours normal d’une entreprise;
  • certains pourboires et gratifications reçus pour services rendus;
  • la rémunération reçue pendant la retraite, les vacances, un congé d’ancienneté, un congé sabbatique ou un congé de maladie, la rémunération reçue d’un syndicat pour congés de représentation, la paie de vacances, les paiements reçus selon un régime de prestations supplémentaires de chômage (PSC) qui n’est pas admissible à ce titre selon la Loi de l’impôt sur le revenu (p. ex., les montants que l’employeur verse en complément des prestations de maternité ou parentales) les montants payés selon une PSC qui ne sont pas considérés comme une PSC selon la Loi de l’impôt sur le revenu mais d’où le régime est enregistré auprès de Service Canada, tels les paiements de prestations supplémentaires d’AE offert par l’employeur en raison d’un arrêt temporaire de travail, de formation, de maladie, de blessure ou de quarantaine et les paiements de crédits de congés de maladie;
  • les avantages tirés de régimes d'options d'achat de titres;
  • la rémunération que vous continuez à verser à un employé avant ou après qu'une décision de la commission des accidents du travail soit rendue, de même que :
    • une avance ou un prêt qui excède l'indemnité pour accidents du travail;
    • une avance ou un prêt non remboursé;
    • un montant complémentaire versé à un employé en plus de l'indemnité versée par une commission des accidents du travail.

Remarque
Si vous versez à un ancien employé un des montants qui précèdent et que vous devez retenir des cotisations au RPC, utilisez le taux de cotisation courant qui est en vigueur au moment où vous effectuez le versement.

Emplois et montants non assujettis aux cotisations

Emplois exceptés

Ne retenez pas de cotisations au RPC sur les paiements que vous versez à l'égard des emplois suivants :

  • un emploi dans le secteur agricole, dans une entreprise agricole ou dans les domaines de l’horticulture, de la pêche, de la chasse, du trappage, de l’exploitation ou de l’abattage forestière, pour un employeur qui, selon le cas :
    • paie moins de 250 $ en espèces à un employé au cours d’une année civile;
    • verse une rémunération en espèces à un employé pour une période de moins de 25 jours de travail dans une année civile (il n’est pas nécessaire que ces 25 jours soient consécutifs);

Remarque
Au cours d'une année civile, lorsque l'employé reçoit une rémunération de 250 $ ou plus en espèces et qu'il travaille 25 jours ou plus, l'emploi ouvre droit à pension à partir du premier jour de travail.

  • un emploi occasionnel, s'il n'est pas exercé dans le cadre de votre entreprise ou de votre commerce habituel;
  • l’emploi d’un enseignant dans le cadre d’un échange avec un pays étranger;
  • l’emploi d’un époux ou conjoint de fait, si vous ne pouvez pas déduire la rémunération que vous lui versez comme dépense selon la Loi de l’impôt sur le revenu;
  • l’emploi de votre enfant ou d’une personne dont vous subvenez aux besoins, si vous ne lui versez aucune rémunération en espèces;
  • l’emploi d’une personne dans le cadre d’une opération de sauvetage ou d’une catastrophe, dans la mesure où vous n’employez pas de façon régulière cette personne à cette fin;
  • l'emploi d'une personne, autre qu'un professionnel du spectacle, dans un cirque, d'une foire, d'un défilé, d'un carnaval, d'une exposition ou d'une autre activité semblable, si cette personne remplit les conditions suivantes :
    • elle n'est pas votre employé régulier;
    • elle travaille moins de sept jours dans l'année;

Remarque
Lorsque l'employé travaille sept jours ou plus, l'emploi ouvre droit à pension à partir du premier jour de travail.

  • l'emploi d'un travailleur d'élections par un organisme gouvernemental, si le travailleur remplit les conditions suivantes :
    • il n'est pas un employé régulier de l'organisme gouvernemental;
    • il travaille moins de 35 heures dans une année civile;

Remarque
Lorsque l’employé travaille 35 heures ou plus, l’emploi ouvre droit à pension à partir de la première heure de travail.

  • l’emploi d’un membre d’un ordre religieux qui a prononcé un vœu de pauvreté, peu importe que vous versiez la rémunération à celui-ci (qui la remet à l’ordre) ou à l’ordre directement.

Paiements et avantages exclus

Ne retenez pas de cotisations au RPC sur les paiements suivants :

  • les paiements de pension, les paiements forfaitaires provenant d’un régime de pension, les prestations de décès, les montants attribués par un fiduciaire dans le cadre d’un régime de participation aux bénéfices ou versés par un fiduciaire dans le cadre d’un régime de participation différée aux bénéfices et les prestations reçues dans le cadre d’un régime de prestations supplémentaires de chômage (PSC) admissible à ce titre selon la Loi de l’impôt sur le revenu;
  • les prestations d’assurance salaire qu’un employé reçoit selon un régime d’assurance salaire;
  • les paiements effectués après le décès d’un employé, sauf les montants gagnés et dus avant la date du décès;
  • une avance ou un prêt équivalant à l’indemnité pour accidents du travail que vous versez à un employé, avant ou après qu’une décision d’une commission des accidents du travail soit rendue. Pour savoir dans quels cas les cotisations au RPC sont obligatoires, lisez Montants et avantages assujettis aux cotisations du RPC. Pour en savoir plus sur les Indemnités pour les accidents du travail.
  • les montants pour la résidence d’un membre du clergé, lorsque celui ci a droit à une déduction d’impôt pour sa résidence;
  • les montants reçus à titre d'allocation pour perte de revenus, de prestation de retraite supplémentaire et d'allocation pour déficience permanente selon la partie 2 de la Loi sur les mesures de réinsertion et d'indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes.

Taux de cotisations au RPC et le maximum

Vous devez retenir les cotisations au RPC sur les montants et avantages que vous payez à vos employés. De plus, vous devez verser un montant égal au montant que vous retenez sur la rémunération de vos employés.

Exemple

Cotisations mensuelles au RPC retenues sur le salaire de votre employé 240,40 $
Votre part des cotisations au RPC 240,40 $
Montant total que vous versez pour les cotisations au RPC

480,80 $

Chaque année, nous déterminons :

  • le maximum des gains ouvrant droit à pension sur lequel vous retenez les cotisations au RPC (48 300 $ pour 2011);
  • l'exemption de base pour l'année, c'est-à-dire un montant de la paie annuelle de l'employé sur lequel vous ne retenez pas de cotisations au RPC (3 500 $ pour 2011 - consultez l'annexe 2);
  • le taux que vous utilisez pour calculer le montant que vous retenez sur la rémunération de vos employés (4,95 % pour 2011).

Vous arrêtez de retenir les cotisations au RPC lorsque le maximum des gains ouvrant droit à pension ou la cotisation d’employé maximale pour l’année est atteint (2 217,60 $ pour 2011).

Le taux de cotisations de l'employé, pour la prochaine année, se retrouve dans chaque version des Tables de retenues sur la paie, normalement disponible à la mi-décembre sur notre site à Retenues sur la paie.

Remarque
Si, durant l’année, un employé travaille pour différents employeurs (numéros d’entreprise différents), le maximum annuel des gains ouvrant droit à pension s’applique à chacun des emplois qu’il détient. Si celui ci quitte un employeur pour un autre durant l’année, le nouvel employeur devra lui aussi retenir des cotisations au RPC sans tenir compte des cotisations versées par l’employeur précédent. Cela s’applique même si l’employé a déjà payé le maximum des cotisations durant son emploi précédent. Cependant, si votre entreprise a fait l’objet d’une restructuration ou d’une réorganisation, lisez la Restructuration ou d'une réorganisation.

Tout montant de cotisations versées en trop par l’employé lui sera remboursé lorsqu’il produira sa déclaration de revenus et de prestations. Toutefois, il n’existe aucune disposition dans le Régime de pension du Canada qui prévoit un remboursement ou un crédit à l’employeur pour ses contributions dans de telles circonstances.

Il se peut que vous ayez des établissements au Québec et dans une autre province ou territoire. Si vous mutez un employé du Québec à une autre province ou à un autre territoire, vous devez établir deux feuillets T4, comme suit :

  • un feuillet indiquant le Québec comme province d'emploi, la rémunération gagnée au Québec, les cotisations au RRQ retenues, les gains ouvrant droit à pension et toutes les autres retenues applicables;
  • un feuillet indiquant l'autre province ou territoire d'emploi, la rémunération gagnée dans cette autre province ou territoire, les cotisations au RPC retenues, les gains ouvrant droit à pension, et toutes les autres retenues applicables.

Dans un tel cas, lorsque vous calculez le montant des cotisations au RPC, vous pouvez tenir compte des cotisations au RRQ que vous avez retenues dans l'année sur la rémunération de cet employé. Toutefois, le total des cotisations aux deux régimes ne doit pas dépasser la cotisation maximale pour l'année.

Calcul des cotisations au RPC

Pour déterminer le montant des cotisations au RPC que vous devez retenir, utilisez l’un des outils suivants :

  • le Calculateur en direct des retenues sur la paie (CDRP);
  • les Tables de retenues sur la paie (T4032);
  • les formules informatisées (T4127).

Remarque
Les tables de retenues sur la paie divisent l'exemption annuelle du RPC en périodes de paie.

Pour savoir quelle est la méthode qui vous convient le mieux, lisez Tables de retenues sur la paie.

Vous pouvez aussi calculer manuellement les retenues de vos employés pour le RPC. Pour une seule période de paie, utilisez la grille de calcul de l'annexe 2. Pour des périodes de paie multiples ou pour vérifier les cotisations au RPC à la fin de l'année avant de remplir le feuillet T4, utilisez la grille de calcul de l'annexe 3.

Remarques
Une période de paie est une période où vous payez un salaire ou toute autre rémunération à un employé.

Lorsque vous avez établi votre type de période de paie, la période d'exemption (consultez l’annexe 2) ne peut pas changer, même si un congé sans solde a lieu ou s’il y a des paiements partiels.

Commencer à retenir ou cesser de retenir les cotisations au RPC

Il peut y avoir des situations spéciales où vous devez commencer ou cesser de retenir les cotisations au RPC dans l’année pour un employé en particulier. Dans ces situations spéciales, vous pourriez avoir besoin de faire la répartition proportionnelle des cotisations maximales au RPC pour l’année afin de vous assurez que vous n’avez pas trop déduit.

Remarque
Dans certains cas, les exigences sont différentes pour le RRQ. Pour en savoir plus, consultez la publication TP 1015.G, Guide de l’employeur – Retenues à la source et cotisations, que vous pouvez obtenir auprès de Revenu Québec .

Situations spéciales

Votre employé atteint l’âge de 18 ans dans l’année—commencez à retenir les cotisations au RPC dans la première paie du mois suivant celui où l'employé atteint l’âge de 18 ans. Lorsque vous faites la répartition proportionnelle, utilisez le nombre de mois après le mois où l’employé atteint 18 ans (voir l’annexe 1);

Votre employé atteint l’âge de 70 ans dans l’année—retenez les cotisations au RPC jusqu'à la dernière période de paie du mois où l'employé atteint 70 ans en incluant cette dernière. Lorsque vous faites la répartition proportionnelle, utilisez le nombre de mois jusqu’à et incluant le mois où l’employé atteint 70 ans (voir l’annexe 2);

Votre employé reçoit une pension de retraite du RPC ou du RRQ. Pour en savoir plus, lisez Employés qui sont âgés de 60 à 70 ans.

Remarque
Si l'employé n'est plus considéré comme invalide selon le RPC, commencez à retenir les cotisations au RPC à la première période de paie du mois suivant celui où l'employé n'est plus considéré comme invalide. Lorsque vous faites la répartition proportionnelle, utilisez le nombre de mois après le mois où l’employé a cessé d’être considéré comme invalide.

Votre employé décède dans l’année—retenez les cotisations au RPC jusqu'à la dernière période de paie du mois du décès. Vous devez aussi déduire les cotisations au RPC sur les montants et avantages qui sont gagnés ou dus à l’employé à la date de son décès. Lorsque vous faites la répartition proportionnelle, utilisez le nombre de mois jusqu’à et incluant le mois du décès.

Vérification du montant des cotisations au RPC que vous avez déduit

1) Faites la répartition proportionnelle du maximum des cotisations de l’année, en suivant ces étapes :

Étape 1 : Soustrayez l'exemption de base pour l'année (3 500 $ pour 2011) du maximum des gains ouvrant droit à pension pour l'année (48 300 $ pour 2011).

Étape 2 : Multipliez le résultat de l'étape 1 par le nombre de mois ouvrant droit à pension.

Étape 3 : Divisez le résultat de l'étape 2 par 12 (mois).

Étape 4 : Multipliez le résultat de l'étape 3 par le taux de RPC applicable pour l'année (4,95 % pour 2011). Pour connaître les exemptions, les maximums et les taux précédents et courants, allez à Taux de cotisations au RPC, les maximums et les exemptions.

2) Calculez les cotisations au RPC par période de paie en utilisant l’annexe 2, et retenir le montant calculé jusqu’à ce que le plus tôt de : n la contribution maximale calculée au prorata pour l’année est atteint; n la dernière période de paie pour laquelle des déductions sont requises est terminée.

3) Le montant exact des cotisations au RPC sera le plus faible de 1) et 2).

Exemple 1
Bernard a eu 18 ans le 15 juin 2011. Il reçoit 1 000 $ à chaque deux semaines (26 000 $ par année). Ce montant est moins élevé que le maximum des gains ouvrant droit à pension (48 300 $ pour 2011) qui est assujetti aux cotisations au RPC.

Cotisation proportionnelle maximale pour 2011 :
(48 300 $ – 3 500) × 6/12 × 4,95% = 1 108,80 $ (6/12 représente le nombre de mois donnant droit à la pension divisé par 12).

La contribution maximale de Bernard au RPC pour 2011 est de 1 108,80 $.

Calcul de la période de paie :

De janvier à juin 2011
Aucune cotisation au RPC.

De juillet à décembre 2011

  • Période de paie : aux deux semaines
  • Gains : 1 000 $
  • La première paie de Bernard en juillet est le 11 juillet, pour la période du 30 juin au 11 juillet.

En se servant de la grille de calcul de l'annexe 2, les cotisations de Bernard au RPC pour chaque paie sont calculées de la manière suivante :

Étape 1 : Les revenus gagnés ouvrant droit à
pension de Bernard
= 1 000,00 $
Étape 2 : Montant de l’exemption de base pour
la période de paie provenant de l’annexe 2
= 134,61 $
Étape 3 : Revenu gagné ouvrant droit à pension moins l’exemption de base = 865,39 $
Étape 4 : Taux de cotisation au RPC pour 2011 = 4.95%
Étape 5 : Cotisation au RPC par période de paie = 42,84 $

Vous devrez retenir 42,84 $ pour chacune des paies de Bernard, en commençant avec la paie du 11 juillet (le mois suivant le mois où Bernard atteint 18 ans). Sa contribution réelle pour l’année sera 42,84 $ × 13 (période de paie aux deux semaines) = 556,92 $.

Ceci ne dépasse pas la cotisation proportionnelle maximale de 1 108,80 $ donc le montant exact des cotisations au RPC a été déduit.

Exemple 2
Alfred a eu 70 ans le 15 février 2011. Il reçoit 1 000 $ par semaine (52 000 $ par année). Ce montant est plus élevé que le maximum des gains ouvrant droit à pension (48 300 $ pour 2011) qui est assujetti aux cotisations au RPC.

Cotisation proportionnelle maximale pour 2011 :
(48 300 $ – 3 500) × 2/12 × 4,95% = 369,60 $ (2/12 représente le nombre de mois donnant droit à la pension divisé par 12).

Les contributions d’Alfred au RPC pour 2011 ne devraient pas être plus de 369,60 $.

Calcul de la période de paie :

De janvier à février 2011

  • Période de paie : hebdomadaire
  • Gains : 1 000 $
  • La dernière paie en février est le 28 février, pour la période du 22 février au 28 février

De mars à décembre 2011

Aucune cotisation au RPC

En se servant de la grille de calcul de l'annexe 2, les cotisations d’Alfred au RPC pour chaque paie sont calculées de la manière suivante :

Étape 1 : Les revenus gagnés ouvrant droit à
pension d’Alfred
= 1 000,00 $
Étape 2 : Montant de l’exemption de base pour
la période de paie provenant de l’annexe 2
= 67,30 $
Étape 3 : Revenu gagné ouvrant droit à pension moins l’exemption de base = 932,70 $
Étape 4 : Taux de cotisation au RPC pour 2011 = 4.95%
Étape 5 : Cotisation au RPC par période de paie = 46,17 $

Les cotisations au RPC d’Alfred seront de ,17 $ par paie, jusqu’à la dernière période de paie datée du 28 février inclusivement (le mois dans lequel elle atteint 70 ans). Sa contribution réelle pour l’année sera 46,17 $ × 9 (périodes de paie hebdomadaire) = 415,53 $.

Puisque la somme de 369,60 $ est plus que la cotisation proportionnelle maximale vous devez cesser de déduire lorsque la contribution maximale est atteinte. Si vous avez déduit 415,53 $, vous devrez rembourser votre employé pour la différence. Pour en savoir plus, lisez Paiement en trop au RPC.

Exemple 3 (Nouvelles règles du RPC – À compter de 2012)
Catherine est âgée de 64 ans et reçoit une pension de retraite du RPC. Le 23 juillet 2012, elle célèbre ses 65 ans et fait le choix de cesser de verser des cotisations au RPC. Elle vous remet le CPT30, Choix de cesser de verser des cotisations au Régime de pensions du Canada, ou révocation d’un choix antérieur dûment rempli et signé.

Catherine reçoit 1 000 $ toutes les deux semaines (26 000 $ par année). Ce montant est inférieur au maximum des gains ouvrant droit à pension (*48 300 $) qui est assujetti aux cotisations au RPC.

Cotisation proportionnelle maximale pour 2012 :
(48 300 $ – 3 500) × 7/12 × 4,95% = 1 293,60 $ (7/12 représente le nombre de mois donnant droit à la pension divisé par 12).

Les contributions de Catherine au RPC pour 2012 sont de 369,60 $.

* Les valeurs de 2012 n’étant pas disponibles au moment d’aller sous presse, les valeurs de 2011 ont été utilisées pour fins de démonstration seulement.

Calcul de la période de paie :

De janvier à juillet 2012

  • Période de paie : aux deux semaines
  • Gains : 1 000 $
  • La dernière paie de Catherine en juillet est datée du 26 juillet et couvre la période du 13 au 26 juillet.

Août à décembre 2012

  • Aucune cotisation au RPC

En se servant de la grille de calcul de l'annexe 2, les cotisations de Catherine au RPC pour chaque paie sont calculées de la manière suivante :

Étape 1 : Les revenus gagnés ouvrant droit à pension de Catherine = 1 000,00 $
Étape 2 : Montant de l’exemption de base pour
la période de paie provenant de l’annexe 2
= 134,61 $
Étape 3 : Revenu gagné ouvrant droit à pension moins l’exemption de base = 865,39 $
Étape 4 : Taux de cotisation au RPC = 4.95%
Étape 5 : Cotisation au RPC par période de paie = 42,84 $

Vous devez calculer les cotisations au RPC de Catherine jusqu'à la dernière paie datée du mois au cours duquel elle vous remet le formulaire de choix. Sa contribution réelle pour l’année sera 42,84 $ × 15 (périodes de paie aux deux semaines) = 642,60 $.

Ceci ne dépasse pas la cotisation proportionnelle maximale de 1 108,80 $, donc le montant exact des cotisations au RPC a été déduit.

Pour en savoir plus sur les nouvelles règles du RPC, allez à Changements apportés aux règles de retenue des cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC).


Employés âgés de 60 à 70 ans

Ces employés peuvent demander de recevoir une pension de retraite du RPC. Vous devez retenir les cotisations au RPC sur les gains ouvrant droit à la pension de ces employés jusqu'à et incluant la dernière période de paie du mois où l'employé atteint 70 ans en incluant cette dernière.

Vous devrez retenir les cotisations au RPC d'un employé qui reçoit des gains ouvrant droit à pension s'il remplit une des conditions suivantes :

Remarque
Ces nouvelles règles législatives ne touchent pas le salaire ou traitement d'un employé qui est considéré comme invalide selon le RPC ou le RRQ ni le salaire ou traitement d'un employé qui a atteint l'âge de 70 ans. Ne retenez pas de cotisations au RPC sur le salaire ou traitement de ces employés.

Ceux qui ne sont pas assujettis au RPC, par exemple, les employés du Québec, ne sont pas touchés par ces règles.

Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) envoie une lettre à l’employé qui reçoit une pension. La lettre indique la date à laquelle la pension de retraite devient payable.

Pour en savoir plus sur ces changements allez à Changements apportés aux règles de retenue des cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC). Pour des renseignements sur l’admissibilité aux prestations, communiquez avec Service Canada.

Remarque
Les exigences sont différentes pour le RRQ. Pour obtenir des renseignements, consultez la publication TP 1015.G, Guide de l’employeur – Retenues à la source et cotisations, que vous pouvez obtenir de Revenu Québec.

Commissions payées à intervalles irréguliers

Certains employés sont toujours rémunérés à commission et sont payés seulement lorsque leurs ventes sont conclues, ce qui ne se produit pas à intervalles réguliers. Dans de tels cas, faites une répartition du montant de l’exemption annuelle de base des cotisations pour le nombre de jours dans l’année qui se situent entre les paiements de la commission afin de déterminer le montant de la contribution maximale.

Exemple
Votre employée, Maria, travaille toujours à commission. Vous ne la payez que lorsqu’elle fait une vente. Le 1er juin 2011, vous lui avez versé une commission de 1 800 $. Sa dernière commission datait du 16 mars 2011. Il y a 76 jours entre ces deux paiements.

Calculez le montant de la cotisation pour 2011 comme suit :

  • Exemption de base proportionnelle annuelle pour la période : 76 ÷ 365 (jours) × 3 500 $ = 728,77 $
  • Vous devez retenir les cotisations au RPC comme suit : 
    1 800 $ - 728,77 $ = 1 071,23 $
    1 071,23 $ × 4,95 % = 53,03 $

Paiement en trop au RPC

Si, au cours d’une année, vous avez trop retenu de cotisations au RPC pour un employé (p. ex. le montant maximum des gains ouvrant droit à pension de l’employé était atteint ou celui-ci n’occupait pas un emploi ouvrant droit à pension), vous devriez rembourser à l’employé le montant déduit en trop et modifier votre registre de paie pour refléter la déduction réduite. Un crédit figurera alors dans votre compte de retenues sur la paie de l’ARC et sera égal à votre part et celle de l’employé. Dans la même année, vous pourrez réduire votre prochain versement à l’ARC du montant des cotisations retenues en trop.

N’incluez pas ce remboursement sur le feuillet T4. Si vous ne pouvez pas rembourser à un employé les cotisations au RPC que vous avez retenues en trop, indiquez sur son feuillet T4 le total des cotisations au RPC retenues et le montant exact de la rémunération ouvrant droit à pension. Une fois que vous aurez déclaré le versement en trop de l’employé sur un feuillet T4, vous pourrez nous demander un remboursement en remplissant le formulaire PD24, Demande de remboursement pour des retenues de cotisations en trop au RPC ou à l’AE. Votre demande doit nous parvenir au plus tard quatre ans après la fin de l’année où le versement en trop a eu lieu.

Recouvrement des cotisations au RPC

Si vous recevez un avis de cotisation vous informant que vous n'avez pas assez déduit de cotisations au RPC ou que vous découvrez que vous n'avez pas déduit de cotisations au RPC, il est de votre responsabilité de verser le solde exigible (part employeur et employés).

Vous pourrez recouvrer la part des cotisations des employés en les déduisant de leurs prochaines paies. Cette déduction peut être égale au montant que vous auriez dû retenir sur chaque paie, mais elle ne doit pas le dépasser. Par contre, vous ne pouvez pas recouvrer les cotisations qui sont en souffrance depuis plus de 12 mois. Également, vous ne pouvez pas ajuster les déductions de l'impôt sur le revenu de l'employé pour couvrir le déficit au RPC.

Si vous recouvrez dans l’année en cours des cotisations que vous auriez dû retenir dans une année passée, ne reportez pas le montant recouvré sur le feuillet T4 de l’année en cours. L’ARC modifiera plutôt les feuillets T4 de l’année précédente et vous les fera parvenir.

Le montant recouvré n’affecte pas les cotisations déjà payées dans l’année en cours

Exemple

a) Vous auriez dû retenir et verser les cotisations au RPC comme suit :

Mois RPC
septembre 23,40 $
octobre 23,40 $
novembre 24,10 $
décembre 24,70 $
Total 95,60 $

b) Après vérification de vos livres comptables, nous vous émettons un avis de cotisation comme suit :

  Employé Employeur Total
Cotisations au RPC 95,60 $ 95,60 $ 191,20 $

Les intérêts et la pénalité s'ajoutent au total.

c) L'année suivante, vous pouvez recouvrer la cotisation de l'employé de 95,60 $ comme suit :

  Retenue
courante
  Recouvrement
de l'employeur
  Retenue de
l'employé
avril 24,70 $ + 23,40 $ (pour septembre) = 48,10 $
mai 24,70 $ + 23,40 $ (pour octobre) = 48,10 $
juin 25,10 $ + 24,10 $ (pour novembre) = 49,20 $
juillet 25,10 $ + 24,70 $ (pour décembre) = 49,80 $
Total   95,60 $  

Pour obtenir plus de détails au sujet de la revue des gains assurables et ouvrant droit à pension (RGAP), lisez le chapitre 4.

Participation au RPC - Employeur résidant hors du Canada

Si vous êtes un employeur qui n'a pas d'établissement au Canada, vous pouvez demander de faire admettre au RPC l'emploi que vous fournissez au Canada à des employés résidents et non-résidents. Cela est toutefois facultatif. Vous pouvez le demander même si votre pays n'a pas conclu d'accord de sécurité sociale avec le Canada. Pour ce faire, utilisez le formulaire CPT13, Demande d'admission d'un emploi au Canada au Régime de pensions du Canada, faite par un employeur résidant hors du Canada.

Accords de sécurité sociale avec d'autres pays

Le Canada a conclu des accords réciproques de sécurité sociale avec d'autres pays. Ces accords font en sorte qu'un employé ne participe qu'à un seul régime (le RPC ou le régime de sécurité sociale de l'autre pays).

Pour savoir si un pays a un accord avec le Canada et pour retrouver le numéro du formulaire de demande CPT recherché, consultez la liste qui se trouve à l'annexe 4.

Vous pouvez obtenir un formulaire de demande d’admission ou d’extension d’un emploi au RPC en allant à Formulaires et publications.

Remarque
Si vous avez des questions au sujet de la participation au RRQ dans les autres pays, faites-les parvenir à l'adresse suivante :

Bureau des ententes de sécurité sociale
Régie des rentes du Québec
1055, boul. René-Lévesque Est, 13e étage
Montréal, QC H2L 4S5



Chapitre 3 - Cotisations à l'assurance-emploi

Vous devez retenir des cotisations à l'assurance-emploi (AE) pour chaque dollar de rémunération assurable jusqu'au maximum annuel. Lorsque ce maximum sera atteint, ne retenez plus de cotisations, même si l'excès de rémunération est considéré comme étant assurable. Pour 2011, le maximum de la rémunération annuelle assurable est de 44 200 $.

Remarque
À compter du 1er janvier 2012 (pour l’année d’imposition 2011), il faudra dorénavant remplir la case 24, « Gains assurables d’AE » sur le feuillet de renseignements T4 en tout temps. Pour en savoir plus, consultez le guide RC4120, Guide de l’employeur – Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire.

Quand retenir les cotisations d'AE?

Vous devez retenir les cotisations à l'AE de la rémunération d'un employé si celui-ci occupe un emploi assurable pendant l'année.

Un emploi assurable inclut, dans presque tous les cas, un emploi au Canada selon un contrat de louage de services, c’est à dire lorsqu’il y a une relation employeur employé (lisez Êtes-vous un employeur?). Il n’y a pas d’âge minimum ou maximum pour payer des cotisations à l’AE. Dans certains cas, un emploi hors du Canada est aussi assurable ((lisez la section intitulée  Emploi à l'extérieur du Canada).

Remarque
Si l’employé est un étudiant, vous aurez à retenir les cotisations pour chaque type de rémunération qui est assujetti à l’assurance-emploi, comme tout autre employé.

Certains travailleurs qui ne sont pas des employés peuvent être considérés comme occupant un emploi assurable. C'est le cas, par exemple, des chauffeurs de taxi et d'autres véhicules de transport de passagers, des coiffeurs pour hommes et dames et des pêcheurs (lisez chapitre 7).

Montants et avantages assujettis aux cotisations à l'AE

En général, vous retenez les cotisations à l'AE sur les montants et les avantages suivants :

  • les salaires, traitements, primes, commissions ou autres rémunérations (y compris les avances sur les salaires et sur les gains), ainsi que les salaires tenant lieu de préavis de congédiement;
  • la plupart des allocations et des avantages imposables en espèces, incluant certains logements gratuits ou à loyer peu élevé, s’ils sont payés en espèces ou selon une subvention, la valeur de la pension et du logement si une rémunération en espèces est versée durant la période de paie (autre qu’une allocation exonérée versée à un employé qui travaille sur un chantier particulier ou dans un endroit éloigné);
  • n les cotisations que l’employeur verse au régime enregistré d’épargne retraite (REER) de l’employé sauf si l’employé ne peut pas retirer de montants d’un REER collectif tant qu’il n’a pas pris sa retraite ou cessé d’être à votre emploi ou si l’accord sur le REER permet à l’employé de retirer un montant du REER selon le Régime d’accession à la propriété (RAP) ou du Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REEP);
  • les cadeaux, les prix, ainsi que les récompenses versés en espèces;
  • les honoraires liés à l'emploi ou à la charge, une participation aux bénéfices payée par l'employeur, les primes d'encouragement, les jetons de présence d'administrateur et autres frais, s'ils sont versés dans le cours d'un emploi assurable;
  • certains pourboires et gratifications reçus pour services rendus;
  • la rémunération reçue pendant les vacances, un congé d'ancienneté, un congé sabbatique ou un congé de maladie ou la paie de vacances;
  • les paiements versés à des personnes qui détiennent une charge dans un syndicat ou une association de syndicats;
  • n les prestations d’assurance salaire qu’un employé reçoit selon un régime d’assurance salaire (ces prestations peuvent être assujetties ou non aux cotisations à l’AE — pour en savoir plus, lisez la Régimes d'assurance-salaire);
  • la rémunération que vous continuez à verser à un employé avant ou après qu'une décision d'une commission des accidents du travail soit rendue, de même que :
    • une avance ou un prêt qui excède l'indemnité pour accidents du travail;
    • une avance ou un prêt non remboursé.

Remarque
Si vous versez à un ancien employé l’un ou l’autre des montants qui précèdent et que vous devez retenir des cotisations à l’AE, utilisez le taux de cotisation courant qui est en vigueur au moment où vous effectuez le versement.

Emplois, paiements et avantages non assujettis aux cotisations à l'AE

Certaines conditions doivent être respectées dans le cas de l'emploi d'un particulier qui détient une charge dans le secteur privé, municipal ou universitaire. Cette liste inclut : maires, conseillers municipaux, commissaires scolaires, chefs d'une bande indienne, conseillers d'une bande, exécuteurs, liquidateurs ou administrateurs d'une succession, membres du conseil arbitral de la Commission de l'assurance-emploi du Canada, administrateurs d'une société, ou tout autre poste lorsqu'une personne est élue ou nommée à cette charge.

Emplois exclus

Même s'il y a un contrat de louage de services, les montants que vous payez pour les emplois suivants ne sont pas assurables, et vous ne devez pas retenir de cotisations à l'AE pour ceux-ci :

  • un emploi occasionnel, s'il n'est pas exercé dans le cadre de votre entreprise ou de votre commerce habituel;
  • un emploi lorsque l'employé et vous avez un lien de dépendance. Il y a deux catégories d'employés qui peuvent être visés :
    • Personnes liées : ce sont des particuliers liés par le sang, le mariage, l'union de fait ou l'adoption. Dans le cas d'une société, l'employé sera lié avec elle lorsque cet employé contrôle la société ou est membre d'un groupe lié qui la contrôle. Cependant, ces particuliers peuvent occuper un emploi assurable s'il est raisonnable de conclure que vous auriez négocié un contrat semblable avec une personne avec laquelle vous n'avez aucun lien de dépendance.
    • Personnes non liées : un contrat d'emploi entre vous et un employé non lié peut être non-assurable s'il est évident selon les circonstances d'emploi que les deux parties se comportent comme s'il y avait entre elles un lien de dépendance.

Pour en savoir plus, lisez le bulletin d'interprétation sur ce sujet à À propos du Régime de pensions du Canada et de l'assurance-emploi.

En cas de doute sur la pertinence de retenir des cotisations à l’AE lorsque vous faites appel aux services d’une personne liée (membre de votre famille) ou d’autres employés non liés dans des situations inhabituelles, nous vous suggérons d’obtenir une décision. Pour ce faire, allez à Mon dossier d'entreprise ou remplissez le formulaire CPT1, Demande de décision quant au statut d’un travailleur aux fins du Régime de pensions du Canada et/ou de la Loi sur l’assurance emploi, et acheminez-le à la Division des décisions RPC/AE de votre bureau des services fiscaux.

Remarque
Si vous avez déduit des primes d'assurance-emploi et penser que vous n’aviez pas à en déduire, vous pouvez demander un remboursement des primes d'assurance-emploi. Normalement, cela exige que nous complétions une demande de décision afin de confirmer la relation entre l'employé et vous.

  • l'emploi, par une société, d'une personne qui contrôle plus de 40 % des actions avec droit de vote de la société;
  • un emploi qui est un échange de travail et de services;
  • l’emploi par un employeur du secteur agricole, en horticulture ou dans une entreprise agricole, lorsque, selon le cas :
    • l'employé ne touche pas de rémunération en espèces;
    • il travaille moins de sept jours chez le même employeur pendant l'année

Remarque
Lorsque l'employé travaille sept jours ou plus, l'emploi est assurable à compter du premier jour de travail.

  • l'emploi d’une personne autre qu’un professionnel du spectacle dans le cadre d'un cirque, d'une foire, d'un défilé, d'un carnaval, d'une exposition ou d'une autre activité semblable, si cette personne remplit les deux conditions suivantes :
    • elle n'est pas votre employé régulier;
    • elle travaille moins de sept jours dans l'année;

Remarque
Lorsque l'employé travaille sept jours ou plus, l'emploi est assurable à compter du premier jour de travail.

  • l'emploi d'une personne dans le cadre d'une opération de sauvetage, dans la mesure où vous n'employez pas régulièrement cette personne à cette fin;
  • l'emploi d'un travailleur d'élections par un organisme gouvernemental, si le travailleur remplit les conditions suivantes :
    • il n'est pas un employé régulier de l'organisme gouvernemental;
    • il travaille moins de 35 heures dans une année civile;

Remarque
Lorsque l'employé travaille 35 heures ou plus, l'emploi est assurable à partir de la première heure de travail.

  • l'emploi au Canada dans le cadre d'un programme d'échange, si l'employé est rémunéré par un employeur qui réside à l'extérieur du Canada;
  • l'emploi d'un membre d'un ordre religieux qui a prononcé un vœu de pauvreté, peu importe que vous versiez la rémunération à celui-ci (qui la remet à l'ordre) ou à l'ordre directement;
  • un emploi régi par les lois sur l'assurance-chômage d'un état des États-Unis, du district de Columbia, de Porto Rico ou des îles Vierges, ou par la Railroad Unemployment Insurance Act des États-Unis, si ces lois exigent le versement de cotisations;
  • l'emploi au Canada d'une personne non-résidente, si les lois sur l'assurance-chômage d'un pays étranger exigent le versement de cotisations pour cet emploi;
  • l'emploi au Canada par un gouvernement étranger ou un organisme international; toutefois, l'emploi est assurable si le gouvernement étranger ou l'organisme international s'entend avec Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) pour établir que c'est la loi canadienne sur l'AE qui s'appliquera à ses employés canadiens;
  • l'emploi exercé dans le cadre des programmes de prestations d'emploi intitulés « Travail indépendant » ou « Partenariat pour la création d'emplois » (mis sur pied par la Commission de l'assurance-emploi du Canada en vertu de l'article 59 de la Loi sur l'assurance-emploi) ou de programmes de prestations similaires offerts par un gouvernement provincial ou un autre organisme (selon un accord conclu aux termes de l'article 63 de la Loi sur l'assurance-emploi).

Paiements et avantages exclus

Ne retenez pas de cotisations à l'AE sur les paiements et avantages suivants :

  • des prestations supplémentaires de chômage (PSC) versées dans le cadre d'un régime de prestations supplémentaires de chômage enregistré (RPSC) et couvrant les périodes de chômage par suite d'un arrêt temporaire de travail, d'une formation, d'une maladie, d'une blessure ou d'une mise en quarantaine;
  • tout avantage autre qu’en espèces, sauf la valeur de la pension et du logement lorsqu’une rémunération en espèces est également versée durant une période de paie;
  • les revenus gagnés (salaire, heures supplémentaires en banque, primes, vacances, etc.) mais non versés avant le décès d’un employé ne sont pas assujettis aux cotisations à l’AE;
  • les cotisations d'un employeur à un REER collectif d'un employé où l'accès est réglementé, ne permettant pas à un employé de retirer les montants avant de prendre sa retraite ou de cesser d'être employé ou si l'accord sur le REER permet à l'employé de retirer un montant du REER selon le RAP ou du REEP;
  • les montants reçus à titre d'allocation pour perte de revenus, de prestation de retraite supplémentaire et d'allocation pour déficience permanente selon la partie 2 de la Loi sur les mesures de réinsertion et d'indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes;
  • toute somme qui est exclue du revenu selon les alinéas 6(1)a) ou 6(1)b) ou des paragraphes 6(6) ou (16) de la Loi de l'impôt sur le revenu;
  • une allocation de retraite;
  • tout montant que vous versez à un employé pour couvrir une période d’attente de prestations de maternité, parentales ou de soignant ou pour augmenter ces mêmes prestations, si les deux conditions suivantes sont remplies :
    • le montant total du supplément et des prestations de l’AE ne dépasse pas la rémunération hebdomadaire normale brute de l’employé;
    • le supplément ne réduit pas aucun crédit accumulé par l’employé tel que allocation de retraite, les congés de maladie ou de vacances non utilisés;
  • une avance ou un prêt équivalant à une indemnité pour accidents du travail que vous versez à l'employé, avant ou après une décision d'une commission des accidents du travail;
  • un montant complémentaire, c'est-à-dire un montant que vous versez à un employé en plus du montant d'indemnité versé par une commission des accidents du travail après qu'elle a rendu une décision;
  • les montants complémentaires aux régimes d'assurance-salaire qui ne sont pas assujettis aux cotisations à l'AE;
  • les montants attribués par un fiduciaire selon un régime de participation aux bénéfices ou d’un fiduciaire a versé selon un régime de participation différée aux bénéfices.

Taux et cotisation maximale à l’AE

Vous devez retenir des cotisations à l'AE sur la rémunération provenant d'un emploi assurable. En plus, vous devez payer votre cotisation, soit 1,4 fois la cotisation de l'employé.

Exemple

Cotisations de l'employé à l'AE retenues pour le mois 195,50 $
Votre part de cotisations à l'AE (× 1,4)

273,70 $

Montant de votre versement à l'AE

469,20 $

Chaque année nous déterminons :

  • le maximum de la rémunération assurable annuelle sur lequel vous retenez la cotisation à l'AE (44 200 $ pour 2011);
  • le taux que vous utilisez pour calculer le montant que vous retenez sur la rémunération de vos employés (1,78 % pour 2011 - pour le Québec, utilisez 1,41 %).

Vous arrêtez de retenir les cotisations à l'AE lorsque le maximum de la rémunération assurable (indiqué ci-dessus) ou la cotisation maximale de l'employé pour l'année (786,76 $ pour 2011 -  632,22 $ pour le Québec) est atteinte.

Le taux de cotisations de l'employé, pour la prochaine année, se retrouve dans chaque version des Tables de retenues sur la paie, normalement disponible à la mi-décembre sur notre Web Retenues sur la paie.

Remarques
Si, durant l’année, un employé travaille pour différents employeurs (numéros d’entreprise différents), le maximum de la rémunération assurable (44 200 $ pour 2011) s’applique à chacun des emplois qu’il détient. Si celui ci quitte un employeur pour un autre durant l’année, le nouvel employeur devra lui aussi retenir des cotisations à l’AE sans tenir compte des montants versés par l’employeur précédent. Cela s’applique même si l’employé a déjà payé le maximum des cotisations durant son emploi précédent. Cependant, si votre entreprise a fait l’objet d’une restructuration ou réorganisation, lisez la Restructuration ou réorganisation de votre entreprise.

Tout montant de cotisations versées en trop par l’employé lui sera remboursé lorsqu’il produira sa déclaration de revenus et de prestations. Il n’y a aucune disposition qui prévoit un crédit ou un remboursement à l’employeur dans de telles circonstances.

Différents taux d'AE s'appliquent pour les employés qui travaillent au Québec en raison de la mise en place du Régime québécois d'assurance parentale (RQAP).

Exemple
Hassan a 30 000 $ de rémunération assurable en Ontario, ensuite il change de province d'emploi pour le Québec. Il gagne ensuite 40 000 $ additionnels chez le même employeur.

Le maximum des cotisations d'Hassan est calculé comme suit :

Total de la rémunération assurable................ $44,200
En Ontario:...........30 000 $ × 1,78% = 534,00$
Au Québec:...........13 200 $ × 1,36% = 220,22$
Total des cotisations....................................... 734,22$

Régime québécois d'assurance parentale (RQAP)

Depuis le 1er janvier 2006, les prestations parentales, de maternité et d'adoption pour les résidents du Québec sont administrées par la province du Québec. Le RQAP a remplacé les prestations semblables que les résidents du Québec recevaient auparavant selon la Loi sur l'assurance-emploi.

Tous les employeurs qui ont des employés travaillant au Québec doivent retenir des cotisations à l’AE à un taux réduit (1,41 % pour 2011) pour ceux-ci, sans égard à leur province ou territoire de résidence. La cotisation annuelle maximale pour 2011 est de 623,22 $.

Pour en savoir plus sur le programme du RQAP, visitez le site Web à Revenu Québec.

Remarque
Si vous émettez plus d’un feuillet T4 pour le même employé, vous pouvez reporter le montant des gains assurables pour chaque période d’emploi dans la case 24, sur chaque feuillet T4. Déclarer ces montants peut réduire le nombre de rapports du Revue des gains assurables et ouvrant droit à pension (RGAP) inutiles pour le calcul du déficit de l’AE, surtout si l’employé à travaillé à l’intérieur et à l’extérieur du Québec.

Réduction du taux de cotisation de l'employeur si vous avez un régime d'invalidité de courte durée

Certains employeurs fournissent à leurs employés un régime d'assurance-salaire en cas d'invalidité de courte durée. Si ce régime répond aux normes établies par le Règlement sur l'assurance-emploi, les cotisations à l'AE de l'employeur peuvent être versées à un taux réduit (inférieur à 1,4 fois la cotisation de l'employé).

Pour profiter de la réduction du taux de cotisation de l’employeur, vous devez vous inscrire au Programme de réduction du taux de cotisation d’AE en soumettant :

  • une demande initiale, que vous pouvez trouver dans la publication intitulée Programme de réduction du taux de cotisation d’assurance emploi de Service Canada;
  • fournir une copie du régime d'invalidité de courte durée qui est fourni aux employés.

Vous pouvez obtenir ce guide au Centre Service Canada de votre région où encore en communiquant avec :

Service Canada
Programme de réduction du taux de cotisation d'assurance-emploi
C.P. 11000
Bathurst NB   E2A 4T5

Téléphone : 1-800-561-7923
Télécopieur : 506-548-7473
Internet : www.servicecanada.gc.ca/prt

Les cotisations de l'employeur ne sont réduites que pour les employés qui sont protégés par un régime autorisé (cela inclut tout employé visé par une période d'admissibilité au régime de trois mois ou moins). Ces employés continueront d'être inscrits au compte courant de retenues sur la paie auquel s'appliquera un taux réduit. Un agent du Programme de réduction du taux de cotisation de l’AE vous demandera d’ouvrir un autre compte de retenues sur la paie avec le même numéro d’entreprise (NE) où vous pourrez faire un versement distinct pour les employés qui ne sont pas protégés par le régime.

Vous devez produire une déclaration de renseignements T4 distincte pour chaque compte de retenues sur la paie sous votre NE :

  • Déclarez le revenu et les déductions de tous les employés protégés par le régime dans votre compte de retenues à la paie à taux réduit (exemple : RP0001).
  • Déclarez le revenu et les déductions de tous vos employés qui n’ont pas droit au régime dans votre compte de retenues sur la paie auquel s’applique le taux régulier de 1,4 fois les cotisations des employés (exemple : RP0002).

Lorsqu'un employé est transféré entre les deux comptes au cours d'une année civile, vous devez établir un feuillet T4 pour chaque compte.

Calculer les cotisations à l'AE

Pour déterminer le montant des cotisations d’AE que vous devez retenir, utilisez l’un des outils suivants :

  • le Calculateur en direct des retenues sur la paie (CDRP);
  • les Tables de retenues sur la paie (T4032);
  • les Tables supplémentaires de retenues sur la paie (T4008);
  • les formules informatisées (T4127).

Pour savoir quelle est la méthode qui vous convient le mieux, lisez Tables de retenues sur la paie.

Vous pouvez aussi utiliser la méthode du calcul manuel pour calculer les cotisations à l’AE de vos employés. Utilisez cette méthode pour les employés dont la rémunération dépasse le montant maximum indiqué dans la partie C du guide T4032, Tables de retenues sur la paie.

Remarque
À compter de 1er janvier 2012 (pour l’année d’imposition 2011), il faudra dorénavant remplir la case 24, « Gains assurables d’AE » sur le feuillet de renseignements T4 en tout temps. Pour en savoir plus, consultez le guide RC4120, Guide de l’employeur – Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire.

Paiement en trop à l'AE

Si, au cours d’une année, vous avez retenu trop de cotisations à l’AE pour un employé (p. ex. le montant maximum de la rémunération assurable a été atteint ou l’employé n’occupait pas un emploi assurable), vous devriez rembourser à l’employé le montant retenu en trop et modifier votre registre de paie dans la même année ou le paiement en trop a été fait pour refléter cette déduction. Un crédit figurera alors dans votre compte de retenues sur la paie qui sera égal au montant en question. Vous pouvez réduire un versement futur dans la même année civile par ce montant.

N'incluez pas ce remboursement sur le feuillet T4. Si vous ne pouvez pas rembourser à un employé les cotisations à l'AE retenues en trop, indiquez sur son feuillet T4 le total de ses cotisations et le montant exact de la rémunération assurable.

Si vous avez déclaré le versement en trop de l'employé sur un feuillet T4, vous pouvez nous demander un remboursement en remplissant le formulaire PD24, Demande de remboursement pour des retenues de cotisations en trop au RPC ou à l'AE. Votre demande doit nous parvenir au plus tard trois ans après la fin de l'année où le versement en trop a eu lieu.

Recouvrement des cotisations à l'AE

Si vous recevez un avis de cotisation ou découvrez que vous n’avez pas assez retenu de cotisations à l’AE, vous avez la responsabilité de verser la part des cotisations des employeurs et des employés qui sont payablent.

Vous pourrez recouvrer la part des cotisations des employés en la déduisant de leurs prochaines paies. Cette déduction peut être égale au montant que vous auriez dû retenir sur chaque paie, mais elle ne doit pas le dépasser.

Vous ne pouvez pas recouvrer les cotisations qui sont en souffrance depuis plus de 12 mois. De la même manière, vous ne pouvez pas ajuster les retenues d'impôt de l'employé pour compenser les cotisations insuffisantes à l'AE.

Si vous recouvrez, dans l'année en cours, des cotisations que vous auriez dû retenir dans une année passée, ne déclarez pas ce montant recouvré sur le feuillet T4 de l'année en cours. Dans un tel cas, l'ARC amendera le feuillet T4 pour les années précédentes et vous l'enverra.

Le montant recouvré ne s'ajoute pas aux cotisations à l'AE déjà payées dans l'année en cours.

Exemple

a) Vous auriez dû retenir et verser les cotisations à l'AE comme suit :

Mois AE
septembre 74,00 $
octobre 74,00 $
novembre 78,00 $
décembre 75,00 $
Total 301,00 $

b) Après vérification de vos livres comptables, nous vous émettons un avis de cotisation comme suit :

  Employé Employeur Total
Cotisations à l'AE 301,00 $ 421,40 $ 722,40 $

La cotisation de l'employeur est 1,4 fois la cotisation de l'employé. Les intérêts et la pénalité s'ajoutent au total.

c) L'année suivante, vous pouvez recouvrer de l'employé 301,00 $ pour l'AE, en faisant le calcul qui suit :

  Retenue
courante
Recouvrement
de l'employeur
Retenue de
l'employé
avril 74,00 $ + 74,00 $ (pour septembre) = 148,00 $
mai 78,00 $ + 74,00 $ (pour octobre) = 152,00 $
juin 80,00 $ + 78,00 $ (pour novembre) = 158,00 $
juillet 80,00 $ +

75,00 $

(pour décembre) = 155,00 $
Total   301,00 $    

Remarque
Des précisions concernant la revue des gains assurables et ouvrant droit à pension (RGAP) se retrouvent au chapitre 4.

Établissement du nombre d'heures d'emploi assurable

Les heures de travail servent à établir si les travailleurs ont droit à des prestations et pour combien de temps. L'employeur doit tenir des registres.

Remarque
Pour obtenir des renseignements sur la façon de déclarer le nombre total des heures d'emploi assurable, communiquez avec votre Centre Service Canada.

Le nombre d’heures d’emploi assurable est compté de la façon suivante :

  • Pour un employé payé à l'heure - Le nombre d'heures d'emploi assurable est le nombre d'heures réellement travaillées et payées.
  • Pour un employé non payé à l'heure - Si l'employeur connaît le nombre d'heures pendant lesquelles l'employé a réellement travaillé et pour lesquelles il a été payé, nous considérons que ce nombre représente les heures d'emploi assurable. Par exemple, si un employé touche un salaire annuel et que son contrat d'emploi prévoit 32 heures normales de travail par semaine, ce nombre représente les heures d'emploi assurable.

    Remarque
    Si l'employeur ne connaît pas le nombre réel d'heures travaillées, il peut s'entendre avec l'employé sur le nombre d'heures d'emploi assurable qu'il lui paie. Prenons l'exemple du travail à la pièce. L'employeur peut convenir avec l'employé du nombre d'heures de travail nécessaires pour chaque unité de production. Cependant, s'il n'existe aucun contrat ni aucune entente à cet égard, nous comptons les heures d'emploi assurable en divisant la rémunération assurable par le salaire minimum. Le résultat ne peut pas dépasser sept heures par jour ou 35 heures par semaine.

  • Heures limitées par une loi fédérale ou provinciale - Pour les employés à temps plein qui sont limités par la loi à moins de 35 heures par semaine seront crédités 35 heures d’emploi assurable. Pour les employés à temps partiel dans la même situation, nous faisons un calcul proportionnel.
  • Militaires et policiers - Pour les membres à temps plein des Forces canadiennes ou des forces policières, 35 heures d’emploi assurable par semaine seront crédités, sauf si l’employeur tient compte du nombre réel d’heures travaillées.
  • Heures supplémentaires - accumulées ou payées à une date ultérieure ou payées lorsque l'employé cesse de travailler - Une heure d’emploi supplémentaire est égale à une heure d’emploi assurable, même si le taux de rémunération est supérieur au taux horaire. Les heures supplémentaires accumulées et payées à une date ultérieure, ou payées lors d’une cessation d’emploi, sont assurables à part égale lorsque les parties peuvent déterminer les heures travaillées. Les heures assurables seront les heures travaillées et non les heures accumulées à un taux plus élevé que le taux régulier.

    Exemple
    Un employé travaille 20 heures supplémentaires et accumule 30 heures (1,5 x le nombre d'heures travaillées). À la fin de l'année, il demande à son employeur de lui payer le temps qu'il a accumulé. Le nombre d'heures assurables correspond au nombre d'heures travaillées, soit 20 heures dans le cas présent.

  • Rappel au travail - Le nombre d'heures d'emploi assurable est égal au nombre d'heures rémunérées.
  • Heures de disponibilité - Les heures de disponibilité sont assurables dans les situations suivantes :
    • lorsque les heures de disponibilité sont payées à un taux égal ou supérieur au taux versé pour les heures où le travailleur a effectivement travaillé;
    • lorsque, selon le contrat de travail, l'employeur exige que l'employé soit présent sur les lieux de travail en attendant que ses services soient requis. Si elles sont payées, ces heures seront assurables, peu importe le taux versé.
  • Congés fériés - Une heure travaillée pendant un jour férié est une heure d’emploi assurable, même si le taux de rémunération est supérieur au taux horaire.
  • Congés payés - Chaque heure de vacances, de congé de maladie payé ou de congé compensatoire est une heure d’emploi assurable.
  • Rémunération payée sans heures travaillées - Si un employé touche une paie de vacances sans prendre réellement de congés, il n'accumule pas d'heures d'emploi assurable. Cette règle s’applique également à des rémunérations comme les primes, les gratifications, et les paiements tenant lieu de préavis.

Relevé d'emploi (RE)

Généralement, vous devez donner un Relevé d’emploi (RE) à votre employé dans les cinq jours suivant l’interruption de la rémunération de l’employé ou le jour que l’employeur prend connaissance de l’interruption de la date où il cesse de travailler pour vous. Il s’agit d’une interruption de services. Une interruption de service inclut aussi les situations où l‘employé quitte son emploi en raison d’une grossesse, d’un congé d’adoption, d’une blessure, d’une maladie, d’une mise en disponibilité, d’un congé non payé ou d’un congédiement. Vous pourriez aussi être tenu de fournir un RE si vous changez le statut de votre entreprise. Pour en savoir plus, consultez la section Si vous changez le statut de votre entreprise.

Remarque
Une date d’échéance différente peut s’appliquer si vous produisez votre RE par voie électronique. Pour en savoir plus, allez à Service Canada.

L’employé doit obtenir le RE pour présenter une demande de prestations d’assurance-emploi (AE). Ce formulaire est utilisé pour déterminer l’admissibilité du travailleur et la durée des prestations d’AE.

Pour créer un RE pour votre employé, vous pouvez utiliser le service en ligne RE Web de Service Canada, ou remplir le formulaire INS2106, Relevé d’emploi (RE).

Remarque
Lorsque vous remplissez le RE, vous devez inscrire le nombre d’heures d’emploi assurable. De plus, il y a des conséquences liées à l’omission de produire le RE.

Pour en savoir plus au sujet du RE, consultez la publication Assurance-emploi - Comment remplir le formulaire de relevé d'emploi (RE) (publication IN-327-03-11F), , que vous pouvez obtenir de votre Centre Service Canada ou en composant le 1-800-622-6232.



Chapitre 4 - Revue des gains assurables et ouvrant droit à pension (RGAP)

Chaque année, nous vérifions les montants inscrits sur les feuillets T4 que vous nous envoyez avec les montants inscrits sur votre formulaire T4 Sommaire. Nous nous assurons ainsi que les gains ouvrant droit à pension et les revenus assurables que vous avez déclarés correspondent aux montants que vous avez retenus et versés.

Nous déterminons les cotisations requises au RPC et à l’AE, selon le guide T4032, Tables de retenues sur la paie, en fonction des revenus ouvrant droit à pension et des revenus assurables que vous avez déclarés. Ensuite, nous comparons les montants requis avec les cotisations au RPC et à l’AE que vous avez inscrits sur les feuillets T4.

S’il y a un écart entre les cotisations au RPC ou à l’AE et celles que vous avez déclarées, nous imprimons les montants sur une liste de la RGAP. Si vous produisez votre déclaration sur support électronique ou par Internet et que vous indiquez un numéro d’employé sur les feuillets T4, ce numéro figurera sur la liste de la RGAP.

Nous vous enverrons la liste indiquant le nom des employés concernés et les montants que nous avons utilisés dans les calculs. Nous inclurons également un sommaire RGAP qui montrera tout solde dû.

Remarques
Vous avez la responsabilité de remettre le solde dû, y compris la part de l'employé.

Si vous êtes en accord avec nos calculs et que vous payez le montant exact indiqué sur la liste du sommaire RGAP, que ce soit par la poste ou à votre institution financière, ne nous retournez pas la liste RGAP. Nous n’en avons besoin que si vous corrigez des chiffres, un NAS ou si vous avez des renseignements à mettre à jour dans nos dossiers.

Pourquoi la revue est-elle importante?

Nous vérifions ces calculs afin que vos employés ou leurs bénéficiaires puissent recevoir, selon le cas :

  • le bon montant de prestations du RPC, si l'employé prend sa retraite, devient invalide ou décède;
  • le bon montant de prestations d'AE, si l'employé perd son emploi, prend un congé de maternité, un congé parental, un congé d'adoption ou de compassion, ou si l'employé est blessé, malade ou en congé non payé.

Remarque
Si vous déclarez des montants insuffisants, cela pourrait réduire les prestations auxquelles l'employé aura droit.

Calcul des écarts de cotisations au RPC

Si votre employé a 52 semaines d'emploi ouvrant droit à pension durant l'année, vous calculez généralement ainsi les cotisations requises au RPC :

Étape 1 : Soustrayez l’exemption de base du RPC pour l’année des gains ouvrant droit à pension déclarés à la case 26 du feuillet T4 de l’employé.

Étape 2 : Multipliez le résultat de l’étape 1 par le taux courant de cotisation au RPC applicable pour l’année.

L'exemption de base du RPC pour l'année se trouve à l'annexe 2, et le taux de cotisation.

Le résultat obtenu est le montant des cotisations de l'employé au RPC pour l'année, que vous devez inscrire à la case 16 du feuillet T4.

Il peut y avoir des cas où vous devrez soit commencer les déductions du RPC, ou cesser de le faire, pour votre employé au cours de l'année. Pour en savoir plus, lisez Cas particuliers concernant le RPC. Dans de tels cas, pour vous assurer de l'exactitude des cotisations des employés au RPC avant d'établir les feuillets T4, utilisez le calcul de l'annexe 3.

Calcul des écarts des cotisations à l'AE

Pour calculer les cotisations requises à l’AE, multipliez les gains assurables aux fins de l’AE déclarés à la case 24 du feuillet T4 de l’employé par le taux courant de cotisation à l’AE applicable pour l’année.

Consultez le guide T4032, Tables de retenues sur la paie pour le taux de cotisation pour l'année.

Le résultat obtenu vous donne le montant des cotisations de l'employé à l'AE pour l'année, que vous devez inscrire à la case 18 du feuillet T4.

Pour vous assurer de l’exactitude des cotisations des employés à l’AE, vous pouvez, avant d’établir les feuillets T4, compléter Annexe 5 - Calcul des retenues pour les cotisations de l’employé à l’AE (2011).

Si vous avez mis un « X » dans la case 28 du feuillet T4 (exemption du RPC/RRQ, de l'AE et du RPAP) et que vous avez déclaré des montants aux cases 16 ou 17, et 26 pour le RPC/RRQ, ou aux cases 18 et 24 pour l'AE, notre système de traitement ne tiendra pas compte du « X ». Pour en savoir plus, lisez Case 28 - Exemption (RPC/RRQ, AE et RPAP) du guide RC4120, Guide de l'employeur - Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire.

Si vous émettez plus d'un feuillet T4 pour le même employé, vous pouvez reporter le montant des gains assurables pour chaque période d'emploi dans la case 24, sur chaque feuillet T4. Déclarer ces montants peut réduire le nombre rapports du RGAP inutiles pour le calcul du déficit de l'AE, surtout si l'employé a travaillé a l'intérieur et à l'extérieur du Québec.

Options d'achat de titres sur les rapports de la RGAP

Le programme de la RGAP vérifie les options d'achat de titres déclarées en tant qu'avantages autres qu’en espèces imposables à la case 38 (Options d'achat de titres) et à la case 14 (Revenu d'emploi) sur le feuillet T4 parce qu'il s'agit d'un avantage qui ouvre droit à pension mais qui n'est pas assurable. Si ce genre d'avantage constitue le seul montant déclaré sur un feuillet T4, inscrivez un « X » à la case 28 (Exemption) à AE. Ne mettez pas de « X » à la case 28 (Exemption) sous RPC. Cet avantage ouvre droit à pension et les cotisations au RPC sont requises.

Déclarations T4 multiples

Si vous êtes un employeur et que vous avez un numéro d'entreprise (NE) qui comporte des extensions multiples de comptes RP (retenue sur la paie), nous ne vous enverrons pas de rapport de la RGAP si nous décelons des erreurs lors du traitement de votre déclaration. Plus tard, nous comparerons toutes les déclarations T4 de votre NE pour vérifier l'information relative à la RGAP et nous communiquerons avec vous si nous confirmons qu'il y a des erreurs. Si nous ne trouvons pas d'erreurs, nous annulerons la RGAP. Si vous avez des questions, communiquez avec l'unité de la RGAP de votre centre fiscal.



Chapitre 5 - Comment retenir l'impôt sur le revenu

En tant qu'employeur ou payeur, il est de votre responsabilité de retenir l'impôt sur la rémunération ou autres revenus que vous payez. Il n'y a pas de limite d'âge pour retenir l'impôt sur le revenu, et l'employeur n'a aucun montant à cotiser.

Les formulaires suivants vous aideront à calculer le montant d'impôt sur le revenu que vous devez retenir :

Formulaires TD1, Déclaration des crédits d'impôt personnels

Il y a deux genres de formulaire TD1, Déclaration des crédits d'impôt personnels - fédéral et provincial ou territorial. Ces formulaires, lorsque remplis, servent à déterminer le montant d'impôt fédéral et provincial ou territorial à retenir sur le revenu d'emploi qu'un employé reçoit durant l'année.

Les particuliers qui reçoivent un traitement, un salaire, des commissions, des prestations d'assurance-emploi, une pension ou toute autre rémunération doivent remplir un formulaire TD1 fédéral et, s'ils demandent plus que le montant personnel de base, un formulaire TD1 provincial ou territorial. Pour le Québec, lisez Emploi au Québec.

Un employé doit remplir le formulaire TD1 et le soumettre à son employeur lorsqu'il commence un nouvel emploi avec celui-ci. L'employé devrait remplir un nouveau formulaire TD1 dans un délai de sept jours à la suite de tout changement de situation qui pourrait toucher ses crédits d'impôt personnels pour l'année.

Note
Si votre employé à plus d'un employeur ou payeur en même temps et à déjà demandé des crédits d'impôt personnels sur un autre formulaire TD1, il ne peut pas les réclamer à nouveau. Si son revenu total provenant de toutes sources sera plus que les crédits d'impôt personnels revendiqué sur un autre formulaire TD1, il doit cocher la case « Plus d’un employeur ou payeur en même temps » au verso du formulaire TD1, inscrivez « 0 » à la ligne 13 sur la première page et ne doit pas remplir les lignes 2 à 12.

Les employés qui ne remplissent pas de nouveaux formulaires pourraient devoir payer une pénalité de 25 $ par jour de retard. La pénalité minimale est de 100 $ et augmente de 25 $ par jour jusqu’à un maximum de 2 500 $.

Les employés n'ont pas à remplir un nouveau formulaire TD1 si le montant de leurs crédits d'impôt personnels ne change pas durant l'année.

Le formulaire TD1 provincial ou territorial que l'employé remplit devrait correspondre à la province ou au territoire d'emploi de ce dernier. La section Quelles tables devez-vous utiliser? explique comment déterminer la province ou le territoire d'emploi. De même, cette section explique quoi faire si l'employé vit dans une province ou un territoire et travaille dans une autre province ou un autre territoire. Si le revenu du bénéficiaire n’est pas un revenu d’emploi (p. ex., un revenu de pension, une allocation de retraite, ou un REER), utilisez le formulaire TD1 provincial ou territorial correspondant à sa province ou à son territoire de résidence.

C'est commettre une grave infraction que d'accepter en connaissance de cause un formulaire TD1 qui renferme des déclarations fausses ou trompeuses. Si vous pensez qu'un formulaire TD1 renferme des renseignements erronés, composez le 1-800-959-7775.  

Gardez dans vos dossiers les formulaires TD1 remplis de tous vos employés. Nos agents pourraient vouloir les consulter.

Remarque
Vous pouvez créer un formulaire TD1 fédéral et/ou provincial ou territorial et avoir votre employé vous l’envoyer par voie électronique. Pour en savoir plus allez à Retenues sur la paie, et sélectionnez « TD1, électronique », dans l’Index alphabétique des retenues sur la paie.

Emploi au Québec

Les particuliers qui travaillent ou reçoivent d’autres revenus (comme un revenu de pension) de la province du Québec doivent remplir, s’il y a lieu, un formulaire fédéral TD1, Déclaration des crédits d’impôt personnels, et un formulaire provincial TP 1015.3, Déclaration pour la retenue d’impôt.

Les particuliers qui ont des dépenses liés aux commissions doivent remplir un formulaire fédéral TD1X, État du revenu et des dépenses de commissions aux fins des retenues sur la paie, et le formulaire provincial TP-1015.R.13.1, Déclaration des commissions et dépenses pour la retenue d’impôt.

Vous pouvez obtenir ces formulaires pour le Québec en vous adressant à Revenu Québec.

Codes de demande

Le montant total des crédits d'impôt personnels qu'un employé déclare sur le formulaire TD1 déterminera le code de demande à utiliser. Une explication des codes de demande se trouve dans chaque version des Tables de retenues sur la paie (T4032).

Dans certains cas, vous aurez à utiliser un code de demande pour le formulaire TD1 fédéral et un autre pour le formulaire TD1 provincial ou territorial. Si votre employé n'a pas rempli le formulaire TD1, utilisez le code correspondant au montant personnel de base.

Un employé non-résident peut ne pas avoir inscrit un montant à déclarer sur le formulaire TD1. Pour en savoir plus, lisez le verso du formulaire TD1.

Demande de retenues d'impôt supplémentaires sur les revenus d'emploi

Un employé peut choisir de faire retenir plus d'impôt sur la rémunération qu'il reçoit dans une année. Pour cela, il doit soumettre un nouveau formulaire TD1 fédéral indiquant combien d'impôt supplémentaire il veut faire retenir. Le montant retenu demeure le même jusqu'à ce que l'employé soumette un nouveau formulaire TD1.

Vous devriez informer les employés à temps partiel qu'il pourrait être à leur avantage de faire retenir plus d'impôt sur le revenu au moyen du formulaire TD1. Cela pourrait leur éviter d'avoir à rembourser un solde d'impôt au moment où ils établiront leur déclaration de revenus et de prestations, surtout s'ils ont travaillé à temps partiel pour différents employeurs dans l'année.

Déduction pour les habitants des zones visées par règlement

Un particulier qui habite une zone visée par règlement pendant une période continue d’au moins six mois commençant ou se terminant dans l’année d’imposition peut demander une déduction dans sa déclaration de revenus et de prestations. Ces employés peuvent demander une réduction des retenues sur la paie au moyen du formulaire TD1.

Si vous offrez des avantages relatifs au logement et à l'aide accordée pour les voyages, consultez le guide T4130, Guide de l'employeur - Avantages imposables et allocations, la publication RC4054, Plafonds des avantages relatifs au logement payés dans les zones visées par règlement, et la publication T4039, Déductions pour les habitants de régions éloignées - Endroits situés dans les zones visées par règlement.

Formulaire TD1X, État du revenu et des dépenses de commissions aux fins des retenues sur la paie

Les employés qui sont rémunérés en tout ou en partie à commission et qui déduisent des dépenses peuvent choisir de remplir ce formulaire et le formulaire TD1. Ils peuvent estimer leurs revenus et dépenses en utilisant :

  • soit les chiffres de l'année précédente, s'ils ont été payés à commission l'année précédente;
  • soit les chiffres estimatifs de l'année en cours, dans les autres cas.

Les employés qui choisissent de remplir le formulaire TD1X doivent vous le remettre, selon le cas :

  • le 31 janvier ou avant, s'ils ont travaillé pour vous l'année précédente;
  • dans le mois qui suit le début de leur emploi;
  • dans le mois qui suit la date où leurs crédits d'impôt ont changé;
  • dans le mois qui suit la date où survient un événement pouvant entraîner un changement estimatif des rémunérations ou dépenses déjà déclarées.

Remarque
Un employé peut choisir, en tout temps durant l’année, d’annuler par écrit le choix qu’il a fait auparavant. Utilisez le montant total déclaré sur le formulaire TD1 de l’employé.

Il existe seulement un formulaire TD1X aux fins de l'impôt fédéral, provincial et territorial. Pour un employé du Québec, lisez, Emploi au Québec.

Retenues d'impôt sur une rémunération à commission

Si vous payez un employé à commission ou au salaire et à commission, vous avez quelques options pour retenir l'impôt.

Employés rémunérés à commission qui n'ont pas de dépenses
Si vous versez des commissions à un employé en même temps qu’un salaire, ajoutez le montant des commissions au salaire, puis utilisez le Calculateur en direct des retenues sur la paie (CDRP), les formules informatisées (T4127) ou la méthode de calcul manuel qui se trouve à la partie A du guide T4032, Tables de retenues sur la paie. Si vous versez des commissions périodiques, vous voudrez peut-être utiliser la méthode pour les primes pour établir l’impôt à retenir sur le paiement de commissions. La section Primes et augmentations de salaire rétroactives explique comment procéder.

Employés rémunérés à commission qui ont des dépenses
Pour calculer le montant d’impôt à retenir, vous pouvez utiliser le Calculateur en direct des retenues sur la paie (CDRP), les formules informatisées (T4127) ou la méthode du calcul manuel qui se trouve à la partie A du guide T4032, Tables de retenues sur la paie.

Remarques
Les employés qui déduisent des dépenses d'emploi dans leur déclaration de revenus et de prestations doivent demander à leur employeur de remplir le formulaire T2200, Déclaration des conditions de travail.

Un employé peut choisir en tout temps durant l'année d'annuler par écrit le choix qu'il avait fait auparavant. Utilisez le montant total de la demande inscrit sur le formulaire TD1 de l'employé.

Formulaire TD3F, Choix des pêcheurs concernant la retenue d'impôt à la source

Lorsqu’un pêcheur vend une prise, il peut choisir de faire retenir l’impôt sur le montant de la vente par l’acheteur de la prise (aussi appelé employeur désigné) à un taux de 20 %. Pour cela, il doit remplir avec l’employeur désigné le formulaire TD3F. L’employeur désigné est alors responsable de retenir, verser et déclarer ces montants.

Rémunération assujettie aux retenues d'impôt

Vous devez retenir l'impôt sur le revenu à la source sur les genres de rémunération suivants :

  • les salaires, traitements, primes, commissions, avantages reliés aux options d’achat de titres, ou autres rémunérations (y compris les avances sur les salaires ou sur les gains), les heures supplémentaires et le salaire tenant lieu de préavis;
  • la plupart des avantages ou allocations imposables en espèces ou autres qu’en espèces, y compris certains logements gratuits ou à loyer peu élevé, la valeur de la pension et du logement (autre qu’une allocation exonérée versée à un employé à un lieu de travail spécial ou éloigné), les prêts sans intérêt ou à taux réduit, l’utilisation personnelle d’une automobile que vous, en tant qu’employeur, possédez ou louez, les allocations que vous versez à un employé pour l’utilisation de son véhicule personnel, les voyages, les cadeaux, les frais de repas ou tout autre avantage imposable que vous versez ou fournissez à votre employé. Pour en savoir plus, consultez le guide T4130, Guide de l'employeur - Avantages imposables et allocations;
  • les honoraires liés à l’emploi ou à la charge, une participation aux bénéfices payé par l’employeur, les primes d’encouragement, les jetons de présence d’administrateur, les honoraires versés aux membres d’un conseil ou d’un comité, les honoraires de gestion et les honoraires versés à un exécuteur, liquidateur ou administrateur testamentaire, si celui-ci ne s’acquitte pas de sa charge dans le cours normal d’une entreprise;
  • certains pourboires et gratifications reçus pour services rendus;
  • la rémunération reçue pendant les vacances, un congé d’ancienneté, un congé sabbatique ou un congé de maladie, la rémunération reçue d’un syndicat pour congé de représentation, la paie de vacances, les paiements reçus selon un régime de prestations supplémentaires de chômage (RPSC) qui n’est pas admissible à ce titre selon la Loi de l’impôt sur le revenu (p. ex. les montants que l’employeur verse en complément des prestations de maternité ou parentaux) et les paiements pour crédits de congés de maladie et de vacances accumulés;
  • les avantages pour perte de salaire qu’un employé reçoit d’un régime d’assurance-salaire qui n’est pas un régime financé en totalité par les employés. Ces avantages sont imposables mais vous n’aurez peut-être pas à déduire d’impôt. Pour en savoir plus, lisez la section Paie de vacances et jours fériés ou le bulletin d’interprétation IT-428, Régimes d’assurance salaire;
  • les pensions, allocations de retraite (aussi appelées indemnités pour cessation d'emploi), certains montants reçus comme indemnité pour renvoi injustifié et les prestations consécutives au décès;
  • les distributions liées à une convention de retraite (CR);
  • les montants additionnels que vous versez en tant qu’employeur participant à un projet de création d’emploi approuvé par Service Canada;
  • les avantages selon la Loi de l'assurance-emploi.

Remarque
Le traitement ou salaire inclut les avances de paie ainsi que tout autre avantage ou allocation imposable que vous versez dans la période de paie où l'employé reçoit ces montants.

Réduction de la rémunération assujettie aux retenues d'impôt

Certains montants que vous retenez sur la rémunération que vous versez à un employé, ainsi que certains montants autorisés ou réclamés peuvent réduire le montant de la rémunération sur laquelle vous devez retenir l’impôt sur le revenu pour la période de paie. La rémunération peut-être réduite par les montants suivants avant de calculer l’impôt :

  • la déduction pour les habitants d'une région éloignée;
  • un montant qu'un bureau des services fiscaux a autorisé;
  • les cotisations versées par l'employé à un régime de pension agréé (RPA). Pour établir le montant exact de ces cotisations, lisez la section intitulée Cotisations à un RPA;
  • les cotisations syndicales;

    Remarque
    Les règles concernant les cotisations syndicales au Québec sont différentes. Consultez à ce sujet la publication TP-1015.G, Guide l'employeur - Retenues à la source et cotisations, que vous pouvez obtenir auprès de Revenu Québec.

  • les cotisations des employés à une convention de retraite (CR) ou à certains régimes de pension. Pour en savoir plus sur comment déterminer si un employé est admissible à la déduction des cotisations versées à un CR, lisez le guide T4041, Guide des conventions de retraite;
  • les cotisations à un régime enregistré d’épargne retraite (REER) si vous avez des motifs raisonnables de croire qu’elles peuvent être déduites par l’employé pour l’année (lisez Cotisations à un REER que vous retenez de la rémunération.

Ne soustrayez pas les cotisations au RPC et à l'AE pour établir la rémunération assujettie à la retenue d'impôt.

Exemple
David est payé chaque semaine (52 périodes de paie par année).

Salaire de base   500,00 $
Plus : avantages imposables   50,00 $
Rémunération nette   550,00 $
Moins : les retenues hebdomadaires pour
Cotisations à un RPA   25,00 $
Cotisations syndicales   5,50 $
Déduction pour les habitants
d'une zone visée par règlement
(8,25 $ par jour × 7 jours)
  57,75 $
Total de :   88,25 $
Rémunération assujettie à la retenue d'impôt 461,75 $

Lettre d'autorisation

Pour réduire les retenues d'impôt dans des situations autres que celles qui sont décrites ci-dessus, vous avez besoin d'une lettre d'autorisation d'un bureau des services fiscaux. C'est le cas, par exemple, si vous ne retenez pas les cotisations déductibles à un REER mais que l'employé les verse lui-même pendant l'année. C'est aussi le cas si vous avez un employé qui ne vit pas dans la province ou le territoire où il travaille et dont les retenues d'impôt sont trop élevées. L'employé doit vous remettre une copie d'une lettre d'autorisation que nous avons émise.

Pour obtenir une lettre d'autorisation, l'employé doit faire parvenir le formulaire T1213, Demande de réduire des retenues d'impôt à la source, dûment rempli ou une demande écrite à un bureau des services fiscaux. Il doit expliquer pourquoi il veut faire retenir moins d'impôt à la source et fournir des documents qui justifient sa demande. Par exemple, si un employé verse périodiquement des cotisations à un REER pendant l'année, il doit fournir des documents indiquant le montant qu'il verse.

Il faut compter de quatre à six semaines pour traiter ce genre de demande. Nous émettons normalement une lettre d'autorisation pour une année en particulier. Par contre, nous n'émettrons pas de lettre d'autorisation si l'employé a un solde dû ou s'il n'a pas produit ses déclarations de revenus et de prestations des années passées.

Conservez toutes les lettres d'autorisation avec vos registres de paie, car nos agents pourraient vouloir les examiner.

Remarque
Les employés résidant au Canada qui font une demande de crédit d'impôt pour emploi à l'étranger, les employés non-résidents qui ont exécuté des services au Canada et les administrateurs non-résidents ne doivent pas remplir le formulaire T1213. Pour en savoir plus, consultez les sujets connexes qui suivent et les chapitres 6 et 7.

Cotisations à un REER que vous retenez sur la rémunération

Comme nous l'avons déjà mentionné, le fait de retenir une cotisation à un régime enregistré d'épargne-retraite (REER) sur un montant de rémunération que vous versez à un employé dans une année réduit automatiquement la rémunération sur laquelle vous devez retenir l'impôt. Par contre, avant de faire une telle retenue, vous devez avoir des motifs raisonnables de croire que l'employé pourra déduire cette cotisation pour l'année. Cette règle s'applique à une cotisation que vous retenez sur toute rémunération imposable que vous versez à un employé, peu importe le montant du paiement ou si celui-ci est versé de façon périodique ou forfaitaire.

L’employé ne peut pas toucher les montants et acheter lui même un REER. Le montant des cotisations doit être versé directement par l’employeur dans le REER de l’employé, ou dans celui de son époux ou conjoint de fait (sauf la partie admissible au transfert d’une allocation de retraite, qui peut être transférée seulement dans le REER de l’employé).

Généralement, nous considérons comme motif raisonnable une confirmation, par l'employé, attestant que la cotisation peut être déduite pour l'année, ou une copie de la partie de son avis de cotisation qui indique le maximum déductible au titre de ses REER.

Une confirmation du maximum déductible au titre des REER n'est pas requise de la part de l'employé pour la partie admissible au transfert d'une allocation de retraite, puisqu'une déduction spéciale s'applique à ce montant selon l'alinéa 60j.1) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Pour en savoir plus sur la façon de calculer la partie admissible au transfert d'une allocation de retraite, lisez la section intitulée Allocations de retraite.

Cotisations à un RPA

Si le régime de pension agrée (RPA) exige des employés qu'ils versent des cotisations, ou leur permet de le faire, vous devez calculer le montant des cotisations à un RPA que peut déduire l'employé dans sa déclaration de revenus. Vous devez faire cela avant de calculer le montant d'impôt que vous allez retenir pour cet employé. En plus des cotisations pour services courants, vous devez considérer, s'il y a lieu, les cotisations pour services passés.

Pour en savoir plus sur les cotisations à un RPA pour services courants ou pour services passés, lisez le bulletin d'interprétation IT-167, Régimes ou fonds enregistrés de pension - Cotisations des employés, ainsi que le guide T4040, REER et autres régimes enregistrés pour la retraite.

Vous devez inscrire les cotisations versées à un RPA sur le feuillet T4. Pour en savoir plus sur la façon de les inscrire, lisez « Case 20 - Cotisations à un RPA » du guide RC4120, Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire.

Calculer les retenues d’impôt

Pour déterminer le montant d’impôt que vous devez retenir, utilisez l’un des outils suivants :

  • le Calculateur en direct des retenues sur la paie (CDRP);
  • les tables de retenues sur la paie (T4032);
  • les Tables supplémentaires de retenues sur la paie (T4008);
  • les formules informatisées (T4127).

Pour savoir quelle est la méthode qui vous convient le mieux lisez Tables des retenues sur la paie.

Vous pouvez aussi utiliser la méthode manuelle pour calculer les retenues d’impôt sur le revenu de vos employés. Pour en savoir plus, lisez la partie A du guide T4032, Tables de retenues sur la paie, intitulée Calcul des retenues d’impôt, étape par étape.

Vous devez retenir de l'impôt d'après le code de demande correspondant au montant total de la demande déclaré sur le formulaire TD1. Si un employé indique que son revenu d'emploi de toutes provenances sera inférieur au montant total de la demande, n'effectuez pas de retenues d'impôt fédéral, provincial ou territorial. Cependant, si vous savez que cette déclaration est fausse, vous devez effectuer des retenues d'impôt sur les montants payés. Pour en savoir plus, lisez Codes de demande. Pour obtenir des conseils, composez le 1-800-959-7775.

Retenues d'impôt sur les autres genres de revenus

Pour les retenues d'impôt sur les autres genres de revenus, comme les primes, les jetons de présence d'administrateur et les allocations de retraite, lisez le chapitre 6. Pour les autres paiements forfaitaires non décrits dans ce guide, lisez le guide RC4157, Comment retenir l'impôt sur les revenus de pension ou d'autres sources et établir le feuillet T4A et le Sommaire.

Crédits d'impôt relatifs à un fonds de travailleurs

Les retenues d’impôt peuvent être réduites par le crédit d’impôt relatif à l’achat, par un employé, d’actions approuvées du capital actions d’une société à capital de risque de travailleurs. Pour en savoir plus sur les crédits d’impôt relatifs à un fonds de travailleurs, consultez la publication T4127, Formules pour le calcul informatisé des retenues sur la paie.

Employés non-résidents qui rendent des services au Canada

Les employés qui ne résident pas au Canada mais qui y ont un emploi régulier et continu sont assujettis aux retenues d'impôt de la même façon que les résidents du Canada. Cette règle s'applique, que vous soyez un employeur résident du Canada ou non. Une convention fiscale établie entre le Canada et le pays de résidence d'un employé non-résident qui rend des services au Canada peut prévoir un allégement des retenues d'impôt au Canada.

Demande de dérogation des retenues d'impôt

Un employé non-résident qui veut obtenir une réduction des retenues d'impôt selon une convention fiscale peut en faire la demande en envoyant une lettre et les documents pertinents à la Section des non-résidents de son bureau des services fiscaux. Pour en savoir plus, composez le 1-800-959-7775.

Remarque
Les montants que vous versez à des particuliers, à des sociétés ou à des sociétés de personnes non résidentes, pour des services rendus au Canada en dehors du cadre normal d'une charge ou d'un emploi, sont assujettis aux retenues d'impôt. Consultez le guide RC4445, T4A-NR-Paiements versés à des non résidents pour services rendus au Canada. De plus, des retenues d'impôt peuvent s'appliquer si vous versez ou créditez des intérêts, des dividendes, des loyers, des redevances, des revenus de pension, des allocations de retraite ou d'autres revenus de ce genre à des non-résidents du Canada, ou si vous versez, créditez ou fournissez un montant à titre d'avantage pour un rôle joué au Canada dans un film ou dans une production vidéo. Consultez à ce sujet le guide T4061, NR4-Retenue d'impôt des non-résidents, versements et déclaration.



Chapitre 6 - Paiements spéciaux

Pour toutes vos retenues, utilisez les taux en vigueur à la date ou vous faites le paiement. Pour obtenir un résumé des déductions des paiements spéciaux que vous devez faire, lisez l’annexe 6.

Allocations de retraite

Depuis janvier 2011 (pour l’année d’imposition 2010) les allocations de retraite seront déclarées sur le feuillet T4 au lieu du feuillet T4A.

Une allocation de retraite (aussi appelée indemnité de départ) est un montant que les dirigeants ou les employés reçoivent au moment de leur retraite d'une charge ou d'un emploi, ou après, en reconnaissance de longs états de service ou lors de la perte d'une charge ou d'un emploi.

Une allocation de retraite comprend les montants suivants :

  • les paiements pour congés de maladie non utilisés lors du départ de l'employé;
  • les montants qu'une personne reçoit au moment de la cessation de sa charge ou de son emploi, même si le montant représente des dommages et intérêts (p. ex., pour renvoi injustifié lorsque l'employé ne retourne pas au travail).

Une allocation de retraite ne comprend pas les montants suivants :

Si vous versez une allocation de retraite à un résident canadien, vous devez retenir l’impôt sur toute partie que vous lui payez directement, selon les taux de retenue d’impôt pour les paiements forfaitaires

Les tarifs sont les suivants :

  • 10 % (5 % pour le Québec) sur les montants jusqu'à et y compris 5 000 $;
  • 20 % (10 % pour le Québec) sur les montants de plus de 5 000 $ jusqu'à et y compris 15 000 $;
  • 30 % (15 % pour le Québec) sur les montants supérieurs à 15 000 $.

Ne retenez pas de cotisations au RPC ni à l'AE sur les allocations de retraite.

Si vous versez une allocation de retraite à un non-résident du Canada, vous devez retenir 25 % de l'allocation (sous réserve de divers accords fiscaux et conventions fiscales). Envoyez ce montant au receveur général pour le compte du non-résident.

Transfert d'une allocation de retraite

Les employés ayant des années de services antérieures à 1996 ont la possibilité de transférer directement la totalité ou une partie d’une allocation de retraite dans un régime de pension agréé (RPA) ou un régime enregistré d’épargne-retraite (REER). Cette partie est habituellement appelé la partie admissible ou le montant admissible pour le transfert. Une allocation de retraite peut contenir une partie admissible et une partie non admissible.

Une allocation de retraite peut être versée sur une ou plusieurs années. Un montant versé dans n’importe quelle année peut être transféré dans un REER ou dans un RPA, mais ne peut pas excéder la partie admissible de l’allocation de retraite de l’employé, moins la partie admissible transférée par vous dans une année passée.

Le montant admissible au transfert selon alinéa 60(j.1) de la Loi de l’impôt sur le revenu (la Loi) est limité aux montants suivants :

  • 2 000 $ pour chaque année ou partie d’année avant 1996 où le retraité a travaillé pour vous (ou pour une personne qui vous est liée); plus
  • 1 500 $ pour chaque année ou partie d’année de ce même emploi avant 1989 où aucune partie des cotisations de l’employeur au RPA ou au régime de participation différé aux bénéfices (RPDB) n’est acquise à l’employé au moment du versement de l’allocation de retraite. Pour déterminer le nombre équivalent d’années d’acquisition des cotisations de l’employeur, reportez-vous aux conditions du régime particulier. Ce nombre peut être une fraction.

Selon l’alinéa 60j.1) de la Loi, la portion admissible d’une allocation de retraite peut seulement être transférée au REER de l’employé ou à un RPA dont l’employé est un rentier. La portion admissible ne peut pas être transférée directement au REER de son époux ou de son conjoint de fait selon l’alinéa 60j.1) de la Loi. Si vous transférez un montant dans un RPA, vous pourriez avoir à déclarer un facteur d’équivalence (FE). Pour en savoir plus, communiquez avec l’administrateur du régime.

Votre employé peut choisir de ne pas utiliser en tout ou d’utiliser qu’une partie du montant admissible pour le transfert selon le paragraphe 60j.1) de la Loi. Si votre employé a à sa disposition le maximum déductible au titre des REER, votre employé peut transférer une partie ou la totalité de l’allocation de retraite de REER de son époux ou de son conjoint de fait jusqu’à la limite de leur maximum déductible au titre des REER.

Votre employé peut aussi vous demander de transférer une cotisation partielle ou complète de la partie non admissible de son allocation de retraite à son REER ou à celui de son époux ou de son conjoint de fait. La portion non admissible d’une allocation de retraite est le montant qui excède le montant admissible pour le transfert direct. La partie que vous transférez ne peut excéder le maximum déductible au titre des REER de l’employé pour l’année.

Vous n’avez pas à retenir d’impôt sur le montant d’allocations de retraite admissible au transfert si vous le transférez directement dans un RPA ou dans un REER au nom d’un employé. En plus, vous n’avez pas à retenir d’impôt sur la partie du montant d’allocations de retraite que votre employé a transféré au REER de son époux ou de son conjoint de fait s’il est raisonnable de croire que votre employé peut déduire la cotisation au REER lorsqu’il produit sa déclaration de revenus et de prestations. Pour en savoir plus, lisez Cotisations à un REER que vous retenez sur la rémunération au chapitre 5.

La partie de l’allocation de retraite admissible à un transfert versée chaque année devrait être inscrite sur un feuillet T4 dans la section « Autres renseignements » à l’aide du code 66 (dans le cas d’un Indien inscrit, le code 68). Les montants non admissibles au transfert sont inscrits sur un feuillet T4 dans la section « Autres renseignements » à l’aide du code 67 (dans le cas d’un Indien inscrit, le code 69).

Remarque
Une allocation de retraite n’est pas considérée comme un revenu d’emploi et ne doit pas être inclus dans les gains ouvrant droit à pension ou les gains assurables (case 24 et case 26). N’incluez pas l’allocation de retraite à la case 14 du feuillet T4.

Par exemple, si un employé reçoit 60 000 $ payables en versements de 10 000 $ sur 6 ans et que le montant admissible est de 40 000 $, l’employé peut choisir comment il veut les montants admissibles et non admissibles appliquées aux versements échelonnés de chaque année.

Exemple 1
En novembre 2011, vous versez à Bruno, votre ancien employé, une allocation de retraite de 50 000 $. Celui-ci a travaillé pour vous de 1986 à 2011 (25 années ou parties d’années de service). Selon les modalités du régime de pension, aucune partie des cotisations de l’employeur n’est acquise à Bruno. Seules les cotisations de l’employé lui sont remboursées.

Le montant de l'allocation de retraite qui est admissible au transfert se calcule de la façon suivante :

  • 2 000 $ × 10 années
    (de 1986 à 1995, y compris les parties d'années)
20 000 $
plus  
  • 1 500 $ × 3 années
    (de 1986 à 1988, y compris les parties d'années)
4 500 $

Total admissible au transfert

24 500 $

Remarque
Il n'est plus permis de transférer 2 000 $ par année de service dans un RPA ou un REER pour les années 1996 et suivantes.

Bruno pourra donc transférer la somme de 24 500 $ directement dans un RPA ou un REER, sans retenues d'impôt.

La différence de 25 500 $ non admissible (50 000 $ – 24 500 $) entre le montant versé et le total admissible au transfert pourra être transférée dans le REER de Bruno, sans retenue d’impôt, s’il vous remet une déclaration écrite indiquant que son maximum déductible au titre des REER le permet.

Exemple 2
Colette prend sa retraite. On lui verse une allocation de retraite de 35 000 $ en reconnaissance de longs états de service, dont 12 000 $ sont admissibles au transfert dans son REER (selon l'alinéa 60(j.1) de la Loi de l'impôt sur le revenu). Colette vous demande de transférer le montant total de 12 000 $ dans son REER. Elle désire aussi que vous versiez un montant additionnel de 11 000 $ dans son REER et vous soumet une lettre dans laquelle elle atteste que son maximum déductible au titre des REER est de 11 000 $.

Vous devez calculer le montant de rémunération assujettie à la retenue d'impôt de la façon suivante :

Allocation de retraite

  35 000 $

Moins :

   
  • allocation de retraite admissible au transfert dans un REER
12 000 $    
  • transfert au titre d'un REER selon le maximum déductible au titre des REER de Colette :
    allocation de retraite non admissible au transfert dans un REER
11 000 $   23 000 $

Rémunération assujettie à la retenue d'impôt sur la paie

  12 000 $

Vous n'avez pas besoin d'une lettre d'autorisation de l'ARC pour réduire l'impôt à retenir sur les montants du paiement que vous avez transférés dans le REER de Colette, car celle-ci vous a fourni une autorisation écrite.

Pour en savoir plus sur les allocations de retraite, lisez les publications suivantes :

Avance de salaire

Si vous versez une partie de la paie d'un employé avant le jour de paie habituel, vous devez retenir de l'impôt ainsi que des cotisations au RPC et à l'AE sur le montant total de l'avance. Afin de déterminer les montants à retenir, utilisez la période de paie régulière et conciliez le revenu et les retenues au moment de la paie régulière.

Conventions de retraite

Une convention de retraite (CR) est un régime ou un accord entre un employeur et un employé selon lequel :

  • l'employeur ou l'employé versent des cotisations à un dépositaire de la fiducie de la CR;
  • le dépositaire peut être tenu d'effectuer des paiements à l'employé ou à une autre personne. Ces paiements sont versés en vue, au moment ou à la suite de l'un ou l'autre des événements suivants : la retraite de l'employé, la perte d'une charge ou d'un emploi, ou un changement substantiel dans les services rendus par l'employé.

Retenues et versements

Si vous êtes un employeur et que vous établissez une convention de retraite, vous devez retenir un impôt remboursable de 50 % sur toutes les cotisations que vous versez à un dépositaire de la convention. Vous devez verser ce montant au receveur général au plus tard le 15 du mois suivant le mois où il a été retenu.

Avant de verser des cotisations au dépositaire, vous devez soumettre le formulaire T733, Demande de numéro de compte pour une convention de retraite, pour obtenir des numéros de compte distincts pour l'employeur et le dépositaire de la convention de retraite.

Le dépositaire doit retenir de l'impôt sur tout montant attribué (paiement forfaitaire ou périodique) qui provient d'une convention de retraite. Il doit verser ce montant au receveur général.

Avant d'attribuer tout montant provenant d'une convention de retraite, le dépositaire doit produire le formulaire T735, Demande d'un numéro d'auteur de versements pour l'impôt retenu d'une convention de retraite pour faire une demande de numéro..

Pour signaler les distributions, le dépositaire doit produire un formulaire T4A-RCA Sommaire et les feuillets T4A-RCA correspondants. Le dépositaire doit les envoyer à l'Unité des conventions de retraite du Centre fiscal de Winnipeg, au plus tard le dernier jour de février de l'année qui suit l'année civile visée par la déclaration de renseignements.

Pour en savoir plus sur ce genre de régime, vos responsabilités ou les formulaires que vous devez soumettre, lisez le guide T4041, Guide des conventions de retraite ou communiquez avec l'unité CR du centre fiscal de Winnipeg.

Ententes d'échelonnement du traitement

Une entente d'échelonnement du traitement est un régime ou un mécanisme convenu entre un employé et un employeur, selon lequel l'employé reporte à une année suivante la réception d'un salaire. Le montant ainsi reporté est appelé « montant différé ».

Si l’entente n’est pas un régime prescrit (lisez ci-dessous), vous devez traiter le montant différé comme un revenu d'emploi dans l'année où l'employé gagne le montant. Déclarez-le sur le feuillet T4 de l'employé pour cette année-là. Déduisez les cotisations au RPC, à l'AE et l'impôt comme à l'habitude.

Ententes ou régimes prescrits

Certaines ententes d’échelonnement ou régimes prescrits, tels que décrits dans de la décision anticipée en matière d’impôt ATR 39, Régime d’échelonnement du traitement aux fins de congé, ne sont pas soumis aux règles qui précèdent. Dans de tels cas, vous devez traiter le montant différé comme un revenu de l’année où l’employé le reçoit. Déclarez le sur le feuillet T4 de l’employé pour cette année là.

Pour savoir comment déclarer les facteurs d'équivalence dans ces circonstances, consultez le guide T4084, Guide du facteur d'équivalence. Pour les employés qui bénéficient d'un régime prescrit, retenez les cotisations au RPC et à l'AE et l'impôt selon les règles qui suivent.

Remarque
Les intérêts perçus dans le cadre de ces régimes prescrits ou arrangements sont assujettis à la fois à l'AE et aux retenues du RPC.

Cotisations au RPC

Retenez les cotisations au RPC sur les montants suivants :

  • le salaire net du participant (c'est-à-dire le salaire moins les montants différés) pendant qu'il travaille;
  • les montants différés, lorsque vous les payez au participant pendant la période de congé.

Cotisations à l'AE

  • Retenez les cotisations à l’AE sur le salaire brut du participant (y compris, les montants différés) pendant qu’il travaille. Dès que vous atteignez le maximum pour l’année, ne retenez plus de cotisations.
  • Ne retenez pas les cotisations à l'AE sur les montants différés lorsque vous les versez au participant pendant la période de congé.
  • Case 24 - Gains assurables d’AE

    Inscrivez le montant des gains assurables pour lequel vous avez calculé les cotisations à l’AE de l’employé.

    Les cotisations à l’AE pour ce revenu sont basées sur le revenu brut, tandis que le montant inscrit à la case 14 est basé sur le revenu net. Par conséquent, les gains assurables ne peuvent pas être les mêmes que ceux à la case 14.

Impôt sur le revenu

Retenez l'impôt sur les montants suivants :

  • le salaire net du participant (c'est-à-dire le salaire moins les montants différés) pendant qu'il travaille;
  • les montants différés, lorsque vous les payez au participant pendant la période de congé.

Les revenus en intérêts et les autres montants gagnés dans l’année sur le montant différé sont considérés comme du revenu d’emploi s’ils ont été versés au participant et inscrit à la case 14 du feuillet T4.

Retrait du régime prescrit

Si un participant retire les montants du régime parce qu’il quitte son emploi, vous devez considérer ce montant du retrait comme un revenu d’emploi. Vous devez retenir des cotisations au RPC et de l’impôt, mais pas de cotisations à l’AE.

Remarque
Les dépositaires et les fiduciaires qui administrent un régime prescrit ont les mêmes responsabilités qu'un employeur en ce qui a trait aux retenues, aux versements et à la déclaration des montants payés.

Indemnités pour accidents du travail

Lorsqu'un employé est incapable de travailler à cause d'une blessure liée à son travail, une commission des accidents du travail peut lui accorder des montants comme indemnisation pour perte de salaire.

Exigences en matière de déclaration

Un employeur qui continue à verser une rémunération à un employé avant qu'une décision d'une commission des accidents du travail soit rendue, ou après, ne peut pas réduire les gains rétroactivement pour l'année courante ou modifier ceux du feuillet T4 d'une année passée et les désigner comme des indemnités pour accidents du travail. Ainsi, l'employé doit déclarer, dans l'année où elle lui est versée, la rémunération reçue avant ou après la décision d'une commission des accidents du travail.

Notre politique s'applique aux employeurs suivants :

  • auto assurés, directement responsables de toutes les sommes accordées aux employés par une commission des accidents du travail;
  • ordinaires, qui ne sont pas directement responsables des sommes accordées aux employés par une commission des accidents du travail.

    Remarque
    Puisque les employeurs ne peuvent pas modifier les feuillets T4 ou les registres de paie de l'année courante, ils ne peuvent pas recouvrer leur part de cotisations au RPC et à l'AE.

Le feuillet T4 et le feuillet T5007, État des prestations

Dans l'année où la demande d'indemnisation d'un employé est payée par une commission des accidents du travail, cette dernière lui remet un feuillet T5007. L'employé doit déclarer le montant qui figure sur ce feuillet dans sa déclaration de revenus et de prestations pour cette année là, et demander une déduction équivalente.

Pour qu'un employé puisse demander une déduction à titre d'autres dépenses d'emploi, vous devez remplir un feuillet T4 pour l'année où l'employeur reçoit le remboursement et indiquer le montant pour accidents du travail remboursé dans la section « Autres renseignements », sous le code 77. L'employé pourra ainsi déduire ce montant de la rémunération que vous lui avez versée précédemment. Si l'indemnité est uniquement utilisée pour effacer un prêt ou une avance, vous n'avez pas à déclarer ce montant.

Avance ou prêt

Si vous versez à un employé une avance ou un prêt équivalant à une indemnité pour accident du travail envisagée, cette avance ou ce prêt ne sera pas considéré comme étant un revenu d'emploi. Par conséquent, vous n'avez pas à retenir de l'impôt ni des cotisations au RPC et à l'AE sur ce montant. Vous n'avez pas non plus à inclure ce montant sur un feuillet T4 à la fin de l'année. Par ailleurs, nous ne considérons pas comme un avantage imposable l'intérêt accumulé sur les avances et les prêts reçus dans l'attente d'une décision.

Avance ou prêt non remboursé

Normalement, le montant de l'avance ou du prêt est compensé ou remboursé lorsque la demande d'indemnisation est payée par une commission des accidents du travail. Cependant, si celle-ci refuse de verser une indemnité et que l'avance ou le prêt n'est pas remboursé dans l'année où la demande est réglée, nous considérons que l'employé a reçu un avantage tiré d'un emploi dans l'année où l'indemnité est refusée. Vous devez déclarer le montant de l'avance ou du prêt sur un feuillet T4, ainsi que les cotisations au RPC et à l'AE et l'impôt sur le revenu que vous avez retenu.

Si l'indemnité est refusée et que vous utilisez les congés de maladie de l'employé pour rembourser le prêt, vous devez déclarer ce montant sur un feuillet T4, ainsi que les cotisations au RPC et à l'AE et l'impôt sur le revenu retenu.

Si les retenues d'impôt causent un préjudice à l'employé, il peut communiquer avec un bureau des services fiscaux pour demander une lettre d'autorisation afin que vous puissiez retenir moins d'impôt.

Avance faite par un tiers

Si une compagnie d'assurance verse à un employé un montant équivalant à son salaire habituel, l'assureur émettra un feuillet T4A. Si, par la suite, la commission des accidents du travail ou l'employé rembourse la somme versée à la compagnie d'assurance, celle-ci établira pour l'année du remboursement un reçu ou une lettre qui permettra à l'employé de demander dans sa déclaration de revenus et de prestations une déduction pour le remboursement de ce montant.

Montant complémentaire

Le montant complémentaire est le montant que vous versez à l'employé en plus du montant de l'indemnité versé par une commission des accidents du travail.

Un montant complémentaire (même s'il est versé en congé de maladie) n'entre pas dans le calcul de la rémunération assurable lorsqu'il est versé à la suite d'une décision favorable d'une commission des accidents du travail. Vous devrez retenir des cotisations au RPC et de l'impôt sur le revenu sur tout montant complémentaire et déclarer ce dernier sur un feuillet T4 à la fin de l'année.

Un montant versé en plus d'une avance ou d'un prêt n'est pas un montant complémentaire s'il est versé dans l'attente d'une décision d'une commission des accidents du travail. Par conséquent, ce montant est considéré comme un revenu d'emploi et est assujetti aux cotisations au RPC, à l'AE et à l'impôt sur le revenu.

Période d'adaptation pour les nouvelles demandes pour accidents du travail

Dans bien des cas, les chèques de paie sont établis à l'avance. De ce fait, il n'est pas toujours possible d'indiquer dans le registre de paie que l'employé reçoit une avance ou un prêt, dès que celui-ci présente une demande. En pareil cas, nous vous accordons un délai raisonnable (correspondant habituellement à une période de paie) pour corriger le registre de paie et indiquer qu'il s'agit d'une avance ou d'un prêt.

Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST)

Au Québec, la CSST gère les indemnités pour accidents du travail. Toutefois, les employeurs du Québec doivent quand même suivre les instructions qui ont trait aux exigences fédérales. Pour obtenir plus de précisions en ce qui concerne les règles visant la province de Québec pour la CSST, lisez la publication TP-1015.G, Guide de l'employeur - Retenues à la source et cotisations, que vous pouvez obtenir de Revenu Québec.

Comment traiter les paiements effectués par une commission des accidents du travail dans différentes circonstances

Employeur qui continue à verser le salaire habituel

Exemple
Jean se blesse au travail le 11 juillet 2010. Il continue à toucher son salaire normal jusqu’au 3 février 2012, date où une commission des accidents du travail paie l’indemnité. Son employeur est remboursé par la commission des accidents du travail en question.

Traitement

  • Tous les montants versés en salaire pour les années 2010, 2011 et 2012 doivent être déclarés sur un feuillet T4 pour chacune de ces années, avec les cotisations au RPC, et à l’AE et l’impôt sur le revenu. Jean doit soumettre les feuillets T4 avec sa déclaration de revenus et de prestations pour l’année visée.
  • En 2012, année où l’indemnité est accordée, l’employeur n’a pas le droit de modifier le montant de la case 14, « Revenus d’emploi », du feuillet T4 ni de réduire les cotisations au RPC et à l’AE et l’impôt sur le revenu retenus en 2010, 2011 ou 2012.
  • Au moment de remplir le feuillet T4 pour 2012, l’employeur doit inscrire dans la section « Autres renseignements » le code 77 et le montant total des indemnités versées par une commission des accidents du travail pour ces trois années.
  • Lorsque Jean produira sa déclaration de revenus et de prestations pour 2012, il demandera une déduction pour ce montant à titre d’autres dépenses d’emploi (remboursement de traitement ou de salaire).
  • Si un montant n’est pas utilisé et que Jean ne reçoit pas d’autres genres de revenus en 2012, le montant non utilisé peut être considéré comme une perte autre qu’en capital.

Employeur qui verse une avance égale à l'indemnité prévue par une commission des accidents du travail et un montant en plus de cette avance.

Exemple
Marie se blesse le 2 avril 2011 et s’absente du travail jusqu’au 6 juin 2012. Son contrat de travail prévoit que son employeur doit lui verser un montant équivalant à son salaire net. Il s’agit d’une avance d’un montant égal à l’indemnité à laquelle Marie peut s’attendre d’une commission des accidents du travail et d’un montant versé en surplus.

Traitement

  • Le montant de l'avance égal au montant prévu de l'indemnité d'une commission des accidents du travail n'est pas considéré comme un revenu d'emploi. Par conséquent, son employeur n'a pas à retenir des cotisations au RPC et à l'AE ni de l'impôt sur ce montant.
  • Le montant que l'employeur verse en plus de l'avance, en attendant une décision d'une commission des accidents du travail, est considéré comme un revenu d'emploi dans l'année où il est versé. Ce montant est assujetti aux retenues de cotisations au RPC et à l'AE et à l'impôt sur le revenu.
  • En 2012, lorsque le montant est payé, l'employeur de Marie doit réduire l'avance consentie d'un montant égal à celui qu'elle a reçu d'une commission des accidents du travail, de la façon suivante :
    • Si les deux montants sont identiques, il n'inscrira aucun montant dans la section « Autres renseignements » du feuillet T4.
    • Si le montant de l'avance excède celui de l'indemnité accordée, la différence est alors considérée comme un revenu d'emploi et l'employeur de Marie doit déclarer ce montant, ainsi que les cotisations au RPC et à l'AE et l'impôt sur le revenu retenus, sur un feuillet T4. Aucune inscription n'est requise dans la section « Autres renseignements ».
    • Si, après que la commission des accidents du travail a payé l'indemnité, l'employeur continue à verser à Marie un montant en plus de l'indemnité versée par cette commission, ce montant est considéré comme un montant complémentaire et assujetti aux retenues de cotisations au RPC et à l'impôt sur le revenu, mais pas aux cotisations à l'AE. Il doit aussi être déclaré sur un feuillet T4 dans l'année où il est payé.
    • Si la demande d'indemnité est refusée, l'avance non remboursée devient un revenu d'emploi pour l'année du refus. L'employeur doit en déclarer le montant sur un feuillet T4, ainsi que les cotisations au RPC et à l'AE et l'impôt sur le revenu retenus. Si Marie rembourse l'avance, son employeur ne doit pas en déclarer le montant sur un feuillet T4. Le montant de l'avance n'a pas à être inscrit dans la section « Autres renseignements », sous le code 77 du feuillet T4, puisqu'il n'a jamais été inclus dans le revenu.

Jetons de présence d'administrateur

Revenu d’emploi

Les jetons de présence versés à un administrateur de sociétés sont un revenu d’emploi, qu’ils soient payés à un résident canadien ou à un non-résident pour services rendus au Canada. Vous devez déclarer les jetons de présence sur un feuillet T4.

Vous payez seulement des jetons de présence

Cotisations au RPC

Retenez des cotisations au RPC sur les jetons de présence payés à des membres d'un comité (administrateurs) d'une société, si les administrateurs sont employés au Canada. Cela s'applique pour les administrateurs résidents et non-résidents.

Pour les administrateurs non-résidents d'une société, les cotisations au RPC sont retenues seulement si les réunions sont tenues ou les fonctions exercées entièrement au Canada. Cependant, si les fonctions sont exercées en totalité ou en partie hors du Canada, ne retenez pas de cotisations au RPC pour les administrateurs de l'entreprise.

C'est le statut d'emploi de l'administrateur qui déterminera si des cotisations au RPC seront requises lorsqu'il  y a un lien de travail entre l'administrateur et la société. Si vous avez des doutes, vous pouvez demander une décision.  Pour en savoir plus, lisez Êtes-vous un employeur?.

Pour calculer les cotisations au RPC à retenir sur les jetons de présence, divisez l'exemption de base pour le RPC par le nombre de fois où vous versez les jetons au cours de l'année.

Exemple
François est l'administrateur de votre société. Il est résident du Canada. Il ne touche pas de rémunération en tant qu'employé. Vous lui versez un jeton de présence de 4 050 $ tous les trois mois. Calculez la cotisation comme suit :

  • Faites une répartition proportionnelle de l’exemption de base au RPC pour l’année pour obtenir le montant trimestriel : 3 500 $ ÷ 4 = 875 $.
  • Le montant sur lequel vous retenez des cotisations est de 3 175 $ (4 050 $ - 875 $).
  • Le montant au RPC que vous versez est établi comme suit :

    Cotisation de l'administrateur
    (3 175 $ × 4,95 %)

    157,16 $

    Cotisation de l'employeur

    157,16 $

    Total

    314,32 $

Cotisations à l'AE

Ne retenez pas de cotisations à l’AE sur les jetons de présence à des membres d’un comité (administrateurs) d’une société résident ou non résident.

C’est le statut d’emploi de l’administrateur qui déterminera si des cotisations à l’AE seront requises lorsqu’il y a un lien de travail entre l’administrateur et la société. Si vous avez des doutes, vous pouvez demander une décision. Pour en savoir plus, lisez Êtes-vous un employeur?.

Remarque
Les jetons de présence versés aux administrateurs des sociétés d’État sont assujettis aux cotisations d’AE.

Impôt sur le revenu

Un administrateur non-résident n’est pas considéré comme étant un employé canadien s’il ne se présente pas aux réunions ou n’accomplit aucune fonction au Canada. Les jetons de présence versés à un administrateur non résident pour assister à une réunion de l’extérieur du Canada par des moyens électroniques, comme une téléconférence, ne sont pas imposables au Canada.

Si seulement une partie des services ont été exécutés au Canada, l'employeur doit répartir la portion des frais annuels payés à un administrateur non-résident pour les services exécutés au Canada. Par exemple, si dix réunions ont été tenues durant une même année et que l'administrateur a assisté à cinq réunions au Canada, la moitié du montant annuel qui lui a été versé fera l'objet de retenues d'impôt à la source.

Si vous ne payez que des jetons de présence d'administrateur et que vous estimez que le total des jetons ne dépassera pas le montant de la demande qui est inscrit sur le formulaire TD1 (ou le montant personnel de base, s'il n'y a pas de formulaire TD1), ne retenez pas d'impôt sur le revenu.

Si vous estimez que les jetons de présence dépasseront le montant de la demande qui est inscrit sur le formulaire TD1, retenez de l'impôt sur le revenu. Un administrateur non-résident peut ne pas avoir demandé de montant sur le formulaire TD1. Pour en savoir plus, lisez le verso du formulaire TD1.

Calcul

Pour calculer le montant à déduire, utilisez les tables des déductions mensuelles de l’impôt fédéral et provincial à la partie D et à la partie E de la publication T4032, Tables des retenues sur la paie et faites le calcul suivant :

  • Divisez le jeton de présence par le nombre de mois qui se sont écoulés depuis le dernier paiement ou depuis le premier jour de l'année, selon la plus récente de ces dates.
  • Utilisez le montant de la demande du formulaire TD1 et le montant déterminé ci-dessus. Trouvez la retenue mensuelle et multipliez-la par le nombre de mois qui se sont écoulés depuis le dernier paiement ou depuis le premier jour de l'année, selon la plus récente de ces dates.
  • Si les jetons de présence ne sont pas assujettis aux cotisations au RPC et à l’AE, un montant additionnel devra être ajouté à l’impôt retenu selon le calcul ci dessus. Consultez, « Retenir l’impôt sur les revenus non assujettis à des cotisations au RPC ou à l’AE » à la partie A du guide T4032.

Vous obtiendrez ainsi l'impôt sur le revenu à retenir sur le jeton de présence.

Vous payez un jeton de présence en plus d'un salaire

Cotisations au RPC

Lorsque vous payez un salaire et un jeton de présence à un administrateur, ajoutez ce jeton à son salaire pour la période de paie afin de calculer l'impôt à retenir.

Les cotisations au RPC seront requises sur la portion du salaire en fonction du statut d'emploi de l'administrateur. Si vous avez des doutes après avoir analysé les faits liés à l'emploi de l'administrateur, vous pouvez demander une décision. Pour en savoir plus, lisez Êtes-vous un employeur?.

Cotisations à l'AE

Si vous payez à la fois un salaire et des jetons de présence à un administrateur résident ou non résident, déduisez seulement les cotisations à l’AE de la portion du salaire.

Les cotisations à l’AE sont requises sur la portion du salaire en fonction du statut de l’emploi de l’administrateur. Si vous avez encore des doutes après avoir analysé les faits liés à l’emploi de l’administrateur, vous pouvez demander une décision. Pour en savoir plus, lisez Êtes-vous un employeur?.

Remarque
Les jetons de présence versés aux administrateurs des sociétés d’État sont assujettis aux cotisations d’AE.

Impôt

Utilisez la méthode de calcul dans la section précédente pour déterminer le montant d'impôt à retenir pour les paiements de jetons de présence à un administrateur.

Demande de réduction relative aux retenues

Un administrateur non-résident d’une société qui demande d’obtenir une réduction des retenues d’impôt sur le revenu d’emploi selon une convention fiscale peut en faire la demande en envoyant une lettre et les documents pertinents à la Section des non résidents de son bureau des services fiscaux dans la zone où les services seront rendus ou dans le cas d’un employeur canadien, au bureau des services fiscaux le plus proche. Pour en savoir plus, composez le 1-800-959-7775.

Jetons de présences versés à une société ou à une société de personnes

Si une personne agit au nom d’une société ou représente une société à titre d’administrateur et que les jetons de présences pour ces services sont payés directement, ou sont remis par la personne à la société, ces frais sont considérés comme des revenus à la société et non à la personne. Ce serait également le cas si une personne agit en son nom ou représente une société de personnes.

Remarque
Si les jetons de présences sont directement ou indirectement donnés à la personne pour son bénéfice personnel, les frais devraient alors être inclus dans son revenu personnel en tant que revenu d’emploi. Dans un tel cas, suivez les instructions sous la rubrique « Revenus d’emploi ».

Société ou société de personnes résidente

Vous n’avez pas à déduire des cotisations au RPC, à l’AE ou de l’impôt sur le revenu sur les frais que vous payez à une société ou société de personnes résidente.

Société ou société de personnes non-résidente

Vous devez retenir l’impôt de 15 % sur les frais que vous payez à une société ou société de personnes non-résidente. Vous devez déclarer ces paiements sur un feuillet T4A-NR.

Si la société ou la société de personnes peut montrer que la retenue d’impôt est supérieure à sa dette fiscale potentielle au Canada, soit en raison de la protection du traité ou des revenus et dépenses, elle peut déposer une demande de dérogation au bureau des services fiscaux dans la région où elle fournit ses services.

Pour en savoir plus, lisez le guide RC4445, T4A-NR - Paiements versés à des non-résidents pour services rendus au Canada et le bulletin d’interprétation IC75-6, Retenue d'impôt obligatoire sur les montants versés à des non- résidents pour des services rendus au Canada.

Paie de vacances et jours fériés

Les retenues que vous ferez de la paie de vacances varieront selon que l’employé a pris ou non des vacances. De plus, effectuez les retenues comme vous le feriez normalement lorsque la période de paie comprend un jour férié (p. ex. le jour de Noël).

L'employé prend des vacances

Ce qui suit s’applique lorsque vous versez une paie de vacances et que votre employé prend des vacances.

Cotisations au RPC

Retenez les cotisations au RPC sur la paie de vacances comme vous le feriez s'il s'agissait d'une paie régulière. Ne changez pas la table de période de paie que vous utilisez normalement. Dès que vous atteignez le maximum des cotisations pour l'année, n'en retenez plus.

Cotisations à l'AE

Déduisez les cotisations à l'assurance-emploi de la paie de vacances comme vous le feriez s'il s'agissait d'une paie régulière. Dès que vous atteignez le maximum des cotisations pour l'année, n'en retenez plus.

Impôt sur le revenu

Pour calculer le montant d’impôt à retenir, utilisez la table d’impôt correspondant à la période de vacances. Par exemple, pour une semaine de vacances payées, utilisez la table des retenues hebdomadaires. Si vous rémunérez votre employé aux deux semaines et que celui-ci est payé une semaine de vacances et une semaine de paie régulière, utilisez la table des retenues aux deux semaines. Cependant, si l’employé est payé une semaine de congé payé et que la deuxième semaine n’est pas rémunérée, utilisez la table des retenues aux deux semaines.

L'employé ne prend pas de vacances

Ce qui suit s’applique lorsque vous versez une rémunération de vacances et que votre employé ne prend pas de vacances.

Cotisations au RPC

Utilisez la méthode de primes expliquée dans la section intitulée Primes et augmentations de salaire rétroactives. Dès que vous atteignez le maximum des cotisations pour l'année, n'en retenez plus.

Cotisations à l'AE

Déduisez les cotisations à l'AE de la paie de vacances de la même façon que vous le feriez pour une paie régulière. Dès que vous atteignez le maximum des cotisations pour l'année, n'en retenez plus.

Impôt sur le revenu

Utilisez la méthode de primes expliquée dans la section intitulée Primes et augmentations de salaire rétroactives.

Fiducie pour paie de vacances

Lorsque vous versez des cotisations à une fiducie pour les crédits de vacances que l'employé a gagnés, incluez les cotisations dans le revenu de l'employé pour l'année où vous les versez. Retenez l'impôt sur ce montant comme si vous aviez versé celui-ci directement à l'employé. Pour en savoir plus, lisez le bulletin d'interprétation IT-389R, Fiducies de congés payés établies en vertu de conventions collectives.

Paiements forfaitaires rétroactifs admissibles

Certains paiements forfaitaires totalisant 3 000 $ ou plus (sans les intérêts) donnent droit à un calcul d'impôt spécial lorsqu'une personne produit sa déclaration de retenus et prestations. Pour être admissibles, le ou les paiements doivent avoir été versés à un particulier dans une ou plusieurs années passées alors qu'il était résident du Canada. De plus, les paiements doivent avoir été versés après 1994 et se rapporter aux années 1978 et suivantes.

Les sources de revenu admissibles sont les suivantes :

  • le revenu tiré d'une charge ou d'un emploi reçu par suite d'une ordonnance ou d'un jugement d'un tribunal, d'une décision arbitrale ou d'une entente selon laquelle les parties conviennent de mettre fin à une poursuite judiciaire (y compris les sommes reçues à titre de dédommagement);
  • les prestations d'assurance-salaire.

    Remarque
    Un traitement fiscal différent pourrait s'appliquer si le particulier est décédé. Dans pareil cas, appelez-nous au 1-800-959-7775.

Le payeur doit fournir les renseignements suivants par écrit au bénéficiaire du paiement :

  • l'année où le paiement forfaitaire a été versé au bénéficiaire;
  • une description détaillée du paiement forfaitaire et les circonstances à l'origine de celui-ci;
  • le montant total du paiement forfaitaire et la répartition entre le capital et l'intérêt, s'il y a lieu;
  • le montant du capital qui se rapporte à l'année en cours et à chacune des années passées visées par le paiement.

Le payeur peut fournir ces renseignements au bénéficiaire au moyen du formulaire T1198, État d'un paiement forfaitaire rétroactif admissible. Les employés doivent envoyer le formulaire T1198 à leur bureau des services fiscaux et demander à bénéficier du calcul d'impôt spécial dans leur déclaration de revenus et de prestations.

Taux de l'impôt à retenir

Les paiements forfaitaires peuvent être considérés comme des rémunérations régulières et sont assujettis au RPC, à l'AE et à l'impôt, comme l'explique ce guide. Cependant, certains types de paiements forfaitaires sont assujettis uniquement à l'impôt sur le revenu et sont admissibles aux taux de l'impôt à retenir sur les paiements forfaitaires. Lisez Paiements spéciaux dans le guide RC4157, Comment retenir l'impôt sur les revenus de pension ou d'autres sources et établir le feuillet T4A et le Sommaire, pour déterminer si le paiement que vous effectuez est admissible à ces taux.

Primes et augmentations de salaire rétroactives

Sur les primes et les augmentations de salaire rétroactives que vous versez aux employés, vous devez effectuer les retenues suivantes :

  • les cotisations au RPC (sans tenir compte de l’exemption annuelle de base si le paiement a été effectué sur un chèque distinct);
  • les cotisations à AE;
  • l'impôt sur le revenu.

Cotisations au RPC

Si vous avez déjà retenu sur le revenu de l'employé la cotisation maximale au RPC pour l'année, ne retenez pas de cotisations.

Remarque
Retenez les cotisations au RPC sur les montants gagnés et dus avant la date du décès.

Ne tenez pas compte des cotisations qu'un autre employeur a déduites durant la même année.

Exemple
Jean-Louis reçoit une augmentation de salaire rétroactive de 450 $ le 29 juin. Son état de rémunération pour l'année indique que vous avez retenu des cotisations au RPC de 300 $ jusqu'à maintenant sur son salaire.

Cotisation maximale au RPC pour l'année (2010) 2 163,15 $
Cotisations cumulatives pour l'année 300,00 $
Maximum que vous pouvez retenir pour Jean-Louis pour le reste de l'année 1 863,15 $
Multipliez l'augmentation de salaire rétroactive de 450 $ par le taux de cotisation au RPC de 4,95 % 22,28 $

Retenez 22,28 $ de cotisations au RPC sur l'augmentation de salaire rétroactive, jusqu'à concurrence du maximum pour l'année.

Remarque
Le Calculateur en direct des retenues sur la paie (CDRP) calculent les cotisations au RPC et à l’AE ainsi que l’impôt sur les primes et les augmentations de salaire rétroactives. Vous pouvez accéder au CDRP en allant à Calculateur en direct de retenues sur la paie - Avis de non-responsabilité.


Cotisation à l'AE

Déduisez les cotisations à l'assurance-emploi des primes et des augmentations de salaire. Dès que vous atteignez le maximum pour l'année, ne retenez plus de cotisations.

De plus, ne tenez pas compte des cotisations qu'un ancien employeur a retenues dans la même année.

Impôt sur le revenu

Certains paiements pour des montants forfaitaires rétroactifs peuvent faire l’objet d’un calcul spécial de l’impôt lorsqu’une personne produit sa déclaration de revenus et prestations. Pour en savoir plus, lisez la Tables de retenues sur la paie.

Pour savoir combien d'impôt retenir sur les primes et les augmentations de salaire rétroactives, soustrayez de la rémunération totale pour l'année (cela comprend la prime ou l'augmentation) les montants suivants :

  • la déduction pour les habitants d’une région éloignée;
  • un montant qu’un bureau des services fiscaux a autorisé;
  • les cotisations versées par l’employé à un régime de pension agréé (RPA).
  • les cotisations syndicales;
  • les cotisations à une convention de retraite (CR) ou à certains régimes de pension;
  • les cotisations à un régime enregistré d’épargne retraite (REER) si vous avez des motifs raisonnables de croire qu’elles peuvent être déduites par l’employé pour l’année.

Après avoir soustrait les montants ci-dessus, si le total de la rémunération pour l'année (y compris la prime ou l'augmentation) est de 5 000 $ ou moins, retenez 15 % d'impôt (10 % pour le Québec) sur la prime ou l'augmentation de salaire rétroactive.

Après avoir soustrait les montants ci-dessus, si le total de la rémunération pour l'année (incluant la prime ou l'augmentation) dépasse 5 000 $, le montant à retenir varie selon que la prime est versée une fois l'an ou plus. Les exemples ci dessous vous indiquent comment calculer manuellement les retenues d'impôt sur les primes (exemples 1 et 2) et sur les augmentations de salaires rétroactives (exemple 3).

Exemple 1 - Première prime ou prime payée une fois l'an - Marthe gagne un salaire de 400 $ par semaine. En septembre, vous lui avez versé une prime de 300 $. Sa province d'emploi est la Colombie-Britannique. Le code de demande qui s'applique à ses formulaires TD1 et TD1BC est « 1 ».

Étape 1 - Divisez la prime par le nombre de périodes de paie dans l'année (300 $ ÷ 52 = 5,77 $).

Étape 2 - Ajoutez les 5,77 $ au taux courant de rémunération de 400 $, ce qui vous donne un taux de rémunération rajusté pour l'année de 405,77 $ par semaine.

Étape 3 - Dans le guide T4032, Tables de retenues sur la paie, lisez la partie D, « Retenues d'impôt fédéral », et à la partie E, « Retenues d'impôt provincial ». Choisissez la table intitulée « Hebdomadaire (52 périodes de paie par année) » pour trouver l'augmentation de l'impôt que vous devez retenir sur les 5,77 $ supplémentaires par semaine.

Faites le calcul suivant :

  • Trouvez l'impôt fédéral et provincial à retenir sur 405,77 $ par semaine.
  • Soustrayez l'impôt fédéral et provincial à retenir sur 400 $ par semaine.

Vous obtenez le montant d'impôt à retenir sur les 5,77 $ supplémentaires par semaine.

Étape 4 - Multipliez l'impôt supplémentaire que vous retenez par semaine par 52 (le nombre de périodes de paie dans l'année). Cela vous donne le montant d'impôt à retenir sur la prime de 300 $.

Exemple 2 - Prime payée plus d'une fois par an - Marc gagne un salaire de 400 $ par semaine (montant 1). Vous lui avez versé une prime de 300 $ en janvier, et de 780 $ en février. Sa province d'emploi est l'Alberta. Le code de demande qui s'applique à ses formulaires TD1 et TD1AB est « 1 ».

Le calcul doit tenir compte de toutes les primes que vous avez versées dans l’année. Vous devez calculez l’impôt à retenir pour l’année entière, quel que soit le moment où vous avez versé la prime.

Étape 1 - Divisez le montant de la prime que vous avez versée en janvier par le nombre de périodes de paie dans l'année (300 $ ÷ 52 = 5,77 $) (montant 2). Ajoutez le montant de 5,77 $ à la rémunération hebdomadaire de 400 $ pour obtenir la rémunération hebdomadaire rajustée avant la prime versée en février (400 $ + 5,77 $ = 405,77 $).

Étape 2 - Divisez la dernière prime que vous avez versée à Marc par le nombre de périodes de paie dans l’année (780 $ ÷ 52 = 15 $) (montant 3). Additionnez les montants 1, 2 et 3 pour obtenir une nouvelle rémunération hebdomadaire rajustée pour l’année, au montant de 420,77 $ (400 $ + 5,77 $ + 15 $).

Étape 3 - Dans le guide T4032, Tables de retenues sur la paie, lisez la partie D, « Retenues d’impôt fédéral », et la partie E, « Retenues d’impôt provincial ». Choisissez la table intitulée « Hebdomadaire (52 périodes de paie par année) » pour trouver l’augmentation de l’impôt que vous devez retenir sur les 15 $ supplémentaires par semaine.

Faites le calcul suivant :

  • Trouvez l'impôt fédéral et provincial à retenir sur 420,77 $ par semaine.
  • Soustrayez l'impôt fédéral et provincial à retenir sur 405,77 $ par semaine.

Vous obtenez l’impôt additionnel à retenir sur les 15 $ supplémentaires par semaine.

Étape 4 - Multipliez l'impôt supplémentaire que vous retenez par semaine par 52. Cela vous donne le montant d'impôt à retenir sur la prime de 780 $.

Pour calculer l'impôt sur les primes supplémentaires, répétez les étapes 1 à 4.

Exemple 3 - Augmentation de salaire rétroactive - La rémunération d’Aline est passée de 440 $ à 460 $ par semaine, avec effet rétroactif sur 12 semaines. Cela donne un paiement rétroactif global de 240 $ (12 × 20 $). Sa province d’emploi est la Nouvelle Écosse. Le code de demande qui s’applique à ses formulaires TD1 et TD1NS est « 6 ».

Étape 1 - Dans le guide T4032, Tables de retenues sur la paie, lisez la partie D, « Retenues d'impôt fédéral », et la partie E, « Retenues d'impôt provincial », et choisissez la table intitulée « Hebdomadaire (52 périodes de paie par année) », pour trouver l'augmentation de l'impôt que vous devez retenir par suite de l'augmentation du taux de rémunération.

Faites le calcul suivant :

  • Trouvez l'impôt fédéral et provincial à retenir sur 460 $ par semaine.
  • Soustrayez l'impôt fédéral et provincial à retenir sur 440 $ par semaine.

Vous obtenez l'impôt à retenir sur les 20 $ supplémentaires par semaine.

Étape 2 - Multipliez l'augmentation de l'impôt hebdomadaire que vous retenez par le nombre de semaines où l'augmentation de salaire est rétroactive. Cela vous donne le montant d'impôt que vous devez retenir sur l'augmentation de salaire rétroactive.

Régimes d'assurance-salaire

Un régime d'assurance-salaire est une entente conclue entre un employeur et ses employés ou un groupe ou une association d'employés. Cette entente prévoit l'indemnisation d'un employé pour la perte d'un revenu d'emploi par suite de maladie, d'invalidité, de grossesse ou d'accident, au moyen de prestations payables périodiquement. Si vous cotisez à ce type de régime pour vos employés; la prime peut être considérée comme un avantage imposable.

Pour en savoir plus, consultez le guide T4130, Guide de l'employeur - Avantages imposables et allocations ou le bulletin d’interprétation IT-428, Régimes d’assurance salaire.

Cotisations au RPC

Les prestations d’assurance salaire versées par un employeur, un fiduciaire ou une compagnie d’assurance ne sont pas assujetties aux cotisations au RPC.

Selon la législation proposée, les prestations d’assurance salaire qui sont assujettis aux cotisations d’AE seront également assujetties aux cotisations au RPC.

Cotisations à l’AE

Les prestations d'assurance-salaire sont assujetties aux cotisations à l'AE dans les situations suivantes :

  • vous payez directement à un employé des prestations en vertu d'un régime d'assurance-salaire dont vous financez une partie;
  • un employé reçoit des prestations d’assurance salaire d’un fiduciaire ou d’une compagnie d’assurance selon un régime d’assurance salaire dont vous :
    • financez une partie;
    • contrôlez certaines modalités;
    • déterminez l'admissibilité aux prestations.

Les prestations d'assurance-salaire ne sont pas assujetties aux cotisations à l'AE lorsqu'un employé les reçoit d'un fiduciaire ou d'une compagnie d'assurance en vertu d'un régime d'assurance-salaire dans les situations suivantes :

  • vous n'exercez pas un certain contrôle sur le régime d'assurance-salaire;
  • vous ne déterminez pas l'admissibilité aux prestations.

Impôt sur le revenu

Lorsque les prestations d’assurance salaire sont assujetties aux cotisations à l’AE, l’impôt sur le revenu doit être retenu sur ces paiements de la manière habituelle. L’employeur est tenu de déclarer ces paiements sur un feuillet T4.

Lorsque les prestations d’assurance salaire ne sont pas assujetties aux cotisations à l’AE, elles sont tout de même assujetties à l’impôt sur le revenu. Par contre, le payeur n’est pas tenu d’effectuer une retenue d’impôt. Le fiduciaire ou la compagnie d’assurance devra toutefois déclarer ces paiements sur un feuillet T4A.

Régimes de participation des employés aux bénéfices

Un régime de participation des employés aux bénéfices (RPEB) est un arrangement qui permet à un employeur de partager ses avantages avec l'ensemble de ses employés ou avec un groupe désigné d'employés. Aux termes d'un RPEB, les montants sont versés à un fiduciaire pour être détenus et investis au profit des employés bénéficiaires du régime.

Chaque année, le fiduciaire est tenu d'attribuer à ces bénéficiaires toutes les contributions de l'employeur, les avantages découlant des biens en fiducies, les gains et les pertes en capital et certains montants à l'égard d'abandons.

Déclarez les paiements provenant de RPEB sur un feuillet T4PS plutôt qu'un feuillet T4. Pour en savoir plus, lisez le bulletin d'interprétation IT-379R, Régime de participation des employés aux bénéfices - Sommes attribuées aux bénéficiaires.

Remarque
Un RPEB établi en raison d'une planification fiscale, d'un partage de revenu et afin de se soustraire aux cotisations au RPC ou à l'AE pourrait ne pas être considéré comme valide. Si vous avez des questions concernant la validité de votre RPEB, demandez un avis de décision anticipée en matière d'impôt. Pour ce faire, consultez la circulaire d'information IC70-6, Décisions anticipées en matière d'impôt sur le revenu.

Le budget 2011 a annoncé que le gouvernement passera en revue les règles existantes pour les RPEB afin de déterminer si des améliorations techniques sont nécessaires dans ce domaine pour s’assurer que RPEB continu à être un outil utile pour les employeurs et qu’ils sont utilisés aux fins prévues.

Rémunération d'heures supplémentaires

Cotisations au RPC et à l'AE et impôt sur le revenu

Vous devez retenir des cotisations au RPC et à l'AE et l'impôt sur le revenu sur la rémunération d'heures supplémentaires. Lorsque la rémunération d'heures supplémentaires est payée dans la même période de paie que celle où elle est gagnée, ajoutez-la à la paie régulière de l'employé et faites les déductions sur le total de ces montants de la manière habituelle. Lorsque la rémunération d'heures supplémentaires est payée dans une autre période de paie que celle où elle est gagnée, traitez-la comme une prime et faites les déductions de la manière expliquée dans la section Primes et augmentations de salaire rétroactives.

Salaires tenant lieu de préavis de congédiement

Lorsque vous versez à un employé un montant en remplacement d'un préavis de congédiement selon les dispositions particulières d'un contrat de travail ou d'un programme fédéral, provincial ou territorial en matière d'emploi, ce montant est considéré comme un revenu d'emploi, qu'il ait été payé à l'égard de la cessation d'un emploi ou non.

Vous devez retenir des cotisations au RPC, à l'AE et de l'impôt. Pour trouver les montants à retenir, ajoutez-le montant du salaire tenant lieu de préavis de congédiement au revenu régulier de l'employé (s'il y a lieu) pour la période de paie.

Vous pouvez utiliser la méthode de la prime pour établir l'impôt à retenir sur un salaire tenant lieu de préavis de congédiement si le calcul de l'impôt selon les Tables de retenues sur la paie cause un préjudice à l'employé. La section Primes et augmentations de salaire rétroactives vous explique comment procéder.

Pour en savoir plus, lisez le bulletin d'interprétation IT-365R2, Dommages et intérêts, indemnités et recettes semblables.



Chapitre 7 - Cas particuliers

Coiffeurs pour hommes et dames, chauffeurs de taxi et d'autres véhicules de transport de passagers

Si vos employés sont des chauffeurs de taxi et d'autres véhicules de transport de passagers ou des coiffeurs pour hommes et dames, vous devez retenir des cotisations au RPC, à l'AE et de l'impôt sur le revenu comme pour vos employés réguliers.

Si ces travailleurs ne sont pas vos employés (ils sont considérés comme travailleurs indépendants), les règles spéciales suivantes s'appliquent.

Vous devez déclarer le revenu brut pour les coiffeurs pour hommes et dames, et les chauffeurs de taxi et d’autres véhicules de transport de passagers sur leurs feuillets T4. Pour des instructions détaillées, consultez le guide RC4120, Guide de l’employeur - Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire.

Lorsqu’il y a une interruption de salaire pour les travailleurs, vous devez remplir le formulaire INS 2106, Relevé d’emploi, (RE) dans les cinq jours qui suivent le dernier jour de travail. Il se peut que des règles différentes s’appliquent si vous utilisez le service RE Web. Pour en savoir plus, visitez le site de Service Canada.

Coiffeurs pour hommes et dames

Cette catégorie de travailleurs comprend seulement les coiffeurs pour hommes et dames qui offrent leurs services dans un établissement prévu à cet effet.

Les cotisations au RPC et l'impôt sur le revenu

Nous considérons que les personnes non employées selon un contrat de louage de services sont des travailleurs indépendants aux fins du RPC et de l’impôt sur le revenu. Cependant, elles sont responsables du paiement de leurs cotisations au RPC et de leur impôt sur le revenu lorsqu’elles produisent leur déclaration de revenus et prestations. Ne retenez pas de cotisations au RPC ni d’impôt sur le revenu pour ces travailleurs.

Cotisations à l'AE

Nous considérons que le propriétaire ou l’exploitant d’un salon de barbier ou de coiffure est l’employeur, aux fins d’un règlement spécial de l’AE, de tous les travailleurs qui rendent des services dans son établissement, même si ceux-ci ne sont pas des employés embauchés selon un contrat de louage de services.

Si vous êtes le propriétaire ou l’exploitant de l’entreprise, vous devez payer la part des travailleurs et votre part des cotisations à l’AE. La rémunération assurable du travailleur se calcule à partir de son revenu net. Les gains assurables de l’employé détermineront sa part des cotisations à l’AE.

Il y a deux façons d’établir la rémunération assurable pour la semaine, selon que vous savez ou ne savez pas le montant réel que la personne a gagné pour la semaine :

  1. Si vous savez combien la personne a gagné dans la période de paie, ainsi que le montant des dépenses engagées pour gagner le revenu d'entreprise, la rémunération assurable est la rémunération totale (revenu net) qu'elle a tirée de l'emploi pour la période de paie jusqu'au maximum des gains assurables pour l'année.
  2. Si vous ne savez pas combien la personne a gagné dans la période de paie ou le montant des dépenses engagées pour gagner le revenu d'entreprise, la rémunération assurable est le moins élevé des deux montants suivants :
    • le nombre de jours de travail dans la semaine multiplié par 1/390 du maximum de la rémunération annuelle assurable;
    • 1/78 du maximum de la rémunération annuelle assurable.

Chauffeurs de taxi et d'autres véhicules de transport de passagers

Les chauffeurs non employés selon un contrat de louage de services peuvent occuper un emploi assurable. À la demande de l’industrie, un règlement de l’AE protège les chauffeurs de taxi et d’autres véhicules de transport de passagers non embauchés à titre d’employés.

Ce règlement a été adopté parce que ces travailleurs connaissent souvent des périodes d’inactivité. Le règlement s’applique aux chauffeurs si les conditions suivantes sont réunies :

  • ils ne sont pas les propriétaires de plus de 50 % du véhicule;
  • ils ne sont ni propriétaires ni exploitants de l'entreprise.

La rémunération de ces travailleurs est assurable, même s'ils ne sont pas des employés. Nous considérons que l'entreprise pour laquelle les chauffeurs rendent leurs services est un employeur réputé aux fins de l'AE. Si un chauffeur ne respecte pas les conditions du règlement, son emploi n'est pas assurable.

Un chauffeur est considéré comme le propriétaire/exploitant d'une entreprise de taxis s'il remplit les conditions suivantes :

  • il est en mesure d'assumer les chances de profit et les risques de perte découlant de l'exploitation de l'entreprise de taxis;
  • il possède le droit de conduire un ou des taxis.

Les cotisations au RPC et l'impôt sur le revenu

Nous considérons que les personnes non employées selon un contrat de louage de services sont des travailleurs indépendants aux fins du RPC et de l'impôt sur le revenu. Cependant, elles sont responsables du paiement de leurs cotisations au RPC et de leur impôt sur le revenu.

Ne retenez pas de cotisations au RPC ni d'impôt sur le revenu pour ces travailleurs.

Cotisations à l'AE

Si vous êtes un employeur réputé, vous devez verser la part des chauffeurs et votre part des cotisations à l'AE. Les gains assurables des chauffeurs se calculent à partir du revenu net.

Il y a deux façons d'établir la rémunération assurable pour la semaine, selon que vous savez ou ne savez pas le montant réel que le chauffeur a gagné et ses dépenses engagées pour la semaine :

  1. Si vous savez conbien le chauffeur a gagné pour la semaine, ainsi que le montant des dépenses engagées pour gagner le revenu, la rémunération assurable doit être calculée selon la différence entre les deux montants, jusqu’au maximum des gains assurables pour l’année.
  2. Si vous ne savez pas combien le chauffeur a gagné dans la semaine, ou le montant des dépenses engagées, la rémunération assurable est le moins élevé des deux montants suivants :
    • le nombre de jours de travail dans la semaine multiplié par 1/390 du maximum de la rémunération annuelle assurable;
    • 1/78 du maximum de la rémunération assurable.

Volontaires des services d'urgence

La Loi de l'impôt sur le revenu accorde jusqu'à 1 000 $ d'exemption sur les montants qu'un particulier reçoit d'un gouvernement, d'une municipalité ou d'une autre administration publique.

Cette exemption s'applique aux particuliers suivants :

  • les pompiers volontaires;
  • les techniciens ambulanciers volontaires;
  • les volontaires qui apportent leur aide à la recherche et au sauvetage de personnes ou dans d’autres situations d’urgence et de désastre

L'exemption de 1 000 $ s'applique seulement si le montant payé pour les services rendus est minime comparativement à ce qu'il en aurait coûté dans les mêmes circonstances pour faire exécuter le même travail par un employé régulier à temps plein ou à temps partiel.

L’exemption de 1 000 $ ne s’applique pas si, au cours de l’année, le particulier était à l’emploi de la même administration publique pour les mêmes fonctions ou des fonctions semblables (p. ex. un pompier à temps plein qui fait occasionnellement fonction de pompier ou de secouriste volontaire pour la municipalité qui l’emploie ne serait pas admissible à l’exemption).

Remarque
Pour l'exemption accordée aux pompiers volontaires (jusqu'à 1 000 $) déclarez l’exemption en utilisant le code 87 dans la section « Autres renseignements » du feuillet T4. Ne déclarez pas le montant de l’exemption dans la case 14.

Règles concernant le RPC, l'AE et l'impôt sur le revenu

La façon de traiter les montants reçus par les volontaires est différente aux fins du Régime de pensions du Canada, de la Loi sur l'assurance-emploi, et de la Loi de l'impôt sur le revenu.

Cotisations au RPC

Les conditions énoncées ci-dessous pour l'AE s'appliquent au RPC. Cependant, si le particulier a droit à l'exemption aux fins de l'impôt sur le revenu, seul le montant qui dépasse 1 000 $ est assujetti aux cotisations au RPC. S'il n'a pas droit à l'exemption, déduisez les cotisations au RPC sur le montant total que vous avez payé.

Cotisations de l'AE

Même si un particulier est considéré comme un volontaire aux fins de l'impôt sur le revenu, le montant qu'il reçoit (y compris le montant de l'exemption jusqu'à un maximum de 1 000 $) est assujetti aux cotisations de l'AE, s'il répond à toutes les conditions suivantes :

  • n il est rémunéré à un taux horaire, reçoit un salaire ou des montants fixes en guise de rémunération;
  • il doit respecter un horaire de travail déterminé;
  • il doit être disponible et est tenu de se présenter sur les lieux lorsque survient une urgence (p. ex. un incendie) durant les heures de travail déterminées par l'employeur. Cependant, si le particulier doit être disponible durant les heures de travail déterminées, mais qu'il n'est pas tenu de se présenter sur les lieux de la tragédie, le montant qu'il reçoit n'est pas assujetti aux cotisations à l'assurance-emploi.

Impôt sur le revenu

Comme il est mentionné plus haut, si le particulier a droit à l'exemption, il n'y a pas d'impôt sur le revenu à payer sur la première tranche de 1 000 $ qu'il reçoit. Retenez de l'impôt seulement sur le montant qui dépasse 1 000 $. Cependant, s'il n'a pas droit à l'exemption, retenez de l'impôt sur le montant total que vous avez payé.

Employés d'une entreprise de services d'aide temporaire

Les travailleurs à votre service sont habituellement vos employés selon un contrat de louage de services. Par conséquent, vous devez retenir à leur égard des cotisations au RPC et à l’AE et l’impôt sur le revenu. Vous devez également nous verser ces montants et les déclarer sur un feuillet T4.

Les travailleurs à votre service sont habituellement vos employés selon un contrat de louage de services. Par conséquent, vous devez retenir à leur égard des cotisations au RPC et à l’AE et l’impôt sur le revenu. Vous devez également nous verser ces montants et les déclarer sur un feuillet T4.

Si vous avez des doutes quant à l’existence d’une relation employeur employé aux fins du RPC et de l’AE, lisez le guide RC4110, Employé ou travailleur indépendant? Vous pouvez demander en utilisant le formulaire CPT1, Demande de décision quant au statut d’un travailleur aux fins du Régime de pensions du Canada et/ou de la Loi sur l’assurance emploi, et l’envoyez de la Division de l’admissibilité au RPC/AE de votre bureau des services fiscaux.

Préposés aux soins, domestiques ou gardiens d'enfants

Si vous embauchez un préposé aux soins, un domestique ou un gardien d’enfants, vous pouvez être considéré comme son employeur. À ce titre, vous devez assumer certaines responsabilités selon la relation d’emploi qui existe entre vous et cette personne.

Quand êtes-vous considéré comme un employeur?

Vous êtes considéré comme un employeur si vous :

  • embauchez une personne;
  • établissez un horaire de travail régulier(par exemple de 9 h à 17 h);
  • assignez et supervisez les tâches à accomplir.

Si vous n’êtes pas sûr d’être un employeur selon ces critères, lisez le guide RC4110, Employé ou travailleur indépendant? Vous pouvez faire une demande de décision en utilisant le formulaire CPT1, Demande de décision quant au statut d’un travailleur aux fins du Régime de pensions du Canada et/ou de la Loi sur l’assurance emploi, et l’envoyez à la Division de l’admissibilité au RPC/AE de votre bureau des services fiscaux.

Pour connaître vos responsabilités en tant qu'employeur, lisez Quelles sont vos responsabilités?.

Emploi à l'extérieur du Canada

Cotisations au RPC - Si vous êtes un employeur canadien et que vous employez un particulier pour travailler pour vous à l'étranger, vous devez retenir des cotisations au RPC dans l'une ou l'autre des situations suivantes :

  • l'employé se présente ordinairement au travail à votre établissement au Canada;
  • l'employé est un résident canadien et reçoit sa rémunération de votre établissement au Canada.

Si l'employé n'est pas dans l'une ou l'autre de ces situations, l'emploi à l'étranger n'ouvre pas droit à pension. Dans ce cas, ne retenez pas de cotisations au RPC sur la rémunération provenant de cet emploi.

Dans certaines conditions, vous pouvez choisir d'étendre la participation au RPC et de retenir des cotisations sur les gains provenant d'un emploi à l'étranger qui n'ouvre ordinairement pas droit à pension. Pour exercer ce choix, vous devez remplir le formulaire CPT8, Demande et engagement concernant l’admission d’un emploi, dans un pays autre que le Canada, au Régime de pensions du Canada et envoyer deux copies à votre bureau des services fiscaux.

N'utilisez pas le formulaire CPT8 si le Canada a conclu un accord en matière de sécurité sociale avec le pays où l'emploi est exercé. Une liste de pays avec lequel le Canada a conclu un accord se trouve à l'annexe 4.

Cotisations à l'AE - Vous devez retenir des cotisations à l'AE sur le revenu d'emploi qu'un employé gagne, en totalité ou en partie, à l'étranger si toutes les conditions suivantes sont réunies :

  • en tant qu'employeur, vous résidez au Canada ou vous y avez un établissement;
  • l'employé réside ordinairement au Canada;
  • l'emploi n'est pas assurable dans le pays où il est exercé;
  • l'emploi n'est pas exclu des emplois assurables pour quelque autre raison.

Impôt sur le revenu - Si un employé travaille pour vous à l'étranger, il se peut que vous deviez retenir de l'impôt sur les gains provenant de cet emploi. Il se peut que cet employé ait droit à une réduction d'impôt en raison d'un crédit d'impôt étranger pour des impôts payés dans une juridiction étrangère. Une lettre d'autorisation devra alors être soumise (lisez la section intitulée Lettre d'autorisation). Si vous doutez de votre obligation de retenir de l'impôt, composez le 1-800-959-7775.

Remarque
Des règles particulières s'appliquent aux emplois à bord de navires, de trains, de camions et d'avions. Pour en savoir plus à propos de ces règles, envoyer une demande à la Division de l’admissibilité au RPC/AE de votre bureau des services fiscaux. Les adresses de nos bureaux des services fiscaux sont disponibles au Bureaux des services fiscaux et centres fiscaux.

Crédit d'impôt pour emploi à l'étranger

Si vous employez un particulier résident du Canada pour travailler en dehors du Canada pour plus de six mois consécutifs, celui-ci peut avoir droit à un crédit pour emploi à l'étranger.

Les six mois peuvent commencer dans l’année courante ou précédente. Les fonctions de l’emploi à l’étranger doivent être liées à l’obtention d’un contrat pour le compte de l’employeur ou d’un contrat selon lequel l’employeur exploiterait une entreprise à l’étranger. L’entreprise à l’étranger doit être engagée dans l’une des activités suivantes :

  • l'exploration pour la découverte ou l'exploitation de pétrole, de gaz naturel, de minéraux ou d'autres ressources semblables;
  • un projet de construction, d’installation, d’agriculture ou d’ingénierie;
  • une activité visée par règlement.

L'employé qui a droit à ce crédit peut, s'il le désire, vous demander de réduire le montant d'impôt que vous retenez. Il doit alors remplir le formulaire T626, Crédit d'impôt pour emploi à l'étranger, y joindre une lettre explicative et envoyer sa demande à la Section internationale du bureau des services fiscaux de l'employeur avec les renseignements suivants :

  • qualifications de l'employeur en tant qu'employeur déterminé;
  • qualifications des contacts de l'employeur - activités admissibles;
  • qualifications de l'employé - résidence, conditions d'emploi et situation fiscale.

Si la demande est approuvée, nous enverrons une lettre d'autorisation à l'employé indiquant que vous pouvez réduire le montant des retenues d'impôt. Lorsque l'employé vous fournit une copie de cette lettre, vous pouvez réduire le montant de l'impôt à retenir sur sa paie. Conservez cette lettre dans vos dossiers aux fins d'examen par nos agents. Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet, lisez le bulletin d'interprétation IT-497, Crédit d'impôt pour emploi à l'étranger.

Certains particuliers canadiens ne peuvent pas demander le crédit d'impôt pour emploi à l'étranger lorsqu'ils sont employés par une firme canadienne qui s'engage, par contrat, à fournir ses services à une entreprise étrangère. Le particulier ne peut pas demander le crédit si la firme canadienne compte moins de six employés à temps plein et qu'il s'agit, selon le cas :

  • d'une société que possède le particulier, ou dans laquelle une personne liée à celui-ci détient 10 % ou plus des actions d'une catégorie quelconque du capital-actions;
  • d'une société de personnes, et que le particulier est lié à un membre de la société de personnes ou est un actionnaire désigné d'un membre de cette société de personnes.

Agence canadienne de développement international (ACDI)

Si vous payez un employé pour des services rendus dans le cadre d'un programme de l'ACDI, vous devrez peut-être retenir de l'impôt sur sa rémunération. Si vous êtes dans le doute, composez le 1-800-959-7775.

Les pêcheurs et l'assurance-emploi

Les pêcheurs sont également soumis à des règles particulières. Pour en savoir plus, lisez le guide T4005, Les pêcheurs et l'assurance-emploi.

Travailleurs d'agences ou de bureaux de placement

Les lignes directives suivantes s'appliquent aux travailleurs embauchés par une agence ou un bureau de placement :

a) Une agence qui embauche des employés (même s'ils travaillent dans les locaux du client) doit retenir sur les montants versés à ces employés des cotisations au RPC et à l'AE et l'impôt sur le revenu. De plus, elle doit déclarer ces montants sur un feuillet T4.
b) Une agence qui place des travailleurs dans un emploi sous la direction et le contrôle du client mais qui paie elle-même les travailleurs doit retenir des cotisations au RPC et à l'AE, mais n'est pas tenue de retenir d'impôt sur le revenu. L'agence doit établir un feuillet T4 pour le travailleur.
c) Une agence place des travailleurs dans un emploi sous la direction et le contrôle du client mais c'est le client qui paie les travailleurs; dans un tel cas, le client doit retenir les cotisations au RPC et l'impôt sur le revenu mais n'est pas tenu de retenir les cotisations à l'AE. Le client doit de l'agence établir un feuillet T4 pour le travailleur.
d) Une agence qui embauche un travailleur en vertu d'un contrat de services (travailleur indépendant) n'est pas tenue de retenir des cotisations au RPC et à l'AE ni de l'impôt sur le revenu puisque le travailleur est considéré comme un travailleur indépendant. Ni l'agence ni le client ne sont tenus d'établir un feuillet T4.

Pour les années d'imposition 2008 et suivantes, le revenu brut des travailleurs visés par les paragraphes b) et c) doit être déclaré sur leur feuillet T4. Consultez le guide RC4120, Guide de l'employeur - Comment établir le feuillet T4 et le Sommaire, pour obtenir des directives à ce sujet.

Programme des travailleurs agricoles saisonniers

Les travailleurs agricoles saisonniers qui ne résident pas au Canada mais qui ont un emploi régulier et continu au Canada sont assujettis aux retenues du RPC, de l'AE et de l'impôt de la même façon que les résidents du Canada.

Pour en savoir plus, lisez le guide RC4004, Programme des travailleurs agricoles saisonniers.

Employés qui sont des Indiens

Les renseignements qui suivent déterminent les retenues que vous devez effectuer dans le cas des Indiens.

Définitions

Indien

Le terme « Indien » désigne une personne qui, conformément à la Loi sur les Indiens, est inscrite à titre d'Indien ou a le droit de l'être.

Réserve

Le mot « réserve » est défini dans la Loi sur les Indiens. Il comprend tout établissement considéré comme une réserve aux fins du Décret de remise visant les établissements Indiens, ainsi que tout autre endroit considéré comme tel selon la législation fédérale (p. ex. les terres de la catégorie I-A aux termes de la Loi sur les Cris et les Naskapi du Québec).

Indien vivant dans une réserve

L'expression « Indien vivant dans une réserve » signifie que l'Indien vit dans une réserve, dans un établissement domestique qui est son lieu principal de résidence et le centre de ses activités quotidiennes.

Employeur résidant dans une réserve

L'expression « employeur résidant dans une réserve » signifie que l'employeur habite dans une réserve, d'où il dirige et administre effectivement l'entreprise.

Remarque
Nous considérons habituellement que la direction et l'administration centrale d'une entreprise relèvent du groupe qui exerce les fonctions d'un conseil d'administration. Il se peut toutefois que d'autres personnes administrent effectivement l'entreprise. En général, la direction et l'administration d'une entreprise sont exercées à l'établissement principal de celle-ci. Toutefois, selon les faits propres à chaque cas, elles peuvent être exercées à un endroit autre que le siège social. C'est une question de fait qui déterminera l'endroit où le centre de gestion et de contrôle est exercé.

Lignes directrices

Nous avons élaboré des lignes directrices par suite de la décision de la Cour suprême du Canada dans la cause Glenn Williams, pour vous aider à déterminer le genre d'exemption d'impôt qui s'applique à un revenu d'emploi d'un Indien inscrit. Ces lignes directrices ne résultent pas d'un changement apporté à la politique fiscale. Elles portent sur l'application de l'exemption d'impôt prévue dans la Loi sur les Indiens, compte tenu de la décision de la Cour suprême. Selon l'approche adoptée par la Cour dans cette cause, vous devez examiner tous les facteurs liant un revenu à une réserve pour établir si le revenu a été gagné dans une réserve et s'il est, par conséquent, exempt d'impôt.

Notez que, dans certains cas exceptionnels, l'application des « facteurs de rattachement » peut donner lieu à l'une ou l'autre des situations suivantes :

  • le revenu est exempt d'impôt, bien qu'aucune des lignes directrices ne puisse être invoquée;
  • le revenu est imposable, bien qu'une des lignes directrices semble pouvoir s'appliquer.

Si vous avez des questions sur une situation particulière, composez le 1-800-959-7775.

Le formulaire TD1-IN, Détermination de l'exonération à l'égard d'un revenu d'emploi d'un Indien inscrit, peut vous aider à déterminer le genre d'exemption qui s'applique au revenu d'un Indien selon les lignes directrices contenues dans le document intitulé Exonération du revenu selon la Loi sur les Indiens. Nous vous recommandons de garder dans vos dossiers les formulaires remplis par vos employés, car nos agents pourraient demander à les consulter.

Traitement ou salaire imposable versé à des Indiens

Cotisations au RPC et à l'AE et impôt sur le revenu

Si, en tant qu'employeur, vous versez un traitement ou salaire imposable à un Indien inscrit, vous devez retenir des cotisations au RPC et à l'AE et de l'impôt sur le revenu.

Remarque
Si vous avez payé une allocation de retraite à un Indien, lisez Allocations de retraite.

Traitement ou salaire non imposable versé à des Indiens

Régime de pensions du Canada

L'emploi d'un Indien dont le traitement ou salaire est exempt d'impôt est exclu des emplois ouvrant droit à pension. Par conséquent, si, en tant qu'employeur, vous versez un traitement ou salaire non imposable à un Indien, vous n'êtes pas tenu de retenir les cotisations au RPC.

Demande d'admission au RPC

Même si vous n'êtes pas tenu de retenir des cotisations au RPC, vous pouvez choisir de faire participer au régime vos employés qui sont des Indiens. Pour ce faire, remplissez le formulaire CPT124, Demande d'admission au Régime de pensions du Canada de l'emploi d'un Indien au Canada dont le revenu est exempté en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu. Une fois que vous avez exercé ce choix, vous ne pouvez pas l'annuler et vous devez faire participer tous vos employés.

La participation au RPC commence le jour où vous signez la demande ou à une date ultérieure que vous précisez. Elle ne peut pas être rétroactive.

Assurance-emploi

Le traitement ou salaire non imposable que vous avez versé à un Indien inscrit est assujetti aux cotisations à l'AE.

Remarque
Habituellement, les prestations d'AE, les allocations de retraite, les paiements du RPC et les prestations d'un régime de pension agréé ou d'un régime d'assurance-salaire sont exempts d'impôt si l'emploi qui ouvre droit à ces montants est lui-même exempt. Si une partie du revenu d'emploi est exempte, une partie équivalente de ces montants l'est aussi.



Chapitre 8 - Versement des retenues sur la paie

Êtes-vous un nouvel auteur de versements?

Si vous êtes un nouvel employeur ou n’avez jamais versé de cotisations au RPC ou à l’AE ni d’impôt sur le revenu auparavant, vous devez demander un numéro d’entreprise (NE), si vous n’en avez pas, et vous inscrire pour obtenir un compte de retenues sur la paie le cas échéant. Lisez le chapitre 1 pour obtenir des précisions sur l’inscription et pour des renseignements généraux en ce qui concerne vos responsabilités. Si vous avez besoin d’aide pour faire vos calculs ou verser les déductions, composez le 1-800-959-7775. Les nouveaux employeurs sont considérés comme des auteurs de versements réguliers.

Si vous n'avez pas de compte de retenues sur la paie, ou que vous n'avez pas reçu votre formulaire de versement à temps pour effectuer votre premier versement, envoyez à votre centre fiscal un chèque ou un mandat à l'ordre du receveur général en inscrivant votre NE au verso. Joignez à votre envoi une lettre contenant les renseignements suivants :

  • la mention qu'il s'agit de votre premier versement;
  • la période visée par votre versement;
  • votre nom d'employeur complet ainsi que l'adresse et le numéro de téléphone de votre entreprise;
  • votre numéro de compte.

Une fois que vous aurez fait votre premier versement, puis après chaque versement suivant, vous recevrez un formulaire de versement chaque mois par la poste. Si vous ne recevez pas le formulaire à temps pour le versement suivant, envoyez-nous votre versement selon les indications données ci-dessus, en précisant que vous n'avez pas reçu votre formulaire de versement.

Genres d'auteurs de versements et dates d'échéance

Les dates d'échéance pour les versements sont toujours basées sur la date où l'employé est rémunéré pour ses services (jour de paie), et non pas sur la période de paie pour laquelle les services ont été rendus. Par exemple, si une période de paie se termine en janvier, mais que l'employé n'est rémunéré pour cette période qu'en février, la date d'échéance pour le versement serait alors déterminée selon le jour de paie de février.

Voir les exigences de versements

Vous pouvez voir vos exigences de versements en allant à :

Remarque
Tous les paiements effectués après la date d’échéance peuvent donner lieu à une pénalité progressive. Pour en savoir plus, lisez Pénalités et intérêts.

Versements réguliers

Si vous êtes un nouvel employeur ou que votre retenue mensuelle moyenne (RMM) il y a deux ans était de moins de 15 000 $, vous êtes un auteur de versements réguliers et vous devez veiller à ce que nous recevions les retenues au plus tard le 15 du mois qui suit le mois où vous avez fait les retenues.

Remarque
Le versement qui arrive à échéance le 15 janvier de l'année en cours (des retenues que vous avez effectuées en décembre de l'année précédente) sera en retard si vous le joignez à la déclaration de renseignements T4, et que vous nous envoyez après le 15 janvier.

Versements trimestriels

Si vous êtes un petit employeur, vous avez l'option de verser les retenues sur la paie une fois tous les trois mois.

Pour avoir le droit de faire ce genre de versements, vous devez remplir toutes les conditions suivantes :

  • avoir un montant mensuel moyen de retenues inférieur à 3 000 $, soit dans la première ou dans la deuxième année civile précédant l'année civile courante;
  • faire état d'un dossier irréprochable.

Remarque
Nous considérons qu'un dossier est irréprochable si au cours des 12 mois précédents, aucune retenue ni aucun versement de cotisations au RPC et à l'AE, d'impôt sur le revenu ou de TPS/TVH n'a été fait en retard, et que toutes les déclarations de renseignements de type T4 et les déclarations de TPS/TVH ont été produites à temps.

Vous n'avez pas à soumettre de formulaire de demande pour faire des versements trimestriels. Si vous êtes un nouvel employeur admissible, nous vous aviserons par la poste et vous fournirons plus de renseignements sur ce mode de versement. Nous n'aviserons plus par écrit les employeurs qui demeureront admissibles aux versements trimestriels d'une année à l'autre. Par conséquent, si vous avez présentement le droit de faire des versements trimestriels et que vous n'êtes pas avisé du contraire, vous pouvez continuer à les faire.

Les trimestres se répartissent comme suit : de janvier à mars, d'avril à juin, de juillet à septembre et d'octobre à décembre. Les versements sont dus au plus tard le 15 du mois qui suit la fin de chaque trimestre. Les dates d'échéances sont : le 15 avril, le 15 juillet, le 15 octobre et le 15 janvier.

Remarques
Nous faisons une revue annuelle des comptes pour déterminer quels employeurs peuvent effectuer des versements aux trois mois. Cependant, si vous croyez remplir les conditions requises, n'importe quand après 12 mois d'exploitation de votre entreprise, vous pouvez nous appeler au 1-800-959-7775 et nous demander de verser les retenues aux trois mois.

Si vous cessez de remplir toutes les conditions requises, vous ne pourrez plus faire de versements trimestriels. Vous devrez alors rétablir un dossier irréprochable pendant 12 mois consécutifs avant de pouvoir exercer cette option. De même, si vous possédez plusieurs comptes de retenues sur la paie, vous devez remplir les conditions requises pour chacun de vos comptes. Si vous cessez de remplir les conditions pour l'un des comptes, vous perdrez le droit de faire des versements trimestriels pour tous les comptes.

Versements accélérés

Il y a deux groupes d'auteurs de versements accélérés, soit ceux du seuil 1 et du seuil 2.

Seuil 1

Ce groupe inclut les employeurs, y compris les sociétés associées, dont les retenues totales mensuelles moyennes il y a deux années civiles se situaient entre 15 000 $ et 49 999,99 $.

Les sommes retenues sur la rémunération payée au cours des 15 premiers jours du mois, sont dues au plus tard le 25 du même mois. Les sommes retenues du 16 jusqu’à la fin du mois, sont dues au plus tard le 10 du mois suivant.

Seuil 2

Ce groupe inclut les employeurs, y compris les sociétés associées, dont les retenues totales mensuelles moyennes il y a deux années civiles étaient de 50 000 $ ou plus.

Nous devons recevoir de votre institution financière canadienne les sommes retenues sur la rémunération payée au cours d'une période donnée du mois dans les trois jours ouvrables (sans compter les samedis, les dimanches, ni les jours fériés) suivant le dernier jour de la période.

Les quatre périodes du mois sont les suivantes :

  • du 1er au 7e jour du mois inclusivement;
  • du 8e au 14e jour du mois inclusivement;
  • du 15e au 21e jour du mois inclusivement;
  • du 22e au dernier jour du mois inclusivement.

Exemple
Lorsque le jour de paie tombe pendant la période du 15 au 21e jour de mai 2011, la date d’échéance est le 26 mai 2011, puisque les trois jours ouvrables suivant cette période ne sont pas inclus, soit les 21, 22, ou 23 mai.

Remarque
Si vous êtes un auteur de versements du seuil 2, vous devez faire vos versements par voie électronique ou en personne à votre institution financière canadienne.

Les employeurs, dont les retenues totales mensuelles moyennes sont de 50 000 $ ou plus sont tenus de faire leurs paiements dans une institution financière canadienne. Tous les paiements de retenues à la source effectués directement à l'ARC le jour précédant la date d'échéance seront considérés comme ayant été effectués à une institution financière canadienne, et aucune pénalité ne sera appliquée.

Tous les paiements effectués à la date d'échéance, mais pas à une institution financière canadienne, seront sujets à une pénalité de 3 % du montant dû.

Tous les paiements effectués après la date d'échéance seront sujets à un taux de pénalité progressive. Lisez les détails Pénalités et intérêts.

Les auteurs de versements accélérés des seuils 1 et 2 sont considérés comme des auteurs de versements accélérés mensuels s'ils paient le salaire des employés une fois par mois.

Sociétés associées

Si une société est associée à une ou plusieurs sociétés durant l'année courante et que le total des retenues mensuelles moyennes (RMM) dans la deuxième année civile avant l'année civile en cours de toutes les sociétés associées était de 15 000 $ ou plus, toutes les sociétés associées sont tenues de faire des versements accélérés. La définition de sociétés associées selon la Loi de l'impôt sur le revenu s'applique dans cette situation.

Fréquence de versements

La Loi de l'impôt sur le revenu donne la possibilité aux auteurs de versements accélérés de changer la fréquence de leurs versements d'après leurs RMM de l'année précédente. Si vous choisissez cette option, appelez nous au 1-800-959-7775. Un agent examinera votre compte et vous confirmera par écrit le moment où nous devrons recevoir vos retenues.

Versements dont l'échéance est un samedi, un dimanche ou un jour férié

Si la date d'échéance est un samedi, un dimanche ou un jour férié, votre versement est dû le jour ouvrable suivant. Vous trouverez la liste en allant à jours fériés.

Retenues mensuelles moyennes (RMM)

Nous déterminons quel genre d’auteur de versements vous êtes en additionnant le montant total que vous deviez nous envoyer (RPC, AE et impôt) il y a deux années civiles. Nous divisons ensuite ce montant par le nombre total de mois (maximum 12) pour lesquels vous deviez faire des versements dans cette année. Par exemple, si vous avez fait deux versements mensuels totalisant 120 000 $ en 2009, vos RMM pour 2011 seront de 60 000 $ (120 000 $ divisé par 2) et vous serez considéré comme un auteur de versement du seuil 2. Si nous constatons, d’après nos calculs annuels, que votre genre d’auteur a changé, nous vous aviserons par écrit, en décembre, du moment où nous devrons recevoir vos retenues pour la prochaine année.

Formulaire de versements

Pour faire vos versements, vous devez utiliser, selon le cas, l'un ou l'autre des formulaires suivants :

Il est important que vous remplissiez correctement votre bon de versement qui correspond à la partie du bas du formulaire de versement, pour que nous puissions créditer correctement votre versement à votre compte.

Remarque
Si vous recevez un avis de cotisation qui indique que vous avez un montant dû, utilisez uniquement le formulaire de versement joint à l'avis pour faire ce paiement.

Formulaire PD7A

Si vous faites des versements réguliers, trimestriels ou mensuels, vous recevrez un formulaire PD7A que vous devrez utiliser pour effectuer vos versements.

Le formulaire PD7A a trois parties :

Partie du haut - C’est notre état de compte qui indique :

  • la date de votre état de compte;
  • votre numéro de compte;
  • votre nom d'employeur;
  • les soldes de votre dernier relevé de compte, soit :
    • le montant versé pour (année indiquée), c'est-à-dire vos versements de retenues que nous avons reçus pour l'année indiquée;
    • le montant dû ayant fait l'objet d'une cotisation, c'est-à-dire le solde de retenues que vous deviez verser, y compris les pénalités et les intérêts;
  • les soldes courants, soit :
    • le montant payé pour (année indiquée), c'est-à-dire les montants que vous avez versés pour vos retenues de l'année indiquée;
    • le montant dû ayant fait l'objet d'une cotisation, c'est-à-dire le solde de retenues que vous devez verser, y compris les pénalités et les intérêts;
  • une explication des changements.

Partie du bas - C'est votre bon de versement de retenues sur la paie pour la période en cours. Lorsque vous remplissez la partie du bas, assurez-vous que les renseignements suivants sont exacts :

  • votre nom, adresse et numéro de compte;
  • la rémunération brute pour la période de versement (arrondie au dollar le plus près). Ce montant représente toute la rémunération que vous versez avant les retenues, comme l’impôt sur le revenu. Il comprend les salaires réguliers, les commissions, les paiements d’heures supplémentaires, les congés payés, les avantages et les allocations imposables, les paiements à la pièce et les paiements spéciaux. Ce montant équivaut au total mensuel de tous les montants qui figureront à la case 14, « Revenus d’emploi », des feuillets T4 de vos employés (Pour les employeurs qui font des versements trimestriels, il s’agit du total des montants pour le dernier mois du trimestre);
  • le nombre d'employés pour la dernière période de paie. Ce nombre comprend tous les employés pour qui vous remplissez un feuillet T4, tels que les employés à temps partiel, les employés temporaires et les employés en congé payé. Il ne comprend pas les personnes pour qui vous ne remplissez pas un feuillet T4, ni les personnes que vous n'avez pas rémunérées durant la dernière période de paie ou le trimestre, comme les employés en congé non payé;
  • la fin de la période pour laquelle les montants ont été retenus. Inscrivez le mois et l'année pour lesquels vous faites le versement (versements réguliers) ou le dernier mois et l'année du trimestre pour lesquels vous faites le versement (versements trimestriels);
  • le montant du versement. Il s’agit du total des cotisations au RPC et à l’AE, y compris la part de l’employeur, et de l’impôt que vous versez.

Verso du formulaire - Vous pouvez utiliser cette partie si vous ne prévoyez pas faire de versements pendant le mois ou le trimestre. De plus, vous y trouverez des renseignements concernant notre service TéléAvis.

Si vous envoyez votre chèque ou mandat établi à l'ordre du receveur général par la poste, conservez la partie du haut comme preuve de versement et envoyez la partie du bas du formulaire PD7A à l'adresse suivante :

Agence du revenu du Canada
875, chemin Heron
Ottawa ON   K1A 1B1

Pour en savoir plus sur le formulaire PD7A, appelez nous au 1-800-959-7775.

Formulaire PD7A(TM)

Chaque mois, nous envoyons un formulaire PD7A(TM) à tous les employeurs tenus de faire des versements accélérés; les auteurs accélérés mensuels reçoivent le formulaire PD7A.

Le formulaire PD7A(TM) a deux parties :

Partie du haut - C'est notre état de compte qui indique :

  • la date de l'état de compte;
  • votre numéro de compte;
  • votre nom d'employeur;
  • les soldes de votre dernier état de compte, soit :
    • le montant versé pour (année indiquée), c’est à dire vos versements de retenues que nous avons reçus pour l’année indiquée;
    • le montant dû ayant fait l'objet d'une cotisation, c'est-à-dire le solde de retenues que vous deviez verser, y compris les pénalités et les intérêts;
  • les soldes courants, soit :
    • le montant payé pour (année indiquée), c'est-à-dire les montants que vous avez versés pour vos retenues durant l'année indiquée;
    • le montant dû ayant fait l'objet d'une cotisation, c'est-à-dire le solde de retenues que vous devez verser, y compris les pénalités et les intérêts;
  • les explications des changements.

Partie du bas - C'est votre bon de versement de retenues sur la paie pour la période en cours.

Lorsque vous remplissez la partie du bas, assurez-vous que les renseignements suivants sont exacts :

  • votre nom, adresse et numéro de compte;
  • la rémunération brute pour la période de versement (arrondie au dollar le plus près). Ce montant représente toute la rémunération que vous versez avant les retenues, comme l'impôt sur le revenu. Il comprend les salaires réguliers, les commissions, les paiements d'heures supplémentaires, les congés payés, les avantages et les allocations imposables, les paiements à la pièce et les paiements spéciaux. Ce montant équivaut au total mensuel de tous les montants qui figureront à la case 14, « Revenus d'emploi », des feuillets T4 de vos employés;
  • n le nombre d’employés pour la dernière période de paie. Ce nombre comprend tous les employés pour qui vous remplirez un feuillet T4, tels que les employés à temps partiel, les employés temporaires et les employés en congé payé. Il ne comprend pas les personnes pour qui vous ne remplirez pas un feuillet T4, ni les personnes que vous n’avez pas rémunérées durant la dernière période de paie, comme les employés en congé non payé. S’il y a différents groupes sur votre liste de paie (par exemple, des cadres, des travailleurs rémunérés à l’heure et des salariés), indiquez tous les employés de chaque groupe que vous avez payés au cours de la dernière période de paie, mais ne comptez personne deux fois;
  • la fin de la période de versement (AA MM JJ). Si vous êtes un employeur qui effectue des versements accélérés (seuil 1), vous devez faire deux versements par mois. Vous devez donc indiquer le 15 du mois ou le dernier jour du mois comme fin de la période de versement, selon le cas. Si vous êtes un employeur qui effectue des versements accélérés (seuil 2), vous devez faire quatre versements par mois. Vous devez donc indiquer le 7, le 14, le 21 ou le dernier jour du mois comme fin de la période de versement, selon le cas;
  • le montant du versement. Il s'agit du total des cotisations au RPC et à l'AE, y compris la part de l'employeur, et de l'impôt que vous versez.

Si vous faites votre versement à votre institution financière ou à un centre fiscal, remplissez la partie du haut et la partie du bas du formulaire PD7A(TM). Le préposé estampillera la partie du bas et vous remettra la partie du haut comme reçu.

Les employeurs du seuil 2 et certains services de paie doivent faire leurs versements par voie électronique ou en personne à leur institution financière canadienne.

PD7A électronique

Le PD7A électronique est un service en ligne qui vous permet de recevoir et de visualiser votre Relevé de compte de retenues à la source. Le PD7A électronique remplace la version papier du PD7A et du PD7A(TM). Pour visualiser les transactions financières affichées sur le formulaire PD7A, utilisez « Voir les transactions au compte ». Pour obtenir des précisions et savoir si vous pouvez vous enregistrer, allez à Relevé de compte de retenues à la source courantes.

Options Mon dossier d’entreprise

Vous pouvez voir les transactions au compte et les soldes des comptes. Les montants suivants peuvent être consultés en utilisant le service Voir solde du compte :

  • montants payés pour les cotisations du Régime de pensions du Canada et l’assurance-emploi ainsi que l’impôt sur le revenu payé;
  • montants dûs qui ont été cotisés, y compris les pénalités et les intérêts impayés.

En allant à :

Formulaire PD7A-RB

En décembre de chaque année, nous envoyons un carnet de formulaires de versement PD7A RB, soit 27 ou 54 formulaires, aux auteurs de versements accélérés (à l’exception des auteurs accélérés mensuels qui reçoivent le formulaire PD7A) pour effectuer les versements. Ces livrets sont imprimés une fois par année. Si vous désirez obtenir des formulaires supplémentaires, composez le 1-800-959-7775.

Le formulaire PD7A-RB a deux parties :

Partie du haut - La partie du haut est votre reçu.

Partie du bas - La partie du bas est votre bon de versement. Pour savoir comment la remplir, lisez la section Formulaire PD7A(TM).

Vous n'avez pas de formulaire de versement?

Si vous faites des versements réguliers ou trimestriels et que vous n'avez pas reçu votre formulaire de versement ou que vous l'avez perdu, envoyez votre chèque ou mandat payable au receveur général à votre centre fiscal. Indiquez votre numéro de compte et le mois ou le trimestre pour lequel vous avez fait les retenues.

Si vous faites des versements accélérés et que vous n’avez pas reçu votre formulaire de versement ou que vous l’avez perdu, composez le 1-800-959-7775.

Remarque
Si vous n'avez pas de formulaire de versement, vous devez quand même nous faire parvenir vos versements à temps.

Vous ne prévoyez pas faire de versements

Si vous ne prévoyez pas faire de versements pour le mois ou le trimestre, vous pouvez nous avisez :

Si vous préférez ne pas utiliser Mon dossier d’entreprise ou TéléAvis, postez-nous le bon de versement (lisez Verso du formulaire). Assurez-vous d’indiquer quand vous prévoyez avoir des employés assujettis aux retenues.

TéléAvis

Vous pouvez utiliser TéléAvis si vous n'avez pas d'employés en ce moment, si vous déclarez un versement nul à votre compte de retenues sur la paie et si le numéro de compte imprimé sur votre bon est exact. Si vous utilisez le service TéléAvis, ne nous postez pas votre bon de versement; remplissez-le et conservez-le plutôt dans vos dossiers.

Heures de service

Vous pouvez utiliser TéléAvis :

Du lundi au vendredi, de 8 h à 19 h 30 (heure locale)
Le samedi, de 8 h à 16 h 30 (heure locale)

TéléAvis n'est pas offert les dimanches et les jours fériés.

Avant d'appeler TéléAvis

Vous devez remplir le verso de votre bon de versement, vous assurer que le numéro de compte et l'adresse imprimés sur le bon sont exacts et avoir ces renseignements à portée de la main.

Remarque
Pour obtenir de meilleurs résultats et protéger vos renseignements personnels, n'utilisez pas un téléphone sans fil, cellulaire ou muni d'un clavier intégré. Si, pendant l'appel, nous vous disons que vous ne pouvez pas utiliser TéléAvis, vous devrez nous envoyer le bon de versement par la poste.

Comment utiliser le service TéléAvis

  1. Composez le 1-800-959-2256.
  2. Suivez les instructions étape par étape pour entrer vos renseignements.
  3. Confirmez vos renseignements à la fin, lorsque nous vous le demanderons.
  4. Notez le numéro de confirmation que nous vous donnerons et conservez-le dans votre dossier.

Si nous ne vous donnons pas de numéro de confirmation, vos renseignements ne seront pas traités. Vous devrez rappeler TéléAvis ou nous poster votre bon de versement dûment rempli. Pour en savoir plus, allez à TéléAvis ou composez le 1-800-959-7775.

Méthodes de versements

Il existe plusieurs façons de verser vos retenues sur la paie; cependant, si vous êtes un auteur de versements accélérés du seuil 2, vous devez faire vos versements par voie électronique ou en personne à votre institution financière canadienne par la date d'échéance ou avant.

Tous les paiements de retenues à la source effectués directement à l'ARC le jour précédant la date d'échéance seront considérés comme ayant été effectués à une institution financière canadienne, et aucune pénalité ne sera appliquée.

Tous les paiements effectués à la date d'échéance mais pas à une institution financière canadienne seront sujets à une pénalité de 3 % du montant dû.

Tous les paiements faits après la date d'échéance peuvent donner lieu à une pénalité progressive. Pour plus de renseignements, lisez la Pénalités et intérêts.

Les versements sont réputés avoir été effectués le jour où ils ont été reçus par le receveur général. Vous devriez donc choisir une méthode qui vous permettra de respecter votre date d'échéance.

Quelle que soit la méthode de versement choisie, prévoyez 10 jours pour le traitement de votre versement.

Mon paiement

Mon paiement est une option de paiement libre-service qui vous permet d'effectuer des paiements en ligne, par l'entremise du site Web de l'Agence du revenu du Canada, à partir d'un compte dans une institution financière canadienne participante. Pour en savoir plus, allez à Mon paiement.

Par voie électronique

Vous pouvez peut-être utiliser les services bancaires par téléphone ou Internet de votre institution financière pour faire vos versements. Pour en savoir plus, allez à Paiements électroniques ou communiquez avec votre institution financière.

À votre institution financière

Vous pouvez faire votre versement à votre institution financière canadienne. Remplissez le bon de versement et remettez-le avec votre versement. Votre institution estampillera la partie du bas et vous remettra celle du haut comme reçu.

Par guichet automatique

Si vous utilisez un guichet automatique pour faire un versement, faites-le suffisamment à l'avance pour tenir compte du délai de traitement de l'institution financière. Celle-ci débitera votre compte au moment où vous utilisez le guichet automatique. Cependant, vous devez prévoir un délai avant que nous recevions le versement. Un relevé de guichet automatique n'est pas une preuve que le versement a été fait avant la date limite.

Par la poste

Vous pouvez envoyer votre chèque ou mandat établi à l’ordre du receveur général à l’adresse indiquée dans votre livret de bon de versement ou au verso de votre bon de versement. Indiquez votre numéro de compte au verso de votre chèque ou de votre mandat. Remplissez la partie du bas de votre bon et joignez le à votre versement. Accordez suffisamment de temps pour que nous recevions votre versement à temps. Les chèques postdatés à la date d’échéance sont acceptés. N'envoyez pas d'argent comptant par la poste.

Vous avez plus d'un compte?

Si vous versez des retenues pour plus d'un compte, vous devez nous indiquer la répartition des montants destinés à chaque compte de retenues sur la paie, pour que nous puissions créditer les bons montants aux bons comptes.

Avis de cotisation

Si vous recevez un avis de cotisation, utilisez seulement le bon de versement qui y est joint pour faire votre versement.

Utilisez seulement les formulaires PD7A, PD7A(TM) et PD7A RB pour vos versements courants de cotisations au RPC et à l’AE et d’impôt sur le revenu.

Services externes de paie

Les services externes de paie et les établissements semblables peuvent envoyer un paiement forfaitaire pour les montants qu'ils retiennent pour leurs clients. Ils doivent indiquer les renseignements suivants pour chaque client :

  • le numéro de compte;
  • le montant versé;
  • la rémunération brute;
  • le nombre d'employés durant la dernière période de paie.

Si vous faites appel à un service externe de paie ou à un établissement semblable pour envoyer vos retenues, vous devez quand même vous assurer que l'établissement fait vos retenues et nous les transmet à temps.

Erreur dans les versements

Si vous notez que vous avez fait une erreur dans l'envoi de vos retenues sur la paie, faites-nous parvenir le montant manquant le plus tôt possible. Utilisez Mon paiement, un nouveau formulaire de versement ou écrivez-nous une lettre en prenant soin d'indiquer votre numéro de compte ainsi que la période de paie concernée.

Si vous avez envoyé un montant en trop, réduisez votre prochain versement du montant correspondant.

Nous pouvons vous imposer une pénalité si vous faites vos versements en retard. Pour en savoir plus, lisez la Pénalités et intérêts.



Annexes

Annexe 1 - Quelle table de paie devez-vous utiliser?

Votre employé est un L’employé se présente au travail à l'établissement de l’employeur au Canada L’employé travaille au Canada, mais ne se présente pas au travail à l’établissement de l’employeur L’employé travaille au Canada, mais l'employeur ne possède pas d’établissement au Canada
Remarque
Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le bulletin d’interprétation IT-221R3 – CONSOLID, Détermination du statut de résident d'un particulier.
Résident du Canada Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où l’employé se présente au travail. Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où l’établissement de l’employeur est situé et d’où le salaire de l’employé est payé. Utilisez les tables de retenues sur la paie « Au Canada au delà des limites d’une province ou à l’extérieur du Canada ».
Résident réputé ou personne qui séjourne (lisez la remarque) Utilisez les tables de retenues sur la paie « Au Canada au-delà des limites d’une province ou à l’extérieur du Canada ». Utilisez les tables de retenues sur la paie « Au Canada au-delà des limites d’une province ou à l’extérieur du Canada ». Utilisez les tables de retenues sur la paie « Au Canada au delà des limites d’une province ou à l’extérieur du Canada ».
Résident pour une partie de l’année, pour la partie de l’année où il est résident du Canada (lisez la remarque) Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où l’employé se présente au travail. Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où l’établissement de l’employeur est situé et d’où le salaire de l’employé est payé. Utilisez les tables de retenues sur la paie « Au Canada au delà des limites d’une province ou à l’extérieur du Canada ».
Résident pour une partie de l’année, pour la partie de l’année où il est un non-résident (lisez la remarque) Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où les tâches liées à l’emploi sont effectuées. Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où les tâches liées à l’emploi sont effectuées. Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où les tâches liées à l’emploi sont effectuées.
Non-résident, y compris un migrant (lisez la remarque) Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où les tâches liées à l’emploi sont effectuées. Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où les tâches liées à l’emploi sont effectuées. Utilisez les tables de retenues sur la paie de la province ou du territoire où les tâches liées à l’emploi sont effectuées.

Annexe 2 - Calcul des cotisations au RPC (une seule période de paie)

Vous pouvez utiliser cette annexe pour calculer la cotisation au RPC que vous devez retenir pour votre employé pour une seule période de paie. Pour calculer la cotisation au RPC pour des périodes de paie multiples ou pour vérifier la cotisation annuelle à la fin de l'année, utilisez l'annexe 3.

Remarque
Avant de faire ce calcul, lisez Cas particuliers concernant le RPC.

Étape 1 - Calculez le revenu ouvrant droit à pension de l'employé pour la période de paie.          

Inscrivez le revenu brut de l'employé pour la période

$   1      

Inscrivez les avantages et les allocations imposables pour la période

$   2      

Ligne 1 plus ligne 2

$   3      

Inscrivez tout autre montant exclu (revenus, avantages ou paiements)

$   4      

Revenus ouvrant droit à pension (ligne 3 moins ligne 4)

      $   5

Étape 2 - Inscrivez le montant d'exemption de base pour la période de paie. Utilisez le tableau ci-bas, ou la formule suivante : Exemption de base annuelle (3 500 $ pour 2011) divisée par le nombre de périodes de paie dans l'année

      $   6
Étape 3 - Ligne 5 moins ligne 6       $   7
Étape 4 - Inscrivez le taux de cotisation au RPC pour l'année (4,95 % en 2011)       $   8
Étape 5 - Cotisations au RPC à déduire (ligne 7 multipliée par ligne 8)       $   9

Exemption de base du RPC de l’employé pour diverses périodes de paie (2011)

Période de paie Exemption de base
Annuelle (1) 3 500,00 $
Semestrielle (2) 1 750,00 $
Trimestrielle (4) 875,00 $
Mensuelle (12) 291,66 $
Bimensuelle (24) 145,83 $
Deux semaines (26) 134,61 $
Deux semaines (27) 129,62 $
Hebdomadaire (52) 67,30 $
Hebdomadaire (53) 66,03 $
22 périodes de paie 159,09 $
13 périodes de paie 269,23 $
10 périodes de paie 350,00 $
Quotidienne (240) 14,58 $
Horaire (2 000) 1,75 $

Annexe 3 - Calcul des cotisations au RPC (périodes de paie multiples ou vérification de fin d'année)

Utilisez cette annexe pour calculer les cotisations d'un employé au RPC pour des périodes de paie multiples ou pour vérifier les cotisations d'un employé au RPC à la fin de l'année avant de remplir et de soumettre les feuillets T4. Cette grille de calcul est la même que celle fournie dans la partie B de la publication intitulée Formules pour le calcul informatisé des retenues sur la paie. Ce calcul optionnel est le seul que nous permettons. Les montants dont vous avez besoin pour faire le calcul figurent dans le fichier maître de paie de chaque employé.

Ce calcul vous évitera de recevoir un rapport de la revue des gains assurables et ouvrant droit à pension. (RGAP)

Remarque
Avant de calculer les cotisations d’un employé au RPC pour des périodes multiples, lisez Commencer à retenir ou cesser de retenir les cotisations au RPC.

Pour faire le calcul ou vérifier les cotisations, suivez ces étapes :

Étape 1 - Inscrivez le salaire, les traitements, les avantages et les allocations pour la période d’emploi totale qui figurent au fichier maître de l’employé et que vous devez inclure à la case 14, « Revenus d’emploi », du feuillet T4     $   1
Étape 2 - Soustrayez de la ligne 1 les gains que l’employé a reçus : $        
  • montant que l’employé à reçu avant et pendant le mois où il a eu 18 ans
$        
  • montant que l’employé à reçu après le mois où il a eu 70 ans
$        
  • montant que l’employé à reçu après la date effective du un formulaire de choix pour cesser de verser des cotisations au RPC (CPT30) que l’employé à dûment rempli et signé
$        
  • montant que l’employé à reçu avant et pendant le mois où l’employé vous a fournit un formulaire de révocation pour commencer à verser des cotisations au RPC (CPT30) dûment rempli et signé
$        
  • montant que l’employé à reçu pendant les mois où il a été considéré comme un employé invalide selon le RPC ou la RRQ
$        
  • tout revenu, avantage ou paiement exclu dans le chapitre 2 de ce guide
$        
Total des gains non assujettis aux cotisations au RPC     $   2

Étape 3 - Gains ouvrant droit à pension pour la période d’emploi (jusqu’à un maximum de 48 300 $ pour 2011) Ligne 1 moins ligne 2.

    $   3
Étape 4 - Inscrivez l'exemption de base pour la période de paie, voir annexe 2. $        
Multipliez cette exemption par le nombre au montant de périodes de paie pour la période d’emploi ouvrant droit à pension (relatif la ligne 3). Assurez-vous que vous n’avez pas inclus les périodes de paie qui s’appliquent aux gains indiqués à l’étape 2 ci-dessus ×        
Exemption de base proportionnelle qui s’applique à la période d’emploi ouvrant droit à pension (pour en savoir plus, lisez le chapitre 2). Le montant ne peut pas dépasser l’exemption de base annuelle de 3 500 $.     $   4
Étape 5 - Gains cotisables au RPC pour la période d’emploi ouvrant droit à pension - Ligne 3 moins ligne 4     $   5
Étape 6 - Inscrivez le taux de cotisation de l’employé au RPC pour l’année (4,95 % pour 2011)     ×   6
Étape 7 - Cotisations de l’employé au RPC pour la période d’emploi ouvrant droit à pension (maximum de 2 163,15 $ pour 2011) - Multipliez la ligne 5 par le taux à la ligne 6     $   7
Étape 8 - Inscrivez les cotisations au RPC que vous avez retenues pour la période d’emploi ouvrant droit à pension, à partir du fichier maître de paie de l’employé     $   8

Étape 9 - Ligne 7 moins ligne 8. Le résultat devrait être zéro

Si le montant à la ligne 9 est positif, vos cotisations sont insuffisantes. Dans ce cas, additionnez les montants des lignes 8 et 9 et inscrivez le total à la case 16, « Cotisations de l’employé au RPC », du feuillet T4.

Remarque
Si le montant de la ligne 9 est négatif, vous avez versé des cotisations en trop. Dans ce cas, vous devez vérifier le fichier maître de paie de l’employé pour vous assurer que les montants indiqués aux lignes 1 et 3 sont exacts. Pour en savoir plus sur le versement en trop de cotisations au RPC, lisez la section Paiement en trop à l'AE.

    $   9

Annexe 4 - Accords de sécurité sociale du Canada avec d'autres pays

Pays Date d'entrée en vigueur Numéro de formulaire CPT
Allemagne 1er avril 1988 130
Antigua-et-Barbuda 1er janvier 1994 111
Autriche 1er novembre 1987 112
Barbade 1er janvier 1986 113
Belgique 1er janvier 1987 121
Chili 1er juin 1998 114
Chypre 1er mai 1991 116
Corée 1er mai 1999 58
Croatie 1er mai 1999 115
Danemark 1er janvier 1986 117
Dominique 1er janvier 1989 118
Espagne 1er janvier 1988 125
Estonie 1er novembre 2006 142
États-Unis 1er août 1984 56
Finlande 1er février 1988 128
France 1er mars 1981 52
Grèce 1er décembre 1997 54
Grenade 1er février 1999 119
Guernesey 1er janvier 1994 120
Hongrie 1er octobre 2003 141
Irlande 1er janvier 1992 50
Islande 1er octobre 1989 49
Israël 1er septembre 2003 140
Italie 1er janvier 1979 51
Jamaïque 1er janvier 1984 57
Japon 1er mars 2008 122
Jersey 1er janvier 1994 120
Lettonie 1er novembre 2006 143
Lituanie 1er novembre 2006 144
Luxembourg 1er avril 1990 60
Malte 1er mars 1992 61
Maroc 1er mars 2010 166
Mexique 1er mai 1996 62
Norvège 1er janvier 1987 127
Pays-Bas 1er octobre 1990 63
Philippines 1er mars 1997 64
Pologne 1er octobre 2009 161
Portugal 1er mai 1981 55
République Slovaquie 1er janvier 2003 138
République tchèque 1er janvier 2003 137
Royaume-Uni 1er avril 1998 71
St-Kitts-et-Nevis 1er janvier 1994 65
Sainte-Lucie 1er janvier 1988 67
Saint-Vincent et les Grenadines 1er novembre 1998 66
Slovénie 1er janvier 2001 68
Suède 1er janvier 1986 129
Suisse 1er octobre 1995 69
Trinité-et-Tobago 1er juillet 1999 70
Turquie 1er janvier 2005 72
Uruguay 1er janvier 2002 136

Annexe 5 - Calcul des retenues pour les cotisations de l’employé à l’AE (2010)

Nous vous recommandons de faire le calcul de fin d’année des cotisations de l’employé à l’AE avant de remplir et de soumettre les feuillets T4. Bien qu’il soit optionnel, ce calcul est le seul que nous autorisons. Il est fondé sur les renseignements contenus dans ce guide et dans la partie C de la publication intitulée Formules pour le calcul informatisé des retenues sur la paie. Les renseignements qui servent à établir l’exactitude des cotisations de l’employé à l’AE pour l’année figurent au fichier maître de paie de chaque employé.

Ce calcul vous évitera de recevoir un rapport de la Revue des gains assurables et ouvrant droit à pension (RGAP).

Pour faire le calcul, suivez ces étapes :

A. Inscrivez les gains assurables de l’année indiqués dans le fichier maître de paie de chaque employé pour la période d’emploi assurable. Si la rémunération assurable est inférieure au maximum et différente du revenu d’emploi déclaré à la case 14 du feuillet T4, indiquez ce montant à la case 24, « Gains assurables d’AE », du feuillet T4. Le montant ne doit pas dépasser le maximum annuel de 44 200 $ $   1
B. Inscrivez le taux de cotisation de l’employé à l’AE pour l’année (1,78 % pour 2011 - 1,41 % pour le Québec) ×   2
C. Multipliez la ligne 1 par la ligne 2 pour calculer les cotisations de l’employé à l’AE pour l’année. Pour 2011, le montant ne devrait pas dépasser le maximum annuel de 786,76 $ (623,22 $ pour le Québec) $   3
D. Inscrivez les cotisations de l’employé à l’AE que vous avez retenues pour la période d’emploi assurable, à partir du fichier maître de paie de l’employé $   4
E. Ligne 3 moins ligne 4. Le résultat devrait être zéro $   5
  Si le résultat à la ligne 5 est positif, vos cotisations sont insuffisantes. Dans ce cas, additionnez les montants des lignes 4 et 5 et inscrivez le total à la case 18, « Cotisations de l’employé à l’AE », du feuillet T4.
 

Remarque
Si le montant à la ligne 5 est négatif, vous avez versés des cotisations en trop. Dans ce cas, vous devez vérifier le fichier maître de paie de l’employé pour vous assurer que le montant indiqué à la ligne 1 est exact. Pour en savoir plus sur les paiements en trop à l’AE, lisez la section Paiement en trop à l'AE.

Annexe 6 – Tableau de versement des paiements spéciaux

Ce tableau vous aidera à déterminer si le versement des paiements spéciaux indiqués ci-dessous nécessite la retenue au RPC et à l’AE ou de l’impôt sur le revenu.

Paiements spéciaux Cotisations au RPC 1 Cotisations à l’AE1 Retenues d’impôt
1. Allocations de retraite (aussi appelées indemnités de départ) Non Non Oui2
2. Avance de salaire Oui Oui Oui
3. Convention de retraite Non Non Oui
4. Ententes d’échelonnement du traitement - sur montant gagné Oui Oui Oui
5. Ententes ou régimes prescrits - sur montant reçu Oui/Non3 Oui/Non3 Oui
6. Indemnités pour accidents du travail      
  • rémunération de l’employé versée avant ou après la décision d’une commission des accidents du travail
Oui Oui Oui
  • avance ou prêt équivalant à l’indemnité pour accidents du travail
Non Non Non
  • montant versé en plus d’une avance ou d’un prêt avant que la demande soit acceptée
Oui Oui4 Oui
  • montant complémentaire versé à la suite de l’acceptation de la demande d’indemnisation
Oui Non Oui
  • montant complémentaire payé en congé de maladie après que la demande soit acceptée
Oui Non Oui
7. Jetons de présence d’administrateur payés à des résidents canadiens ou à des non-résidents.      
  • jetons de présence seulement
Oui5 Non Oui6
  • jetons de présence en plus d’un salaire
Oui/Non7 Oui/Non7 Oui
8. Paie de vacances, jours fériés et paiement forfaitaire pour des vacances accumulées Oui Oui Oui
9. Paiements forfaitaires rétroactifs admissibles8 Oui Oui Oui
10. Primes et augmentations de salaire rétroactives Oui Oui Oui
11. Régimes d’assurance-salaire      
  • payés par l’employeur
Non Oui Oui
  • payés par un tiers ou un fiduciaire, lorsque l’employeur finance une partie du régime, détermine l’admissibilité aux prestations et contrôle certaines modalités du régime.
Non Oui Oui
  • payés par un tiers ou un fiduciaire, lorsque l’employeur, ne détermine pas l’admissibilité aux prestations et ne contrôle pas certaines modalités du régime.
Non Non Non9
12. Régime de participation des employés aux bénéfices (RPEB) Non Non Non
13. Rémunération d’heures supplémentaires incluant les heures supplémentaires accumulées Oui Oui Oui
14. Salaires tenant lieu de préavis de congédiement Oui Oui Oui

1 Si vous avez déjà retenu les cotisations maximales totales annuelles du revenu de l'employé, ne retenez pas de cotisations supplémentaires. Ne tenez pas compte des montants retenus par les employeurs précédents au cours de la même année, sauf s'il y a eu une restructuration ou une réorganisation

 2 Ne retenez pas d'impôt sur le montant de l'allocation de retraite qui est transféré directement au RPA ou au REER du bénéficiaire (jusqu'à concurrence du maximum déductible au titre du REER de l'employé)

 3 Pour déterminer si vous devez retenir les cotisations au RPC, à l'AE ou les deux.

 4 Un montant que vous payez en plus d'une avance ou un prêt n'est pas un montant supplémentaire si vous le versez dans l'attente qu'une décision soit rendue par une Commission des accidents du travail. Ce montant est considéré comme un revenu d'emploi.

 5 Ne retenez pas de cotisations au RPC lorsque les services sont rendus en totalité ou en partie hors du Canada

 6 Ne retenez pas d'impôt sur le revenu si vous estimez que le total des jetons de présence payé dans l'année est inférieur au montant total demandé sur le formulaire TD1.

 7 La détermination de déduire des cotisations au RPC, à l’assurance-emploi ou les deux dépend de la situation de l’emploi de l’administrateur résident. Ne retenez pas de cotisations d’assurance-emploi sur la partie des jetons de présence.

 8 Les paiements forfaitaires rétroactifs admissibles peuvent être assujettis au RPC et à l'AE, ainsi qu'à l'impôt sur le revenu; lisez les chapitres 2 et 3.

 9 Bien qu'aucune retenue à la source ne soit nécessaire, les sommes sont imposables et le tiers ou syndic est tenu de déclarer les paiements sur un feuillet T4A.



Index

A

C

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R

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Mon dossier d’entreprise est un moyen sécurisé et pratique d’accéder en ligne à vos comptes d’entreprise et de les gérer.

Vous pouvez :

  • voir le solde de votre compte et les transactions
  • produire votre déclaration et en voir l’état
  • voir l’adresse n voir les exigences de versement
  • faire un versement nul
  • demander de fermer votre compte de paie

Rapide. Simple. Sécurisé. Pour en savoir plus, allez à Mon dossier d'entreprise.

Paiements électroniques

Mon paiement est une option de paiement libre service qui permet aux particuliers et aux entreprises d'effectuer des paiements en ligne, par l'entremise du site Web de l'Agence du revenu du Canada, à partir d’un compte dans une institution financière canadienne participante. Pour en savoir plus, allez à Mon paiement.

Adresses

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Centre de technologie d'Ottawa
875, chemin Heron
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Centre de technologie d'Ottawa

Agence du revenu du Canada
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9755, boulevard King George
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Notre processus de plaintes liées au service

Si vous n’êtes pas satisfait du service que vous avez obtenu, communiquez avec le bureau de l’ARC avec lequel vous avez fait affaire. Si la question n’est pas réglée, vous pouvez déposer une plainte liée au service. Si vous êtes insatisfait du traitement de votre demande vous pouvez communiquer avec le Bureau de l’ombudsman des contribuables. Pour en savoir plus, allez à Plaintes liées au service de l'ARC ou consultez la brochure RC4420, Renseignements concernant le programme Plaintes liées au service de l’ARC.

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Si vous avez des suggestions ou des commentaires qui pourraient nous aider à améliorer nos publications, n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante:

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