Rapport établi pour la :
Direction générale des affaires publiques
Agence du revenu du Canada
RAPPORT FINAL
Novembre 2008
POR# 192-07
Numéro de contrat 46558 -093776-011-CY
Préparé par :
Phoenix Strategic Perspectives Inc.
The English report would be available on request.
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Phoenix Strategic Perspectives Inc.
N de l’offre à commande : 46558 -093776-011-CY
Date : 2007-09-20
L’Agence du revenu du Canada (ARC) a mandaté Phoenix SPI pour réaliser un sondage de sortie s’adressant aux employés quittant la Direction générale des affaires publiques (DGAP). Le but de ce sondage est d’appuyer de manière concrète le quatrième objectif du plan stratégique de la DGAP de 2006-2010 : « Disposer d’un effectif efficace dans un milieu de travail sain ». En réalisant cette étude, la DGAP souhaite identifier les principales raisons à l’origine du départ de ses employés afin de cerner et de mettre en place les mesures nécessaires pour répondre à la situation.
Le groupe cible pour cette étude était composé de tous les membres du personnel de la DGAP ayant officiellement annoncé leur départ (temporaire ou permanent). Les membres du personnel quittant la DGAP à l’occasion d’un congé de maternité ou d’un congé parental étaient exclus de cette étude.
Pour répondre aux objectifs de cette étude, nous avons eu recours à une méthodologie mixte comportant une série d’entrevues détaillées suivie d’un sondage de type quantitatif. Ce rapport présente les résultats des questionnaires remplis entre les mois d’octobre 2007 et de septembre 2008 par des membres du personnel de la DGAP ayant annoncé leur départ de la Direction. Au total, 26 employés sur les 36 membres du personnel ayant quitté la DGAP (74 %) ont rempli et retourné le questionnaire. Malgré le taux de réponse relativement élevé, la prudence doit être de mise dans l’interprétation des résultats en raison de la faible taille de l’échantillon.
Presque tous les répondants étaient des employés à plein temps de la DGAP. La moitié des employés étaient à l’emploi de la Direction depuis au moins deux ans et un peu plus du quart d’entre eux depuis cinq ans ou plus. Par contre, 42 % (10 répondants) étaient à l’emploi de la DGAP depuis moins de deux ans.
Nous avons demandé aux répondants de comparer la DGAP à leurs milieux de travail antérieurs à l’aide d’une échelle de 1 à 5, où « 1 » signifie que la DGAP est parmi les pires milieux de travail et « 5 », qu’elle est parmi les meilleurs. Une majorité de répondants ont comparé favorablement la DGAP pour trois des six plans évalués : les avantages (77 %; 20 répondants), le travail d’équipe (70 %; 18 répondants) et le salaire (61 %; 15 répondants). Les opinions étaient plus partagées concernant le gestionnaire : la moitié des répondants lui ont accordé une bonne appréciation, mais la plupart des autres (31 %; 8 répondants) lui ont attribué une mauvaise appréciation. Les opinions étaient aussi partagées en ce qui concerne les deux autres aspects évalués : bien qu’une grande proportion de répondants ait jugé favorablement les possibilités de formation et de perfectionnement (46%) ainsi que l’environnement de travail (42%) à la DGAP, entre un quart et un tiers des participants ont évalué ces deux aspects comme dans la moyenne ou de manière négative par rapport à d’autres milieux de travail.
Nous avons également demandé aux répondants ce qu’ils pensaient d’autres aspects de la DGAP, sans toutefois la comparer à d’autres milieux de travail. À l’aide d’une échelle de 1 à 5 (« 1 » signifiant qu’ils étaient entièrement en désaccord et « 5 », entièrement d’accord), presque tous les répondants ont indiqué se sentir libres de rédiger des documents, y compris des messages électroniques, dans la langue de leur choix. La grande majorité des répondants ont aussi rapporté être traités avec respect par la DGAP et qu’ils étaient satisfaits de leurs conditions de travail. Plus des deux tiers des répondants étaient d’avis que la DGAP est un endroit où il fait bon travailler, les autres étant, dans des proportions semblables, ni en accord ni en désaccord soit en désaccord avec l’affirmation en question. De plus faibles majorités de répondants ont indiqué avoir l’occasion d’acquérir et de mettre en pratique les compétences nécessaires pour faire progresser leur carrière (58 %; 15 répondants) et étaient d’avis que la classification de leur poste est juste par rapport à la classification des emplois qu’occupent d’autres personnes dont les tâches sont semblables, dans leur organisation ou dans la fonction publique (54 %; 14 répondants). Ceci étant dit, la plupart de ces répondants étaient d’accord avec les affirmations présentées, sans plus. Ceux qui n’étaient pas d’accord avec ces deux affirmations étaient plus susceptibles d’être en désaccord que d’être neutres.
La majorité des répondants (54 %; 14 répondants) ont dit être satisfaits, dans l’ensemble, de leur expérience à la DGAP. La plupart des autres (31 %; huit répondants) n’étaient ni satisfaits ni insatisfaits et 16 % (quatre répondants) se sont dits insatisfaits. Près des trois quarts (19 répondants) recommanderaient la DGAP comme lieu de travail. Par contre, tous les autres (23 %; six répondants) sauf un, ne le recommanderaient pas.
Les mêmes thèmes avaient été abordés dans le Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux de 2005. Les membres du personnel ayant décidé de quitter la DGAP étaient un peu moins nombreux que les autres membres du personnel de la Direction, ceux de l’administration centrale de l’ARC et ceux de l’ARC ailleurs au pays à exprimer une opinion favorable sur trois des six aspects évalués. Les affirmations en question portaient notamment sur la possibilité d'acquérir et d'appliquer les compétences nécessaires pour progresser dans leur carrière ainsi que sur leur opinion de l’organisation (endroit où il fait bon travailler) et leur satisfaction concernant leurs dispositions actuelles de travail. Par contre, tout comme l’ensemble du personnel de l’ARC, ils étaient plus nombreux à rapporter se sentir libres de rédiger des documents dans la langue officielle de leur choix. [Note 1]
La plupart des répondants ont décidé de quitter la DGAP en raison d’une mutation ou d’une promotion. Quelques répondants ont déclaré avoir pris leur retraite, tandis que d’autres ont indiqué qu’il s’agissait d’un réaménagement des effectifs ou d’une démission. La catégorie « Autre » regroupait les raisons suivantes : le manque de défi, un détachement et des obligations familiales. Placés dans la situation où ils devaient donner les raisons de leur départ ou les éléments ayant contribué à celui-ci, dans une question ouverte, plus du tiers des répondants (10 répondants) ont indiqué avoir reçu une meilleure offre d’un autre ministère. Environ le quart des répondants (6 et 7 répondants) ont parlé soit d’un manque de cohésion au sein de leur équipe ou d’un manque d’esprit d’équipe, soit d’un manque ou de leur désir d’avoir plus de possibilités d’avancement.
Au moment d’évaluer certains facteurs ayant pu contribuer à leur décision de quitter la DGAP (échelle de 1 à 5, où « 1 » signifie qu’il ne s’agissait pas du tout d’un facteur ayant contribué à leur décision et « 5 », que ce facteur avait contribué dans une très grande mesure à leur décision de quitter la DGAP), les répondants ont indiqué, le plus souvent, qu’ils prévoyaient quitter la DGAP pour mieux tirer parti de leur formation et de leur compétences (62 %; 16 participants). Le seul autre facteur ayant influencé la décision d’une majorité de répondants, au moins dans une certaine mesure, est la volonté de changer de carrière (54 %; 14 participants); la moitié des répondants souhaitaient tout simplement un changement. Moins de la moitié des répondants (39 % ou moins) ont indiqué que les autres facteurs avaient influencé leur décision, au moins dans une certaine mesure, sauf trois facteurs qui n’avaient eu aucune influence : la fin d’un contrat ou de la durée d’un emploi, le retour aux études et le déménagement pour accompagner le ou la conjoint(e).
De façon générale, les résultats du sondage vont dans le même sens que ceux obtenus dans le cadre des entrevues en profondeur. Dans l’ensemble, les répondants voyaient d’un bon œil leur expérience de travail au sein de la DGAP. Une majorité de répondants se sont dits satisfaits de leur expérience au sein de la Direction (la plupart des autres se disant ni satisfaits ni insatisfaits) et près des trois quarts des répondants recommanderaient la DGAP comme lieu de travail. Une majorité des répondants étaient d’avis que la DGAP fait partie des meilleurs milieux de travail, sur trois des six plans évalués. Plus des trois quarts des répondants ont indiqué que la DGAP se situe au moins dans la moyenne sur tous les plans évalués. De plus, les conflits avec la direction, les difficultés au sein du milieu de travail et la culture de la DGAP ne constituent pas des facteurs très importants dans la décision de la plupart des répondants. Pour expliquer pourquoi ils avaient décidé de quitter la DGAP, les répondants ont indiqué, le plus souvent, faire l’objet d’une mutation ou avoir reçu une promotion.
Le milieu de travail de la DGAP n’est pas pour autant sans lacunes ou faiblesses. La DGAP se compare défavorablement par rapport à d’autres milieux de travail au niveau de ses gestionnaires, des possibilités de formation et de perfectionnement et de l’environnement de travail. Au chapitre de la formation et du perfectionnement, en particulier, environ le tiers des personnes interrogées n’étaient pas d’avis que la DGAP leur offrait l’occasion d’acquérir et de mettre en pratique les compétences nécessaires pour faire progresser leur carrière. D’ailleurs, les deux principaux facteurs influençant la décision de quitter la DGAP sont la promotion et l’occasion de mieux tirer parti de sa formation et de ses compétences. La Direction aurait donc avantage à se pencher sur cette question dans l’élaboration de sa stratégie de rétention des employés.
Note 1 : Des mises en garde sont formulées à la page 11 du rapport (avant la présentation des résultats) concernant l’interprétation de ces données.