Oui. Un rentier peut demander à l'émetteur de supprimer les renseignements sur le cotisant à un REER ou un FERR au profit de l'époux ou conjoint de fait, lorsqu'il y a échec du mariage ou de l'union de fait. Toutefois, les conditions suivantes doivent être remplies :
Lorsque ces conditions sont remplies, l'émetteur peut transférer les fonds du régime au profit de l'époux ou conjoint de fait dans un REER ou un FERR, nouveau ou existant, du rentier. L'émetteur qui reçoit ces fonds n'est alors pas tenu d'inscrire aucun renseignement sur l'époux ou conjoint de fait qui a cotisé à l'ancien régime. En d'autres mots, les renseignements sur le cotisant ne peuvent pas être simplement supprimés du REER ou FERR existant au profit de l'époux ou conjoint de fait; l'émetteur doit transférer les fonds dans un régime, nouveau ou existant, du rentier.
Les renseignements sur le cotisant au régime au profit de l'époux ou conjoint de fait peuvent également être supprimés au décès du cotisant au régime. Dans toutes les autres situations, les renseignements sur le cotisant ne peuvent pas être supprimés.
Selon la position adoptée par l'ARC, si chaque retrait est le résultat d'une demande distincte effectuée par le rentier, le taux de retrait applicable est établi en fonction de chacune des demandes de paiement. Toutefois, si les retraits applicables sont des versements effectués à la suite d'une seule demande présentée par le rentier, le taux de retenue sera fondé sur le montant total demandé et non sur chaque versement.
Cela signifie-t-il que le taux de retenue d'impôt sur chaque versement systématique doit être établi en fonction du montant total demandé pour l'année (sauf dans le cas des demandes de montant forfaitaire)? Ainsi, pour des versements mensuels de 1 500 $, ce qui équivaut à un montant total annuel de 18 000 $, il faudrait prélever une retenue de 10 % par versement. Selon les nouvelles règles, c'est donc dire que pour un montant annuel de 18 000 $, le taux de retenue serait de 30 % par versement.
Réponse :
Les taux de retenue pour les paiements forfaitaires s'établissent à :
Selon la position que l'ARC a adoptée depuis longtemps déjà, lorsque des paiements forfaitaires admissibles sont scindés en paiements multiples (versements) et que chaque paiement est effectué en fonction d'une rente prédéterminée, la retenue d'impôt est calculée au taux applicable au montant total qui est versé. Toutefois, lorsque chaque versement constitue un paiement distinct, c'est le taux de retenue le plus faible qui s'applique dans chaque cas.
Dans l'exemple cité, si le montant annuel de 18 000 $ était déjà connu et que des modalités de paiement avaient été établies pour que ce montant soit payé par versements (mensuels, trimestriels, semestriels, etc.), le taux de retenue d'impôt de 30 % s'appliquerait à chaque versement. À l'inverse, si un particulier demande 1 500 $ en janvier et si le payeur n'est pas au courant de demandes ultérieures au moment d'effectuer le paiement, le taux de retenue sera établi en fonction de ce seul paiement (et sera de 10 % dans ce cas).
Il importe de souligner que le bénéficiaire peut, à sa discrétion, demander au payeur d'augmenter le taux de retenue afin de réduire ou d'éliminer une éventuelle obligation fiscale.